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dimanche 1 avril 2012

EELV/PS - D'accord pas d'accord?

france

Arnaud Montebourg doute qu'un accord avec EELV "soit trouvé à ce jour" pour les législatives

Accord Ps Eelv
Arnaud Montebourg (PS), représentant spécial de François Hollande, a jugé dimanche soir qu'"il n'est pas écrit" qu'un "accord soit trouvé à ce jour" avec EELV pour les législatives de juin prochain, jugeant qu'il "pose un certain nombre de problèmes".
L'ex-candidat à la primaire socialiste et président du conseil général de Saône-et-Loire avait déjà protesté en janvier contre l'accord PS/EELV, à cause de conflits dans son département, quitte à être "exclu" de son propre parti.
"Il n'est pas écrit que l'accord soit trouvé à ce jour", a dit le responsable socialiste dimanche soir sur BFM TV/Le Point/RMC, alors qu'il était aussi interrogé sur la percée de Jean-Luc Mélenchon.
Selon l'élu PS, l'accord avec les Verts "a sa place, mais c'est un accord qui pose un certain nombre de problèmes et de questions qui ont été pointées".
Il a aussi relativisé: "Il y a des contradictions dans toutes les coalitions politiques donc c'est normal qu'il y ait des discussions et des mises à plat, donc il y aura des discussions après les présidentielles pour préparer les élections législatives et je ne peux pas préjuger du résultat de cette discussion", a-t-il ajouté.
Une soixantaine de circonscriptions sont réservées par le PS aux écologistes (pour une bonne vingtaine de députés élus en cas de victoire de la gauche).
L'accord conclu en novembre est jugé trop généreux par certains socialistes qui soutiennent des dissidences, comme à Paris (face à Cécile Duflot), Lyon, en Saône-et-Loire, dans l'Orne ou à Guinguamp (Côtes d'Armor).
1 avril 2012 - Édition: FR

samedi 27 août 2011

Université d'été du PS à la Rochelle 2011, c'est parti!

Les socialistes ont ouvert ce vendredi leur université d'été à la Rochelle. En attendant quelques posts où nous ferons état des échanges et principales interventions, nous conseillons d'ores et déjà de suivre le blog suivant des journalistes du Monde qui suivent pour nous l'actualité de cette université d'été; Bien que les 2 principaux favoris soient mis en avant et donnés dans une posture de compétiteurs arrivant selon les sondages largement en tête, les outsiders, notamment Ségolène Royal occupent une place stratégique de poids et jouent leur rôle de pivot dans cette université.

A propos du blog du journal Le Monde "Les socialistes en primaires":

Sur ce blog, le service politique du Monde vous propose de suivre l'université d'été du PS et sa "primaire citoyenne". Enjeux de fond, coulisses, grandes déclarations et petites phrases... durant un mois, nous faisons ici le récit de la campagne d'un parti socialiste qui, comme en 2007, retourne en primaire.
Pour l'université d'été du parti, du 26 au 28 août, nos envoyés spéciaux à la Rochelle sont Thomas Wieder, Samuel Laurent, Françoise Fressoz et Nabil Wakim.

http://partisocialiste.blog.lemonde.fr


vendredi 22 juillet 2011

… Un des enjeux politiques de la présidentielle

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/07/18/97001-20110718FILWWW00353-rassemblement-le-guen-approuve-royal.php
Le député strauss-kahnien Jean-Marie Le Guen a estimé aujourd'hui que "le rassemblement le plus large au-delà de la gauche", comme l'a préconisé Ségolène Royal, serait "un des enjeux politiques de la présidentielle". "Le pays est dans une telle situation de déclin, la situation économique est tellement dégradée, qu'il faut un vaste rassemblement face à Nicolas Sarkozy", a ajouté le député.

La veille sur France 2, Ségolène Royal, candidate à l'investiture PS pour la présidentielle, s'était dite prête à rassembler de l'extrême gauche à "la droite gaulliste" <http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/07/17/97001-20110717FILWWW00170-royal-union-jusqu-a-la-droite-gaulliste.php>
, si elle remportait la primaire.

Questionné sur cette ouverture jusqu'à la droite gaulliste, "celle de Dominique de Villepin", Jean-Marie Le Guen a donné raison à Mme Royal, estimant cependant qu'elle avait "un peu précipité les choses". Mais sur le fond, il a fait valoir que si la présidentielle était un affrontement gauche/droite, il y avait un risque pour la gauche de perdre ce scrutin. Pour lui, la gauche doit être capable de rassembler au-delà de son camp si elle veut l'emporter en 2012.

jeudi 21 juillet 2011

La main tendue de Royal


La main tendue de Ségolène Royal, "jusqu’aux gaullistes", fait beaucoup causer

France Info - 15:09


A Ségolène Royal, qui prône un rassemblement de l’extrême-gauche aux gaullistes, le député villepiniste Jean-Pierre Grand répond "Pourquoi pas ?". Il est pour l’instant le seul... A l’UMP, le ministre Xavier Bertrand, lui, parle d’un aspirateur à glaner des voix.
Et dans le camp PS, on se montre prudent. "Il faut qu’elle s’arrête là parce qu’on peut aller plus loin encore", ironise le strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadélis.

On ne l’avait pas encore vraiment entendue dans la campagne socialiste : Ségolène Royal a fait hier un retour très remarqué. Pour exister ? En tout cas, sa proposition de rassembler de l’extrême-gauche jusqu’aux gaullistes ne laisse pas vraiment indifférent. Et pas forcément en bien.
Seul le courant villepiniste, qui revendique un héritage gaulliste, s’est montré plutôt séduit. Pourquoi pas ? dit en substance le député de l’Hérault Jean-Pierre Grand.

La main tendue de Ségolène Royal "jusqu’aux gaullistes" ? Pourquoi pas ? estime le député villepiniste Jean-Pierre Grand.  (0'51")
 

La droite, la vraie, celle qui s’est rangée d’un bloc derrière Sarkozy - qui n’est pas encore formellement candidat à sa réélection - préfère ironiser sur cette main tendue. Xavier Bertrand, ministre de la Santé, estime que Ségolène Royal met “son aspirateur en marche pour glaner des voix.”

On aura tout entendu, s’emporte Xavier Bertrand.  (0'47")
 

Et Xavier Bertrand d’affirmer que cette primaire socialiste “n’est pas un renouvellement de la vie politique. C’est la course à l’idée la plus sotte qui soit, la course à la démagogie, à la surenchère.
A gauche, pas question d’un tacle en public ; on préfère l’ironie mordante. Il faut qu’elle s’arrête là parce qu’on peut aller plus loin encore, dit ainsi Jean-Christophe Cambadélis, un proche de Dominique Strauss-Kahn.
Plus sérieusement, il explique cette sortie de Ségolène Royal par la campagne présidentielle où “il faut tout à la fois rassembler son camp et le dépasser”.
Le porte-parole du PS, Benoît Hamon, ne veut pas commenter. La priorité, et je crois que là-dessus nous sommes tous d’accord, de Ségolène Royal à Manuel Valls, en passant par tous les autres, Arnaud (Montebourg), Martine (Aubry) et François (Hollande) et Jean-Michel (Baylet), c’est le rassemblement de la gauche pour commencer.
Quant au patron du PS par intérim, Harlem Désir, il trouve aussi que Ségolène Royal est allée un peu vite en besogne. Elle s’est déjà projetée dans le second tour de la présidentielle ; “avant cela il faut rassembler les socialistes et l’électorat de gauche”...

Ségolène Royal a bel et bien lancé sa campagne pour la primaire socialiste. Jérôme Jadot.  (2'05")
 

mardi 19 juillet 2011

L’équation Royal


L’équation Royal: "Le soutien de l’appareil du PS m’a manqué en 2007, malgré ça j’ai obtenu 17 millions de voix au 2e tour, ce qui n’avait pas été le cas en 2002 avec le soutien du PS"

« En 2007, j’ai obtenu 17 millions de voix et j’étais présente au second tour de l’élection présidentielle. », dit Ségolène Royal au cours des interviews qu’elle accorde. « Mais vous avez perdu ! », répondent les journalistes. Et nous enregistrons ça comme des faits.

Pourtant, il y a cette image au fond de toutes les mémoires de Ségolène Royal le soir du 6 mai 2007, sur le toit de Solferino, devant des milliers de Français, dont beaucoup de jeunes, qui applaudissaient et scandaient « Ségolène, mer-ci ! Ségolène, mer-ci ! », pour finalement délivrer un message tourné vers l’avenir : « Nous devons construire ensemble le renouveau qui nous conduira vers la victoire future ! ».

Des milliers de Français, le 6 mai 2007, devant Ségolène Royal, sur le toit de Solferino, tournés vers l'avenir (BFM TV, 10/01/2011)

Un formidable élan populaire, celui d’une France métissée rassemblée autour de la candidate.

Hier, sur France Info, Ségolène Royal a rappelé certaines vérités :

« Le soutien de l’appareil, en effet, du Parti socialiste m’a manqué en 2007, et malgré cela, j’ai obtenu 17 millions de voix et j’étais présente au second tour de l’élection présidentielle, ce qui n’avait pas été le cas en 2002, avec le soutien du Parti socialiste.

Donc vous voyez, le soutien d’un appareil ne suffit pas, la preuve, si l’on compare 2002 et 2007 ; il est nécessaire, et là il ne manquera pas, puisque celui ou celle qui sera désigné, j’espère être celle-là, rassemblera l’ensemble des hommes et des femmes, pas seulement des élus, mais de tous les Français. »

En disant ça, Ségolène Royal est modeste : elle est tout simplement la seule personnalité de gauche de la Vème République à être parvenue à accéder au second tour de l’élection présidentielle, et à y être parvenue en recueillant le plus grand nombre de voix. 16 790 440 voix très exactement, soit 86 000 suffrages de plus que François Mitterrand, président de la République réélu en 1988 avec 16 704 279 voix et 54,02%, et plus d’un million de voix de plus que François Mitterrand en 1981 (15 708 262 voix et 51,76%).

François Mitterrand au Panthéon le 21 mai 1981, premier jour du premier septennat du président socialiste

Bien sûr, 1981 ou 1988, c’est loin, la population française a augmenté, etc., mais justement, c’est parce que personne entre temps n’a réussi à franchir le premier tour ! Et en particulier pas le candidat de 1995 qui a aussi été celui de 2002 et à qui on n’a jamais reproché de « rejouer la même affiche » avec Jacques Chirac.

Plus près donc : 2002. Si l’on compare les scores au premier tour de Ségolène Royal en 2007 (9 500 112 voix) et non pas du seul Lionel Jospin, Premier ministre sortant (4 610 113 voix), mais de lasomme du PS + PRG (Christiane Taubira) + MDC (Jean-Pierre Chevènement), soit 6 789 088 voix, on constate qu’à 5 ans d’intervalle, alors que le corps électoral a augmenté de 8%, le score de Ségolène Royal en 2007 est de 40% supérieur à celui des ‘PS et apparentés’ en 2002 !

Certains objecteront que la participation était plus faible au premier tour en 2002 (71,60%) qu’en 2007 (83,77%), mais à qui la faute et comment déterminer les effets de ce qu’aurait donné une participation plus forte ? Ce qui est sûr, c’est qu’entre François Mitterrand en 1981 (81,09%) et en 1988 (81,35%), et Ségolène Royal en 2007 (83,77%), la participation au premier tour est restée stable.

En fait le seul à avoir fait mieux que Ségolène Royal en nombre de voix au premier tour, c’est le président François Mitterrand, qui allait être réélu en 1988, avec 10 381 332 suffrages (880 000 de plus que Ségolène Royal en 2007).

En bref, la dynamique des suffrages, seuls deux personnages ont su vraiment l’incarner à gauche à l’élection présidentielle au cours de la Vème République : François Mitterrand, et plus récemment, Ségolène Royal.

Le Parti socialiste orphelin le 21 avril 2002 tranche crument avec la foule des Français amassée au pied de Solférino le 6 mai 2007, résolument tournée vers l’avenir.

« Je suis au travail depuis 4 ans, avec une équipe de campagne qui est en place depuis 4 ans. », martelait Ségolène Royal hier sur France Info.

Elle est maintenant prête. Prête à rassembler à nouveau tous les Français. Elle peut le faire. Elle l’a encore démontré en mars 2010 dans sa Région dès le premier tour. Autour de son équation personnelle.

Autour de l’équation Royal.

Elle a un record à battre : le sien. Et un adversaire à mettre à terre : le candidat de droite.

Frédérick Moulin

lundi 18 juillet 2011

Le PS toujours face à une exigence de démocratie

Les militants PS en ont marre d’avoir l’impression de se faire promener et commencent déjà à regarder ailleurs…

En effet, partant du fait établi qu'un chroniqueur politique ou un journaliste est un employé comme les autres, et donc astreint à suivre une ligne éditoriale (s'il veut garder son job), et ceci est vrai quelque soit le médias (télé, radio, presse écrite, internet), il est évident que les commentateurs politiques vont donc (par obligation professionnelle à défaut de convictions sincères) faire le jeu des patrons de Presse.
Qui sont ces patrons ?
Si vous connaissez la réponse, vous saurez pour qui ils roulent, qui ils veulent favoriser et pourquoi.
Ils ont donc un but unique : aider à l'élection de leur favori Nicolas Sarkozy. C'est normal (ce qui ne serait pas normal c’est que tous les médias soient dans une seule et même main…).
Sont-ils bêtes au point de l'afficher ouvertement ? Surement pas ! Pour le coup ce serait totalement stupide !
Alors, il leur faut d'abord éliminer l'adversaire principal d'en face, Ségolène Royal, qui risque de battre leur poulain en 2012. Ils vont donc "choisir" de mettre en avant un adversaire qui sera par la suite plus facile à battre, quelqu'un qu'on pourra soit discréditer sans efforts particuliers parce qu'il est d'une nature disons "spéciale" (Dominique Strauss-Kahn), soit un autre réputé sans envergure (François Hollande), soit encore quelqu'un sans réelle consistance (Martine Aubry), ou alors un ou plusieurs candidats carrément moins crédibles. Dans ce panier d'Ego qu'est le PS, ça sera du gateau, il n'y a que l'embarras du choix.
Cette stratégie va se mettre en place en utilisant des coups de boutoir successifs basés sur des commentaires de sondages bidonnés grâce aux fameux redressements des marges d'erreurs.
Ces marges étant de 2, 3, 4 ou voire même 5 points , on augmente d'autant celui qu'on veut faire monter dans les résultats, et on baisse d'autant celui qu'on veut éliminer.
Ainsi un résultat de 10 % pour "X" va être présenté à 12, 13, 14, voire 15 % et un résultat de 30 % pour "Y" va être présenté à 28, 27, 26, voir 25 %. Vous allez me dire, oui mais "Y" est toujours devant "X" ! Oui, bien sûr, mais ce qui sera commenté ce n'est pas que l'un est devant et l'autre derrière, c'est que l'un "grimpe" et l'autre "chute".
- 1 - Éliminer Ségolène Royal. Comment ?
Dans un premier temps on lva la confronter artificiellement, par sondages interposés, à un ou plusieurs adversaires dans son propre camp pour lui baisser un peu sa côte (pas trop au début, il faut que ça reste crédible) et monter celle des autres grâce aux fameux et mystérieux redressements occultes. Sur la base des résultats de cette confrontation «sondagière » les commentateurs vont pouvoir « matraquer » le « décrochage dans l’opinion » de Ségolène Royal. Ce matraquage de commentaires de la baisse de Royal et de la montée des DSK, Hollande, Aubry, sert à préparer les sondages suivants qui, répétés sans cesse toujours à la baisse pour la même et toujours à la hausse pour les autres, finit par accréditer l’idée dans l’opinion que celle qui était l’adversaire principal n’est plus maintenant qu’un outsider déjà dans son propre camp et donc à plus forte raison dans une confrontation électorale nationale avec Sarkozy. L’argument d’incompétence ayant fait long feu, on parlera dorénavant  de « perdante à tous les coups».
On remarquera que, tout au long de la mise en œuvre de ce mécanisme, les propositions de fond de Ségolène Royal et le silence des autres sont évacuées par les médias au profit des seuls commentaires des « experts » politiques basés sur ces fameux sondages et uniquement sur eux…
- 2 - Choisir son adversaire. Qui ?
J’ai dit plus haut « un adversaire soit discrédité, soit sans envergure, soit sans réelle consistance, soit moins crédible » dans cet ordre.
-a/ facile à discréditer : de préférence DSK qui semble le plus en décalage avec les « mentalités » et la « culture » de ceux qui auront à voter pour lui. Avantage indéniable : cela divisera le PS et fera fuire certains électeurs du PS vers les partis qui sont en marge (la gauche de la Gauche ou la droite de la Droite). Le problème de cette tactique réside dans le risque de voir revenir Ségolène Royal, alors on fait aussi monter dans les sondages Aubry et Hollande qui feront tampon entre DSK et Ségolène Royal, de manière à la tuer définitivement. Double avantage, on se prémunit contre son éventuel retour d’une part, et si d’aventure DSK se trouve « empêché » plus tôt que prévu on aura sous la main deux autres adversaires qu’on battra facilement.
-b/ un adversaire sans envergure, donc François Hollande, un candidat normal, monsieur tout-le-monde, bien sous tous rapports mais sans réelle expérience d’exercice du pouvoir, lisse, sans aspérités idéologiques, réputé plus pour sa mollesse et sa constance dans la recherche de consensus, et qui serait finalement l’otage de ceux qui l’auront fait roi. Que ces traits de caractère soient vrais ou faux, peu importe, de toutes façons les commentateurs seront là pour le faire monter dans les sondages jusqu'à la fin des Primaires, quitte ensuite à utiliser le moment venu ces faiblesses dans la confrontation finale nationale, celle qui l'opposera à Sarkozy. On (les médias) va donc le soutenir jusqu'à son éventuelle désignation, pour mieux l'abattre ensuite.
-c/ Martine Aubry, une candidate sans réelle consistance, une candidate ordinaire, rugueuse, dont on ne sait jamais ce qu'elle pense, antipathique ou réputée telle, sans originalité, sans vision d’avenir ou propositions novatrices, sans imagination, sans autre légitimité qu’une désignation douteuse et obscure par une nomenklatura d’apparatchiks déconsidérés et comploteurs. Elle aussi facile à battre parce qu'elle n'a de Gauche que la carte du PS,  et qui, en plus, fera revenir les voix FN vers Sarkozy. Martine Aubry, c'est du pain bénit pour Sarkozy.
d/ il faut aussi utiliser des candidats moins crédibles,  de second rang qui n’ont aucune chance de gagner mais qui diviseront un peu plus le camp adverse et affaibliront d’autant celle qui finalement est la seule qui peut vraiment gagné. Tout ce qui évitera le retour sur la scène de Ségolène Royal est bon à prendre. Rien ne doit être négligé. Consigne aux commentateurs politiques : "ne jamais nommer Ségolène Royal, mais si vous ne pouvez la taire, alors que son nom soit toujours accompagné d'un mot, d'une expression ou d'une idée négative".
- 3 - Une fois que l’adversaire ‘choisi » (DSK, Hollande ou Aubry) aura été « désigné » grâce à toutes ces manœuvres et que donc la voie est libre pour Sarkozy, les médias vont s’appuyer sur toutes leurs insuffisances et leurs faiblesses (qu'on avait pris grand soin d'occulter dans la campagne des Primaires) pour le faire apparaître comme incapable d’exercer la fonction suprême et gageons que de sondages en sondages, après l’avoir présenté comme le gagnant virtuel il le présenteront comme une erreur de casting. Casting qu’ils auront eux-mêmes organisé.
Notons une fois encore que, pour l’instant, tout ce système fonctionne parce que ce sont les sondages et les commentateurs politiques aux ordres qui font des prédictions sur le résultat des élections. Et, bien entendu comme d'habitude, ils seront contredits par les électeurs...dernier en date Eva Joly.
Sans débats directs télévisés entre les candidats, face aux Français, et répondant aux mêmes questions sur des thèmes précis et exposant chacun devant le même auditoire sa vision, ses propositions, ses idées et sa personnalité, les Français de Gauche ne seront pas informés « démocratiquement » et ne choisiront qu’en fonction des impressions que les médias leur auront imprimées dans le cerveau.
C'est pourquoi si le PS, ses dirigeants et ses militants ne prennent pas la mesure de ce qui déroulent sous leurs yeux, s’ils « n’exigent » pas collectivement des médias que des débats francs, directs et équitables, surtout équitables d’ailleurs, soient organisés tout au long de la Primaire et pas seulement un ou deux débats à la fin de la période … cette quatrième défaite consécutive, on peut le dire, est d’ors et déjà programmée parce que leur candidat aura été « choisi et imposé » par leurs adversaires et non pas par un élan profond de leurs électeurs équitablement et démocratiquement informés.
Si le PS veut rééditer le Congrès de Reims et ne donne pas, cette fois-ci, l’exemple d’une campagne honnête, démocratique, à la régulière, exigeant des médias de ne pas privilégier l’un ou l’autre des concurrents, soit par les temps de parole, soit par des commentaires positifs pour les uns et négatifs pour les autres, je le répète, si le PS préfère savonner lui-même sa planche, alors il ne survivra pas à la défaite de 2012. Et ce sont les dirigeants actuels qui en seront les seuls et uniques responsables.

Comme l'écrivait Rimbaud, la vraie vie est ailleurs…

vendredi 27 mai 2011

Transmission des listes électorales

Primaire: Royal appelle Guéant à la rescousse pour la transmission des listes électorales

ACTUALISÉ


La candidate affirme qu'un certain nombre de préfets sont «réticents» à communiquer au PS ces listes en vue de l'organisation de sa primaire.
Ségolène Royal le 15 mai 2011 à Paris
Ségolène Royal le 15 mai 2011 à Paris (© AFP Bertrand Langlois)
Ségolène Royal a affirmé jeudi qu'un certain nombre de préfets étaient «réticents» à communiquer au PS les listes électorales en vue de l'organisation de sa primaire pour la présidentielle. Candidate déclarée à cette compétition, elle a demandé au ministre de l'Intérieur d'y mettre bon «ordre».
«Aujourd'hui, il y a déjà plus de 6.000 bureaux de vote qui sont en place, l'objectif c'est de mettre en place 10.000 bureaux de vote», a déclaré sur RTL Ségolène Royal.
Mais, a-t-elle noté, «il y a un certain nombre de départements encore réfractaires, comme le Pas-de-Calais, où les bureaux de vote ne sont pas mis en place».
Selon la présidente de la région Poitou-Charentes, «un certain nombre de préfets sont réticents pour communiquer, conformément à la loi, les listes électorales». «Il va falloir qu'ils s'y mettent et que le ministre de l'Intérieur (Claude Guéant) mette un peu d'ordre pour que les listes électorales soient transmises», a-t-elle dit.
Benoît Hamon a, à son tour, souligné «les difficultés» du PS à «obtenir les listes électorales» dans certains départements. Parfois «pour des raisons tout à fait acceptables, parce qu’elles ne sont pas numérisées partout», mais «il y a un certain nombre de départements (...) où on a manifestement des préfets qui ne sont pas pressés du tout, voire même le contraire, de nous transmettre les listes électorales», explique le porte-parole du PS.
Le scrutin de la primaire, destiné à désigner le ou la candidate du PS à la présidentielle, est prévu les 9 et 16 octobre prochains. Le dépôt officiel des candidatures est fixé du 28 juin au 13 juillet.

mardi 22 mars 2011

Eva Joly à Vincennes jeudi 24 mars 2011 à 20h30 - École Est-Passeleu

CANTONALES 2011 / 2eme TOUR
Europe Écologie Les Verts (EELV), le Parti socialiste (PS) et toutes les forces de gauche de progrès vous invitent à une rencontre avec Eva Joly pour débattre des questions sociales et politiques locales, régionales, nationales et internationales.

Rendez-vous ce jeudi 24 mars 2011
École Est-Passeleu - 108, rue Diderot à Vincennes à 20h00
Dernière réunion de campagne avant le second tour dimanche des cantonales de Vincennes Est.
Venez écouter et débattre avec Eva Joly et 
Muriel Hauchemaille.

vendredi 7 janvier 2011

Cantonales amorcées

leParisien.fr
Cantonales : rupture entre le PC et le PS
Pour le premier tour des cantonales, le PS s’allie aux écologistes,mais pas au PC. Une stratégie contestée au sein même du Parti socialiste.

VINCENT VÉRIER | 06.01.2011, 07h00

C’est un tournant politique pour le Val-de-Marne. Après plusieurs semaines de tergiversations, les socialistes ont finalement décidé mardi soir de s’unir avec Europe Ecologie-les Verts (EELV) pour le premier tour des cantonales qui se déroulera le 20 mars. Oublié le partenaire historique communiste. « Ce n’est pas nous qui rejetons le PC, mais le PC qui refuse l’union de toute la gauche, tempère Luc Carnouvas, le patron des socialistes val-de-marnais. Verts, MRC, PRG, Gauche citoyenne et PS ont tous accepté l’union. Les communistes, comme d’habitude, préfèrent que chacun parte sous ses couleurs. Ils se sont exclus eux-mêmes. »

Un accord vécu par le PC comme une véritable « machine de guerre » contre lui. La réponse de la première fédérale communiste ne s’est d’ailleurs pas fait attendre : « L’accord d’union de la gauche sur les sénatoriales est annulé, a répliqué Laurence Cohen en forme de représailles. Le choix des socialistes va à l’encontre de l’histoire de ce département. C’est incompréhensible. » Un dénouement en forme de vaudeville où le parti écologiste se voit affublé du rôle de diviseur : « Le blocage est venu des Verts, dénonce Laurence Cohen. Ils voulaient un de nos cantons. Le Parti socialiste a choisi de soutenir ce partenaire indécis, très bien… » Dans un communiqué, Christian Favier, président communiste du conseil général, ne cache pas son amertume : « Je constate avec regret que la direction départementale du Parti socialiste préfère choisir l’aventure avec une force politique qui prône la disparition des départements plutôt que la poursuite loyale d’une gestion solidaire et partagée de notre collectivité départementale. »

Un mécontentement qui traverse même les rangs socialistes : « C’est un choix aventureux, estime Laurent Cathala, le député-maire de Créteil. Je ne suis pas hostile à ce qu’on s’élargisse, mais pas au détriment du partenaire naturel. » Si, pour Luc Carvounas, « on peut espérer rafler à la droite les cantons de Vincennes, Chennevières ou encore Charenton », d’autres socialistes verraient bien les cantons communistes de Villejuif, Bonneuil mais aussi de Chevilly-Larue tomber dans leur escarcelle. « Je ne suis pas certain que cet accord aura le résultat espéré, prédit pourtant Laurent Cathala. Quelle est la cohérence d’un tel accord alors que dans trois ans il est prévu de supprimer les départements ? Nous n’avons pas de programme entre Europe écologie et nous, pas de candidat pour prendre la présidence du conseil général. Cet accord aura simplement des conséquences néfastes sur les prochaines élections législatives et communales. » Une éventualité que la direction socialiste veut à tout prix éviter : « Notre campagne sera exemplaire, annonce Luc Carnouvas. Pas question d’insulter l’avenir. Je ne ferme pas la porte aux communistes. Mais s’ils veulent venir, ce sera dans le cadre des accords que nous aurons signés avec les Verts… »

Le Parisien
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dimanche 15 août 2010

Fête de la fraternité: une partie du clan Royal préfère Arcueil à la cartoucherie de Vincennes

C'est confirmé par les équipes de Ségolène Royal, la fête de  la fraternité n'aura pas lieu comme initialement prévue à la cartoucherie de Vincennes daans le bois de Vincennes mais sur le territoire de Paris), mais à Arcueil (Val de Marne).
Les raisons invoquées ne sont pas à même de convaincre tous les militants qui soutiennent Ségolène Royal depuis les primaires socialistes de 2006 et la précédente présidentielle.
Si les équipes locales du PS dans le Val de Marne et de DA mettent en avant la coïncidence de la fête de la fraternité prévue à la cartoucherie avec d'une part l'université du PS à la Rochelle et d'autre part la rentrée scolaire,  nombre de militants considèrent que des tensions internes au mouvement royaliste et une offensive de récupération politique locale du mouvement ont en réalité conduit quelques élus locaux et responsables de DA à avoir influencé la réorganisation de cette fête.
Qu'importe, les  supporters inconditionnels de Ségolène ne manqueront pas de se rendre à Arcueil, ceux plus circonspects et prudents sur l'engagement politique au sein d'un mouvement participatif qui décline ou risque de se dévoyer marqueront leur différence.
Quoiqu'il en soit, pour les Vincennois ce ne sera du reste pas très difficile de se rassurer. Après tout le 4 septembre était en effet une mauvaise date, il y avait déjà tant à faire : en plus des premiers préparatifs de la rentrée pour les élèves et les parents, la journée des association se déroulera toute la journée de ce  samedi 04 septembre sur l'esplanade de la mairie et alentours. A ne pas manquer.

dimanche 21 mars 2010

Score historique de la gauche à Vincennes


Sur le fil du rasoir la gauche double la droite à Vincennes, grace à un bon report des voix des listes d'Europe Ecologie sur celle du PS (et vice et versa?) conduite par la tête de liste Jean-Paul Huchon.

jeudi 28 janvier 2010

Madame Aubry a fait retraite

Décidément la question de l'âge de la retraite depuis la valse hésitation de Martine Aubry soulève des réactions nombreuses et pertinentes. Une des dernières en date  est pourtant un modèle d'impertinence, mêlant ironie et cynisme pour mieux faire ressortir les conséquences du choix opéré par la première secrétaire du PS. Le problème n'est pas posé à partir d'une pétition de principe d'ordre moral ou économique, mais si l'on peut dire en partant d'une question concrète et selon un axe d'analyse coût/avantage : à qui profite ou profiterai le mieux un recul de l'âge de la retraite? Inversement qui en serait le plus lésé? Au final 60 ou 62 ans?
L'article s'il use abondamment d'antiphrase et adopte un ton moqueur n'en est pas moins très sérieux sur le fonds de la réponse qu'il propose: l'allongement du temps de travail d'un ou deux ans avant l'age de la retraite ne serait pas incitateur pour les classes aisées (ce dont le récitant de l'article se revendique avec environ 12 000 EUR/net par mois et 3M€ dont la moitié rapporte, bon an mal an, de 2 à 3%).
Donc pour garder un ancrage important auprès de ce type d'électorat constitué principalement de cadres sup et sur-représenté dans les grandes villes, notamment à Paris, Mme Aubry se doit de rassurer  en revenant à l'âge de 60 ans pour ceux qui auront la chance de pouvoir partir dès ce délai dans des conditions acceptables voire optimales. Mais comme par ailleurs l'évolution démographique, et l'amélioration des conditions de santé obligeront à cet allongement du temps de cotisation, en particulier pour les classes moyennes et défavorisées, madame Aubry se doit de réussir dans sa réponse le tour de force de combiner la réalité de l'âge de la retraite à 60 ans avec la possibilité du travail prolongé jusqu'à 61 ou 62 ans.
En gros que ceux qui veulent partir à 60 ans et surtout qui peuvent le faire le fassent et que les autres puissent travailler plus longtemps. Tout ce procédé de communication sur cette difficile question des retraites énonce finalement un truisme et préconise ce qui va de soi: les suffisamment riches (pardon "aisés") partiront dès qu'ils le pourront - sous réserve qu'ils le veuillent plutôt que continuer un ou deux ans durant à s'enrichir encore un peu davantage. Les plus démunis  par contre n'auront pas le choix et leur situation socio-économique les contraindra, malgré leur fatigue et leur envie de s'arrêter, à dépasser systématiquement la barre des 60 ans.

lundi 21 septembre 2009

Ça radie au PS!

J'apprends par la presse que le Parti Socialiste dont je suis (mais devrais je bientôt dire "dont j'étais"?) entame une procédure de radiation de près de 50 000 militants qui depuis deux ans ne seraient plus à jour de cotisation (voir l'article du Monde en lien dans le titre du présent post). Visiblement le PS a besoin d'y voir clair, un peu plus de deux ans après les présidentielles et moins d'un an après son calamiteux Congrès de Reims.
Cela m'inspire deux remarques:
  1. Pourquoi si tardivement? En effet au moment d'échéances aussi cruciales que celles évoquées ci-dessus, n'était il pas déjà temps d'avoir déjà mis au clair les listes d'adhérents? C'est à se demander quelle signification ont bien pu avoir les quelques votes organisés après les élections présidentielles (divers vote internes sur l'orientation du parti, désignation des listes pour les municipales, cantonales, vote sur les motions et secrétaires de section, fédéraux et national au Congrès) dès lors que de son propre aveu actuel, le parti n'est plus au clair avec ses propres listes d'adhérents;
  2. Pourquoi si hypocritement: en effet depuis l'après-présidentielle, le parti socialiste s'est déjà ingénié à "radier" souterrainement ses adhérents (à Vincennes aussi), notamment ceux qu'il fait mine de découvrir à l'heure actuelle, c'est-à-dire les adhérents si joliment gratifiés et nommés " à 20 Euros", "en un clic" ou "Internet" (ce qui marquait bien dans l'esprit de certains que certes on est tous camarades et socialistes, mais que tout de même il y a les adhérents "réels" et les "virtuels"). Bref les radiations au PS ça ne date pas d'hier, alors qu'est-ce qui est nouveau exactement?
Au total, cette vraie fausse nouvelle de 48 000 radiés au PS pourrait soulever un grand éclat de rire si elle ne témoignait pas plus gravement d'un déficit cruel d'imagination et de sérieux pour se tourner vers l'extérieur et les véritables problèmes et attentes des citoyens. De plus elle marque à quel point pathétique se situe aujourd'hui l'appareil du parti, essentiellement "protectionniste" par rapport à son organisation interne et la position qu'occupent ses principaux cadres, salariés du PS et élus locaux et régionaux. Il est vrai que ces radiations opèrent aussi à quelques mois des Régionales où le PS ne peut guère que s'attendre à perdre quelques places convoitées. De plus sous la pression de différents Think Tank et groupes ou clubs de réflexion, la question de primaires ouvertes va soulever celle du mode de désignation des candidats "en interne" de chacun des partis de gauche engagés. Car certes il faudra aller devant un auditoire et électorat élargi dans le cadre d'une telle primaire, mais au moins dans un premier temps il faudra que les appareils s'entendent sur les candidats putatifs qu'ils sont prêts à engager. J'ai du mal à croire qu'enfin ouvert à une véritable conception "participative" de la démocratie, le PS puisse accéder à la candidature du moindre de ses adhérents… surtout s'il a été radié!

mardi 9 juin 2009

Retour sur les Européennes, Suite

Suite du commentaire sur les Européennes du 08 juin dans le présent blog (voir plus haut).
Le PS en effet représente une force d'opposition reconnue à Vincennes et non négligeable, même si elle a été endiguée et contenue dans la fourchette des 17 à 25 % selon les types d'élections.
Sur un scrutin à la proportionnelle intégrale à un seul tour comme l'étaient les européennes et avec le triple handicap d'une majorité présidentielle bien soudée, d'une dynamique écologique très forte, et d'un très grand nombre de listes en concurrence (officiellement 27), le PS ne pouvait guère escompter faire un score élevé tendu vers les 20 % et plus. Mais il pouvait espérer coller à son score moyen traditionnel entre 18 et 20 % (conformément d'ailleurs au projections que produisaient les sondages pour le PS au niveau national), et ce d'autant que l'équipe municipale avait été changée et rajeunie il y avait moins d'un an, et que suite au Congrès de Reims la configuration de la nouvelle section était censée produire les effets d'une rénovation enclenchée sous l'égide d'Arnaud de Montebourg, responsable national à la rénovation. Qui plus est l'évolution notable depuis quelques années de la population Vincennoise, son rajeunissement ainsi que son dynamisme démographique (un assez grand nombre de couples avec de jeunes enfants attachés à des services sociaux optimisés, crèches, établissements scolaires et sportifs, associations et.) laissait espérer aux socialistes une progressions supplémentaire. Il n'en a rien été ce qui marque que le PS n'a pas su tirer à Vincennes le bénéfice d'une telle évolution. Les raisons en seraient multiples, à commencer par le fait que d'autres forces politiques se sont mieux positionnées face à ces changements. La municipalité actuelle gère la ville avec une efficacité indéniable, mélant un souci de pragmatisme à des exigences de qualité. La ville a changé de visage et aux dires de nombreux témoins habitants de longue date s'est améliorée du point de vue de sa qualité de vie et de son dynamisme (projet de ville, aménagement des voies RER, rénovation de l'habitat etc.). Par ailleurs la "tendance" générale de ces jeunes générations est à une certaine "boboisation" des comportements, avec un attachement marqué à la dimension environnementale. De ce point de vue, la percée verte déjà amorcée depuis plusieurs années était prévisible, la plupart de ceux qui choisissent Vincennes le faisant pour la situation privilégiée de la ville proche de Paris et néanmoins aérée, favorable à un habitat apaisé, à la pratique des sports, aux promenades familiales etc.
Pour en revenir aux chiffres de ces élections, malgré une progression du PS amorcée depuis les présidentielles 2007 et relativement bien suivie avec les lélgislatives, les 12.25% obtenus à l'occasion de ces élections sont à ce jour très en deçà de l'étiage non pas optimal mais minimal requis pour que le PS puisse continuer à apparaître comme LA force d'opposition sérieuse et constructive de Vincennes. Bien plus grave, ce résultat accusant un recul de 10 points par rapport aux précédentes municipales laisse apparaître une double défiance des Vincennois envers les socialistes : défiance certes nationale compte tenu du spectacle statique et maussade que le Parti Socialiste depuis la rue de Solférino donne depuis maintenant quelques années et de manière encore accentuée depuis quelques mois, mais aussi défiance locale envers les représentants socialistes de la nouvelle équipe municipale et la nouvelle section issue de la même comédie hystérique qu'à Reims. Chacun imaginera non sans mal l'effet dévastateur qu'ont pu avoir depuis Reims les mesures accroissant le "verrouillage" d'une section qui annonçait prétenduement une ouverture que, compte tenu du contexte délétère qui régnait dans le parti, elle entendait ne jamais mettre en œuvre. En gros le PS à Vincennes s'est construit en rangs fermés, replié sur ses intérêts politiques propres, et a totalement délaissé la préoccupation initiale et centrale qui devait être la sienne : prendre la mesure de l'attente et de l'espérance des Vincennois, faire vivre en sincérité et en transparence l'opposition et la démocratie, s'ouvrir à chacun, y compris au delà de ses propres rangs et courants, être force de proposition constructive et crédible, et non pas cette série de petits meurtres entre amis. Il en paye tristement le prix aujourd'hui, et ses adversaires peuvent se réjouir que sa principale force d'opposition soit aujourd'hui distancée de plus de 14 points par les Verts.
Un Conseil National du PS a lieu mardi soir rue de Solférino, qu'en ressortira-t-il? Il y a fort à parier que pas grand chose si les paroles une fois de plus tiennent lieu de décisions et d'actions. La première secrétaire et son équipe auront beau dire "compréhension", "messages des électeurs et militants bien reçus", "nouvelle orientation programmée", "rénovation accélérée" etc., tout cela ne sera probablement accompagnée que de mesurettes à la marge, sans effet sur le problème central du Parti socialiste aujourd'hui : un problème de vieillissement dû pour l'essentiel à des ambitions personnelles, un problème de rigidification dans son organisation oligarchique et dans son fonctionnement "opaque", un problème de surintéressement de ses cadres, de ses élus, de ses salariés etc. qui, quoiqu'il puisse arriver, semblent toujours prêts à sacrifier sur l'autel de la défaite et de la régression électorale les intérêts collectifs bien compris d'un parti qu'ils se sont en professionnels de la politique appropriés et dont ils ont surtout confisqués les moments de réussite. Mais surtout un problème d'écoute, de lucidité et d'ouverture sur l'attente de la population qui veut une politique simplifiée, de proximité, plus modeste et plus cohérente.