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lundi 12 mars 2012

On les croyait "désabusés" et "démobilisés", ils sont là, plus que jamais, conscients et responsables

POLITIQUES Aujourd'hui à 10h40

Présidentielle : les jeunes dans la «fabrique citoyenne»


(Animafac)
Par CHARLOTTE ROTMAN
A lire demain dans «Libération», en kiosque et sur Libération.fr, six pages d'enquêtes et de reportages sur les jeunes et la politique...
On les dit désabusés, indifférents, apolitiques. Et les voilà volontaires et enthousiastes dans un exercice de démocratie participative. Ils ont planché durant trois week-ends. Ils étaient quarante, âgés de 16 à 30 ans. Tous engagés dans «la fabrique citoyenne.» Une expérience originale organisée par Animafac, un réseau de 12000 associations étudiantes pour «faire entendre la voix des jeunes».
«Supprimer les notes à l'école primaire, plafonner les dividendes versés aux actionnaires, élire les commissaires européens au suffrage direct sur des listes transnationales...», voilà quelques-unes des propositions tirées de leur laboratoire. Shirley et Karim ont participé à ce «panel» et seront le 17 mars à la Grande Halle de la Villette face aux candidats à la présidentielle.

Shirley, 24 ans, en DUT de techniques de commercialisation à Valenciennes

«Je ne m'intéressais pas à la politique, avant. Ce n'est pas quelque chose qui me passionnait. En fait, je ne me sentais pas du tout concernée. J'ai déjà voté, mais je n'allais pas regarder exprès une émission politique. Ma mère essayait souvent d'en parler avec moi, mais je n'accrochais pas. Avec mes amis, on ne parle pas du tout de ça.
«Animafac m'a payé les transports et l'hébergement pour que je puisse participer aux week-ends de la fabrique citoyenne. Le premier jour, on était les qurante ensemble. On a dû expliquer dans quelle société on voulait vivre. Chacun a pris la parole, ça a fait du débat. Moi, j'ai parlé d'écologie. Tout le monde parle de la crise, mais pas beaucoup de la planète. Il y a d'autres façon de faire de l'essence, on ne développe pas assez le recyclable. On ne parle pas assez du nucléaire. Moi, je suis sensible à ça, j'ai été éduquée comme ça.
«Ensuite on a été tirés au sort: j'ai été dans le groupe «Education». On devait dire ce qui allait ce qui n'allait pas et trouver des solutions. De 9 heures à 18 heures, on ne discutait que de ça, on réagissait aux écrits des autres. L'éducation ça nous concerne, moi je suis encore dans le système, mais ce n'est pas facile de faire les bonnes propositions. Nous, on a tout refait dans l'école, c'est peut-être un peu Bisounours. Et puis c'est un travail de groupe. On s'écoutait.
«Après il fallait présenter les propositions et les mettre au vote. Moi j'ai dû présenter une proposition avec laquelle je n'étais pas d'accord, qui disait les élèves devraient choisir eux-même les coefficients des matières. Je pense que ce n'est pas bien, parce que ça ne donnera pas envie de progresser là où on est moins bon. On a mis au vote les propositions. J'en défendais une qui n'est pas passée: celle d'avoir une alimentation plus saine à l'école.
«Maintenant, je me dis que la politique, ce n'est pas si nul. Ça nous concerne, même si on sent qu'on ne peut pas faire grand-chose à part le vote. A Animafac, on voulait tous améliorer la situation, mais on n'était pas d'accord sur la démarche. Maintenant quand je vois un politique à la télé, je ne change pas de chaîne.
«J'ai compris ce que c'était la droite et la gauche, avant ce n'était pas très clair. Moi, je suis pour prendre des idées un peu partout. Par exemple, je ne suis pas pour l'extrême droite mais j'aime bien ce que dit Marine le Pen sur une autre agriculture, par exemple... Mais je ne suis pas d'accord avec elle sur d'autres idées. Je ne sais pas pour qui je vais voter. En 2007, j'avais voté Sarkozy. Je ne suis pas du tout décidée. Déjà, je vais voir comment les candidats vont nous répondre, à la Villette. Est ce qu'ils vont venir pour nous écouter? Ou pour écraser nos propositions?»

Karim, 19 ans, étudiant en première année de droit à Strasbourg

«Je ne sais pas encore pour qui je vais voter. J'aime bien celui, je n'arrive pas bien à retenir son nom, Manchelon... Mélenchon. Il parle bien, après c'est peut-être seulement un baratineur, mais c'est un bon baratineur. C'est lui qui m'a plu. Il veut augmenter le Smic à 1700 euros. C'est bien. Comment il va sortir, l'argent, je ne sais pas. Mais au moins on ne pourra plus parler du pouvoir d'achat faible. Ma mère était femme au foyer, mon père retraité du bâtiment, j'ai deux sœurs. En 2007, je n'ai rien suivi. J'ai juste su que Sarkozy était élu. Son élection n'a rien changé dans ma vie.
«Animafac? Je m'y suis retrouvé par hasard. Je suis de Schiltigheim. Un ami qui travaille à la mairie m'a proposé de participer à un projet citoyen et d'aller à Paris. Je n'étais jamais allé à Paris, et cela m'intéressait. Le projet m'a plu. J'ai dit d'accord, j'ai eu un entretien, et j'ai été retenu. J'ai fait un bac ES, je suis inscrit en droit, il faut que je suive les nouvelles lois pour mes études. Mais, c'est vrai, j'avais un peu baissé les bras.
«On nous a demandé dans quelle société on voudrait vivre. On a tous dit pareil: une socité plus sécurisée, moins pauvre en pouvoir d'achat, avec plus de tolérance et moins de racisme. Moi, je n'ai pas été touché par le racisme. Mais je suis touché par les prix. Je suis à l'âge où je me débrouille un peu tout seul, je suis boursier.
«Avec Animafac, j'étais dans le groupe «Economie». J'ai appris et compris plein de choses. Par exemple, je me demandais: «Mais d'où vient cette dette?» Je me demandais pourquoi elle était si lourde.
«Les candidats? Je les regarde quand ils passent sur TF1. J'ai surtout vu à la télé Mélenchon et Le Pen.  Elle dit n'importe quoi, elle a raté son speech, et quand elle parle du halal, et tout ça, je ne vois pas où elle veut en venir. Ce soir, je regarderai Sarkozy à TF1. C'est vrai que ce n'est pas toujours évident de s'y retrouver entre les propositions, souvent elles se ressemblent, je trouve. Je connais beaucoup de jeunes autour de moi qui s'abstiennent. Ensemble, on ne parle pas politique et si je les écoute trop, j'ai peur de m'embrouiller.»

jeudi 21 juillet 2011

Positionnement politique

Ségolène Royal et Manuel Valls réclament des confrontations entre tous les candidats à l'investiture socialiste. Mais Martine Aubry et François Hollande craignent le dérapage.


Mais qui a peur des débats au Parti socialiste? Pas Ségolène Royal, en tout cas! Ce lundi, la présidente de Poitou-Charentes a réclamé avec énergie l'organisation de confrontations entre les différents candidats à la primaire PS <http://www.lexpress.fr/actualite/politique/la-primaire-socialiste_995709.html> . "Pour donner aux gens envie de venir voter, il faut de la transparence. La seule vraie réponse, ce sera les débats. J'attends les propositions du PS", explique la candidate, qui ne comprendrait pas que le PS refuse l'exercice.  

La question est à l'ordre du jour du conseil politique de mercredi, réunissant les représentants de tous les candidats. En 2006, Ségolène Royal avait affronté Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius au cours de six débats, dont trois télévisés <http://lexpansion.lexpress.fr/economie/le-premier-debat-entre-les-presidentiables-du-ps-n-a-pas-affaibli-segolene-royal_117060.html> . 

Pour l'heure, l'université d'été de la Rochelle, qui se tiendra fin août <http://www.parti-socialiste.fr/universite-dete> , ne prévoit rien de tel. Chaque candidat sera l'invité d'une table-ronde, mais aucune confrontation n'est à l'ordre du jour. Le principe d'une photo de famille le dernier jour doit être entériné ce mercredi.  

Les deux favoris, Martine Aubry et François Hollande, ne se précipitent pas pour soutenir l'idée de telles joutes, du moins avant le second tour. "Martine Aubry privilégie l'échange avec les Français sur nos propositions. Mais si les autres candidats réclament des débats et si tel est le choix retenu par la direction du parti, elle s'y soumettra de bonne grâce", concède sa porte-parole, Anne Hidalgo.  

Dans le camp Aubry, on met en avant les risques de tensions, comme celles survenues en 2006. Le clash Hulot-Joly lors de la primaire écologiste <http://www.lexpress.fr/actualite/politique/primaire-le-duel-hulot-joly-s-envenime_1002790.html>  est aussi dans toutes les têtes. "Il faut bien sûr éviter tout dénigrement dont la droite pourrait ensuite s'emparer. Mais ce qui s'est passé à Europe-Ecologie, était-ce vraiment dramatique? Les tempéraments, les caractères se sont révélés et c'est très bien ainsi", juge Ségolène Royal, pour qui "ces débats doivent être un moment de vérité".  

Distancée dans les sondages, Ségolène Royal enjoint la presse d'organiser elle-même ces grands oraux entre candidats. "Je participerais à tous les débats que l'on me proposera, quelle qu'en soit la forme", promet-elle.  

Ce lundi, Manuel Valls a rejoint son combat. Sur Twitter <http://twitter.com/#%21/manuelvalls/status/92979025944907776> , le député maire d'Evry a réclamé au moins deux débats entre tous les candidats, "avec des journalistes et/ou un panel d'électeurs".  



La main tendue de Royal


La main tendue de Ségolène Royal, "jusqu’aux gaullistes", fait beaucoup causer

France Info - 15:09


A Ségolène Royal, qui prône un rassemblement de l’extrême-gauche aux gaullistes, le député villepiniste Jean-Pierre Grand répond "Pourquoi pas ?". Il est pour l’instant le seul... A l’UMP, le ministre Xavier Bertrand, lui, parle d’un aspirateur à glaner des voix.
Et dans le camp PS, on se montre prudent. "Il faut qu’elle s’arrête là parce qu’on peut aller plus loin encore", ironise le strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadélis.

On ne l’avait pas encore vraiment entendue dans la campagne socialiste : Ségolène Royal a fait hier un retour très remarqué. Pour exister ? En tout cas, sa proposition de rassembler de l’extrême-gauche jusqu’aux gaullistes ne laisse pas vraiment indifférent. Et pas forcément en bien.
Seul le courant villepiniste, qui revendique un héritage gaulliste, s’est montré plutôt séduit. Pourquoi pas ? dit en substance le député de l’Hérault Jean-Pierre Grand.

La main tendue de Ségolène Royal "jusqu’aux gaullistes" ? Pourquoi pas ? estime le député villepiniste Jean-Pierre Grand.  (0'51")
 

La droite, la vraie, celle qui s’est rangée d’un bloc derrière Sarkozy - qui n’est pas encore formellement candidat à sa réélection - préfère ironiser sur cette main tendue. Xavier Bertrand, ministre de la Santé, estime que Ségolène Royal met “son aspirateur en marche pour glaner des voix.”

On aura tout entendu, s’emporte Xavier Bertrand.  (0'47")
 

Et Xavier Bertrand d’affirmer que cette primaire socialiste “n’est pas un renouvellement de la vie politique. C’est la course à l’idée la plus sotte qui soit, la course à la démagogie, à la surenchère.
A gauche, pas question d’un tacle en public ; on préfère l’ironie mordante. Il faut qu’elle s’arrête là parce qu’on peut aller plus loin encore, dit ainsi Jean-Christophe Cambadélis, un proche de Dominique Strauss-Kahn.
Plus sérieusement, il explique cette sortie de Ségolène Royal par la campagne présidentielle où “il faut tout à la fois rassembler son camp et le dépasser”.
Le porte-parole du PS, Benoît Hamon, ne veut pas commenter. La priorité, et je crois que là-dessus nous sommes tous d’accord, de Ségolène Royal à Manuel Valls, en passant par tous les autres, Arnaud (Montebourg), Martine (Aubry) et François (Hollande) et Jean-Michel (Baylet), c’est le rassemblement de la gauche pour commencer.
Quant au patron du PS par intérim, Harlem Désir, il trouve aussi que Ségolène Royal est allée un peu vite en besogne. Elle s’est déjà projetée dans le second tour de la présidentielle ; “avant cela il faut rassembler les socialistes et l’électorat de gauche”...

Ségolène Royal a bel et bien lancé sa campagne pour la primaire socialiste. Jérôme Jadot.  (2'05")
 

mardi 19 juillet 2011

Rassembler

Royal veut ratisser large auprès de «tous ceux qui veulent battre Sarkozy»

La candidate à la primaire PS maintient sa proposition de rassemblement XXL, de l'extrême gauche à la «droite gaulliste», pour 2012, et s'en explique.


Par LIBÉRATION.FR
Ségolène Royal, candidate à la primaire PS pour la présidentielle, le 3 juillet à Aubervilliers (© AFP Thomas Samson)
Cinq ans après l’oeillade à François Bayrou entre les deux tours de la présidentielle, un appel du pied à la «droite gaulliste»? Alors que les deux favoris pour la primaire socialiste, François Hollande et Martine Aubry, focalisent l’attention, Ségolène Royal a surpris son monde, dimanche soir, en proposant sur France 2, de rassembler depuis l’extrême gauche jusqu’aux gaullistes.
Ce lundi, l’ex-finaliste de 2007, qui se trouve toujours «la mieux à même de battre» la droite en 2012, s’est expliqué sur son offre XXL. Il s’agit surtout, pour elle, de lancer un appel à «tous ceux qui veulent battre Nicolas Sarkozy». «C’est pas nouveau dans ma bouche. La France est dans une situation tellement difficile que ce qu’il y aura à reconstruire est de même ampleur que ce qui a été fait par le Conseil national de la Résistance», au sortir de la seconde guerre mondiale, développe Royal.

«Je ne me trompe pas d’alliance»

Si elle rappelle les fondamentaux - «bien sûr la priorité c’est le rassemblement des socialistes, de nos partenaires écologistes, des altermondialistes, de l’extrême gauche (...), des centristes humanistes» -, la présidente de Poitou-Charentes persiste et signe. Et réitère sa «main tendue aux gaullistes» qui, face à «l’effort national considérable qu’il faudra fournir en 2012», jugent «préférable de s’associer à une majorité de gauche qui va vouloir représenter les principes de la République (...) plutôt que de rester associé à une droite qui a fait le contraire de ce qu’elle avait promis».
Comme pour se prémunir des soupçons de coup médiatique en plein coeur de l’été, elle assure n’avoir pas changé de ligne: c’est «une cohérence, une continuité dans ce que j’ai déjà dit» le 26 juin dernier, ainsi que lors de la campagne de 2007, où elle faisait «déjà appel aux valeurs républicaines». «Je ne me trompe pas d’alliance», soutient-elle.
S’il estime que, sur la forme, Royal a «un peu précipité les choses», le strauss-kahnien Jean-Marie Le Guen lui donne raison sur le fond: «Le pays est dans une telle situation de déclin, la situation économique est tellement dégradée, qu’il faut un vaste rassemblement face à Nicolas Sarkozy.»

«La course à l’idée la plus sotte»

Mais un autre ex-lieutenant de DSK, Jean-Christophe Cambadélis, désormais rallié à Martine Aubry, a raillé l’invitation. «Il faut qu’elle s’arrête là parce qu’on peut aller plus loin encore», plaisante-t-il sur France 2. Pour Harlem Désir, premier secrétaire du PS par intérim, Royal «a voulu montrer qu’elle pouvait se projeter déjà dans le second tour de la présidentielle, mais elle a rappelé (...) qu’avant cela il fallait rassembler les socialistes et l’électorat de gauche».
Le ministre du Travail, Xavier Bertrand a, de son côté, accusé la candidate à la primaire, dans une métaphore aux relents machos, de mettre «son aspirateur en marche pour essayer de glaner des voix». «C’est la course à l’idée la plus sotte qui soit, la course à la démagogie, à la surenchère», se lamente-t-il sur France Inter.
Quant au député et président de Debout la République, Nicolas Dupont-Aignan, qui se réclame du gaullisme, il juge, sur son blog, l’idée «pathétique de la part d’une ex-candidate à la présidentielle qui n’avait cessé, pour tout nouveau traité européen, de promettre un référendum au printemps mais avait retourné sa veste, ni une ni deux, dès l’automne venu en appelant les parlementaires socialistes à voter pour le traité de Lisbonne au Congrès».




--
André

L’équation Royal


L’équation Royal: "Le soutien de l’appareil du PS m’a manqué en 2007, malgré ça j’ai obtenu 17 millions de voix au 2e tour, ce qui n’avait pas été le cas en 2002 avec le soutien du PS"

« En 2007, j’ai obtenu 17 millions de voix et j’étais présente au second tour de l’élection présidentielle. », dit Ségolène Royal au cours des interviews qu’elle accorde. « Mais vous avez perdu ! », répondent les journalistes. Et nous enregistrons ça comme des faits.

Pourtant, il y a cette image au fond de toutes les mémoires de Ségolène Royal le soir du 6 mai 2007, sur le toit de Solferino, devant des milliers de Français, dont beaucoup de jeunes, qui applaudissaient et scandaient « Ségolène, mer-ci ! Ségolène, mer-ci ! », pour finalement délivrer un message tourné vers l’avenir : « Nous devons construire ensemble le renouveau qui nous conduira vers la victoire future ! ».

Des milliers de Français, le 6 mai 2007, devant Ségolène Royal, sur le toit de Solferino, tournés vers l'avenir (BFM TV, 10/01/2011)

Un formidable élan populaire, celui d’une France métissée rassemblée autour de la candidate.

Hier, sur France Info, Ségolène Royal a rappelé certaines vérités :

« Le soutien de l’appareil, en effet, du Parti socialiste m’a manqué en 2007, et malgré cela, j’ai obtenu 17 millions de voix et j’étais présente au second tour de l’élection présidentielle, ce qui n’avait pas été le cas en 2002, avec le soutien du Parti socialiste.

Donc vous voyez, le soutien d’un appareil ne suffit pas, la preuve, si l’on compare 2002 et 2007 ; il est nécessaire, et là il ne manquera pas, puisque celui ou celle qui sera désigné, j’espère être celle-là, rassemblera l’ensemble des hommes et des femmes, pas seulement des élus, mais de tous les Français. »

En disant ça, Ségolène Royal est modeste : elle est tout simplement la seule personnalité de gauche de la Vème République à être parvenue à accéder au second tour de l’élection présidentielle, et à y être parvenue en recueillant le plus grand nombre de voix. 16 790 440 voix très exactement, soit 86 000 suffrages de plus que François Mitterrand, président de la République réélu en 1988 avec 16 704 279 voix et 54,02%, et plus d’un million de voix de plus que François Mitterrand en 1981 (15 708 262 voix et 51,76%).

François Mitterrand au Panthéon le 21 mai 1981, premier jour du premier septennat du président socialiste

Bien sûr, 1981 ou 1988, c’est loin, la population française a augmenté, etc., mais justement, c’est parce que personne entre temps n’a réussi à franchir le premier tour ! Et en particulier pas le candidat de 1995 qui a aussi été celui de 2002 et à qui on n’a jamais reproché de « rejouer la même affiche » avec Jacques Chirac.

Plus près donc : 2002. Si l’on compare les scores au premier tour de Ségolène Royal en 2007 (9 500 112 voix) et non pas du seul Lionel Jospin, Premier ministre sortant (4 610 113 voix), mais de lasomme du PS + PRG (Christiane Taubira) + MDC (Jean-Pierre Chevènement), soit 6 789 088 voix, on constate qu’à 5 ans d’intervalle, alors que le corps électoral a augmenté de 8%, le score de Ségolène Royal en 2007 est de 40% supérieur à celui des ‘PS et apparentés’ en 2002 !

Certains objecteront que la participation était plus faible au premier tour en 2002 (71,60%) qu’en 2007 (83,77%), mais à qui la faute et comment déterminer les effets de ce qu’aurait donné une participation plus forte ? Ce qui est sûr, c’est qu’entre François Mitterrand en 1981 (81,09%) et en 1988 (81,35%), et Ségolène Royal en 2007 (83,77%), la participation au premier tour est restée stable.

En fait le seul à avoir fait mieux que Ségolène Royal en nombre de voix au premier tour, c’est le président François Mitterrand, qui allait être réélu en 1988, avec 10 381 332 suffrages (880 000 de plus que Ségolène Royal en 2007).

En bref, la dynamique des suffrages, seuls deux personnages ont su vraiment l’incarner à gauche à l’élection présidentielle au cours de la Vème République : François Mitterrand, et plus récemment, Ségolène Royal.

Le Parti socialiste orphelin le 21 avril 2002 tranche crument avec la foule des Français amassée au pied de Solférino le 6 mai 2007, résolument tournée vers l’avenir.

« Je suis au travail depuis 4 ans, avec une équipe de campagne qui est en place depuis 4 ans. », martelait Ségolène Royal hier sur France Info.

Elle est maintenant prête. Prête à rassembler à nouveau tous les Français. Elle peut le faire. Elle l’a encore démontré en mars 2010 dans sa Région dès le premier tour. Autour de son équation personnelle.

Autour de l’équation Royal.

Elle a un record à battre : le sien. Et un adversaire à mettre à terre : le candidat de droite.

Frédérick Moulin

lundi 18 juillet 2011

Le PS toujours face à une exigence de démocratie

Les militants PS en ont marre d’avoir l’impression de se faire promener et commencent déjà à regarder ailleurs…

En effet, partant du fait établi qu'un chroniqueur politique ou un journaliste est un employé comme les autres, et donc astreint à suivre une ligne éditoriale (s'il veut garder son job), et ceci est vrai quelque soit le médias (télé, radio, presse écrite, internet), il est évident que les commentateurs politiques vont donc (par obligation professionnelle à défaut de convictions sincères) faire le jeu des patrons de Presse.
Qui sont ces patrons ?
Si vous connaissez la réponse, vous saurez pour qui ils roulent, qui ils veulent favoriser et pourquoi.
Ils ont donc un but unique : aider à l'élection de leur favori Nicolas Sarkozy. C'est normal (ce qui ne serait pas normal c’est que tous les médias soient dans une seule et même main…).
Sont-ils bêtes au point de l'afficher ouvertement ? Surement pas ! Pour le coup ce serait totalement stupide !
Alors, il leur faut d'abord éliminer l'adversaire principal d'en face, Ségolène Royal, qui risque de battre leur poulain en 2012. Ils vont donc "choisir" de mettre en avant un adversaire qui sera par la suite plus facile à battre, quelqu'un qu'on pourra soit discréditer sans efforts particuliers parce qu'il est d'une nature disons "spéciale" (Dominique Strauss-Kahn), soit un autre réputé sans envergure (François Hollande), soit encore quelqu'un sans réelle consistance (Martine Aubry), ou alors un ou plusieurs candidats carrément moins crédibles. Dans ce panier d'Ego qu'est le PS, ça sera du gateau, il n'y a que l'embarras du choix.
Cette stratégie va se mettre en place en utilisant des coups de boutoir successifs basés sur des commentaires de sondages bidonnés grâce aux fameux redressements des marges d'erreurs.
Ces marges étant de 2, 3, 4 ou voire même 5 points , on augmente d'autant celui qu'on veut faire monter dans les résultats, et on baisse d'autant celui qu'on veut éliminer.
Ainsi un résultat de 10 % pour "X" va être présenté à 12, 13, 14, voire 15 % et un résultat de 30 % pour "Y" va être présenté à 28, 27, 26, voir 25 %. Vous allez me dire, oui mais "Y" est toujours devant "X" ! Oui, bien sûr, mais ce qui sera commenté ce n'est pas que l'un est devant et l'autre derrière, c'est que l'un "grimpe" et l'autre "chute".
- 1 - Éliminer Ségolène Royal. Comment ?
Dans un premier temps on lva la confronter artificiellement, par sondages interposés, à un ou plusieurs adversaires dans son propre camp pour lui baisser un peu sa côte (pas trop au début, il faut que ça reste crédible) et monter celle des autres grâce aux fameux et mystérieux redressements occultes. Sur la base des résultats de cette confrontation «sondagière » les commentateurs vont pouvoir « matraquer » le « décrochage dans l’opinion » de Ségolène Royal. Ce matraquage de commentaires de la baisse de Royal et de la montée des DSK, Hollande, Aubry, sert à préparer les sondages suivants qui, répétés sans cesse toujours à la baisse pour la même et toujours à la hausse pour les autres, finit par accréditer l’idée dans l’opinion que celle qui était l’adversaire principal n’est plus maintenant qu’un outsider déjà dans son propre camp et donc à plus forte raison dans une confrontation électorale nationale avec Sarkozy. L’argument d’incompétence ayant fait long feu, on parlera dorénavant  de « perdante à tous les coups».
On remarquera que, tout au long de la mise en œuvre de ce mécanisme, les propositions de fond de Ségolène Royal et le silence des autres sont évacuées par les médias au profit des seuls commentaires des « experts » politiques basés sur ces fameux sondages et uniquement sur eux…
- 2 - Choisir son adversaire. Qui ?
J’ai dit plus haut « un adversaire soit discrédité, soit sans envergure, soit sans réelle consistance, soit moins crédible » dans cet ordre.
-a/ facile à discréditer : de préférence DSK qui semble le plus en décalage avec les « mentalités » et la « culture » de ceux qui auront à voter pour lui. Avantage indéniable : cela divisera le PS et fera fuire certains électeurs du PS vers les partis qui sont en marge (la gauche de la Gauche ou la droite de la Droite). Le problème de cette tactique réside dans le risque de voir revenir Ségolène Royal, alors on fait aussi monter dans les sondages Aubry et Hollande qui feront tampon entre DSK et Ségolène Royal, de manière à la tuer définitivement. Double avantage, on se prémunit contre son éventuel retour d’une part, et si d’aventure DSK se trouve « empêché » plus tôt que prévu on aura sous la main deux autres adversaires qu’on battra facilement.
-b/ un adversaire sans envergure, donc François Hollande, un candidat normal, monsieur tout-le-monde, bien sous tous rapports mais sans réelle expérience d’exercice du pouvoir, lisse, sans aspérités idéologiques, réputé plus pour sa mollesse et sa constance dans la recherche de consensus, et qui serait finalement l’otage de ceux qui l’auront fait roi. Que ces traits de caractère soient vrais ou faux, peu importe, de toutes façons les commentateurs seront là pour le faire monter dans les sondages jusqu'à la fin des Primaires, quitte ensuite à utiliser le moment venu ces faiblesses dans la confrontation finale nationale, celle qui l'opposera à Sarkozy. On (les médias) va donc le soutenir jusqu'à son éventuelle désignation, pour mieux l'abattre ensuite.
-c/ Martine Aubry, une candidate sans réelle consistance, une candidate ordinaire, rugueuse, dont on ne sait jamais ce qu'elle pense, antipathique ou réputée telle, sans originalité, sans vision d’avenir ou propositions novatrices, sans imagination, sans autre légitimité qu’une désignation douteuse et obscure par une nomenklatura d’apparatchiks déconsidérés et comploteurs. Elle aussi facile à battre parce qu'elle n'a de Gauche que la carte du PS,  et qui, en plus, fera revenir les voix FN vers Sarkozy. Martine Aubry, c'est du pain bénit pour Sarkozy.
d/ il faut aussi utiliser des candidats moins crédibles,  de second rang qui n’ont aucune chance de gagner mais qui diviseront un peu plus le camp adverse et affaibliront d’autant celle qui finalement est la seule qui peut vraiment gagné. Tout ce qui évitera le retour sur la scène de Ségolène Royal est bon à prendre. Rien ne doit être négligé. Consigne aux commentateurs politiques : "ne jamais nommer Ségolène Royal, mais si vous ne pouvez la taire, alors que son nom soit toujours accompagné d'un mot, d'une expression ou d'une idée négative".
- 3 - Une fois que l’adversaire ‘choisi » (DSK, Hollande ou Aubry) aura été « désigné » grâce à toutes ces manœuvres et que donc la voie est libre pour Sarkozy, les médias vont s’appuyer sur toutes leurs insuffisances et leurs faiblesses (qu'on avait pris grand soin d'occulter dans la campagne des Primaires) pour le faire apparaître comme incapable d’exercer la fonction suprême et gageons que de sondages en sondages, après l’avoir présenté comme le gagnant virtuel il le présenteront comme une erreur de casting. Casting qu’ils auront eux-mêmes organisé.
Notons une fois encore que, pour l’instant, tout ce système fonctionne parce que ce sont les sondages et les commentateurs politiques aux ordres qui font des prédictions sur le résultat des élections. Et, bien entendu comme d'habitude, ils seront contredits par les électeurs...dernier en date Eva Joly.
Sans débats directs télévisés entre les candidats, face aux Français, et répondant aux mêmes questions sur des thèmes précis et exposant chacun devant le même auditoire sa vision, ses propositions, ses idées et sa personnalité, les Français de Gauche ne seront pas informés « démocratiquement » et ne choisiront qu’en fonction des impressions que les médias leur auront imprimées dans le cerveau.
C'est pourquoi si le PS, ses dirigeants et ses militants ne prennent pas la mesure de ce qui déroulent sous leurs yeux, s’ils « n’exigent » pas collectivement des médias que des débats francs, directs et équitables, surtout équitables d’ailleurs, soient organisés tout au long de la Primaire et pas seulement un ou deux débats à la fin de la période … cette quatrième défaite consécutive, on peut le dire, est d’ors et déjà programmée parce que leur candidat aura été « choisi et imposé » par leurs adversaires et non pas par un élan profond de leurs électeurs équitablement et démocratiquement informés.
Si le PS veut rééditer le Congrès de Reims et ne donne pas, cette fois-ci, l’exemple d’une campagne honnête, démocratique, à la régulière, exigeant des médias de ne pas privilégier l’un ou l’autre des concurrents, soit par les temps de parole, soit par des commentaires positifs pour les uns et négatifs pour les autres, je le répète, si le PS préfère savonner lui-même sa planche, alors il ne survivra pas à la défaite de 2012. Et ce sont les dirigeants actuels qui en seront les seuls et uniques responsables.

Comme l'écrivait Rimbaud, la vraie vie est ailleurs…

jeudi 7 juillet 2011

Laurent Lafon candidat à la tête de liste des sénatoriales de septembre

C’est officiel depuis ce mercredi. Laurent Lafon, maire de Vincennes et conseiller régional Nouveau Centre, se porte candidat pour être tête de liste aux sénatoriales de septembre. Agé de 45 ans, ce professeur associé au Conservatoire national des arts et métiers à la chaire «gestion des collectivités locales» est investi par l’Alliance, composé du Parti Radical, de la Gauche Moderne, de la Convention Démocrate et du Nouveau centre.
Il présentera son équipe dans les semaines à venir sous la bannière «Une nouvelle voix pour le Val-de-Marne».

dimanche 14 novembre 2010

Jean-Louis Borloo veut retrouver sa "liberté de parole"


Un geste pour la planète : l'impression de cette information est-elle vraiment nécessaire ? LEMONDE.FR | 14.11.10 | 17h16 • Mis à jour le 14.11.10 | 17h16

Le ministre de l'Ecologie sortant a annoncé, lors d'une conférence de presse, qu'il "avait choisi" de ne pas faire partie de la nouvelle équipe réunie par François Fillon.AFP/BERTRAND GUAY


Jean-Louis Borloo ne sera pas du prochain gouvernement. Après deux jours de tractations, le ministre de l'Ecologie sortant a annoncé, lors d'une conférence de presse, qu'il "avait choisi" de ne pas faire partie de la nouvelle équipe réunie par François Fillon.

L'annonce a son importance : Jean-Louis Borloo était encore donné favori pour Matignon la semaine dernière, puis à la tête d'un grand ministère social. Il annonce finalement qu'il a "choisi", lui-même, doit-on comprendre, de quitter le gouvernement. Manière de signifier qu'il n'a pas voulu céder à la tentation d'un ministère de consolation. Et aussi qu'il faudra sans doute compter avec lui d'ici à 2012.

"Je préfère retrouver ma liberté de proposition et de parole au service de mes valeurs" au premier rang "desquelles je place la cohésion sociale", poursuit le communiqué du ministre, qui assure cependant qu'il a "vivement remercié le président de la confiance qu'il m'a accordée au cours des trois dernières années. Grâce à lui la France a pris un virage décisif vers une croissance durable".

S'il est trop tôt pour refaire le fil de ce week-end agité pour Jean-Louis Borloo, on peut déjà déduire ce qui s'est produit : reçu à l'Elysée samedi, alors que sa nomination à Matignon apparaîssait déjà peu probable, le ministre s'est, semble-t-il, vu proposer plusieurs postes : on l'a évoqué au Quai d'Orsay, notamment, mais aussi à la justice. Selon La Voix du Nord, il aurait exigé un grand ministère de l'économie, des finances et de l'industrie, sans l'obtenir. D'où l'annonce de son départ.

LE RISQUE DE FÂCHER LES CENTRISTES

Nicolas Sarkozy n'aura pas réussi, comme il le souhaitait, à ménager toutes les sensibilités à droite. En resserrant son gouvernement autout de ses fidèles et de "poids lourds" issus du RPR, même s'il reste quelques centristes, le chef de l'Etat prend le risque de se fâcher avec cette composante de la majorité. Depuis des mois, les ex-UDF réclament un virage social et un recentrage de l'action du chef de l'Etat.

D'où l'hypothèse Borloo, après la difficile réforme des retraites, qui a séduit certains, mais provoqué une levée de boucliers des ténors de la droite ex-RPR, qui a lancé une véritable campagne de dénigrement du ministre, tout en poussant à un maintien de François Fillon. Nicolas Sarkozy les a écouté, et a choisi la continuité, avec un François Fillon certes populaire à droite, mais qui aura du mal à incarner un changement profond et un nouveau souffle. Il a surtout pris le risque de se créer un ennemi de taille au centre.

Au final, entre Jean-Louis Borloo, Hervé Morin, également donné partant, ou Marc-Philippe Daubresse qui quitterait son poste, la tendance centriste au sein du gouvernement semble se réduire à la portion congrue. S'il est trop tôt pour dire quelles sont les intentions de Jean-Louis Borloo, le ton de son communiqué indique qu'il ne va certainement pas en rester là. La "liberté de parole" retrouvée de Jean-Louis Borloo pourrait faire mal, si elle servait à critiquer le gouvernement ou le chef de l'Etat.

Sans compter l'hypothèse d'une candidature de l'ex-ministre pour 2012. Bien que paradoxalement, celle-ci pourrait servir Nicolas Sarkozy en rassemblant une partie du centre au premier tour. Tout dépendra maintenant des choix de Jean-Louis Borloo et du degré de "liberté de parole et de proposition" qu'il compte adopter.

samedi 13 novembre 2010

Vrai Faux remaniement

Les critiques les plus vives n'ont pas tardées. Après le vrai faux remaniement ministériel enclenché depuis ce samedi, Nicolas Dupont Aignan a déclaré:

Remaniement: "show" (Dupont-Aignan)

Lefigaro.fr avec Reuters
13/11/2010 | Mise à jour : 22:29
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Le président de la République a organisé une opération de communication en mettant fin aux fonctions de François Fillon un samedi sans désigner immédiatement son successeur, estime Nicolas Dupont-Aignan, député de droite dissident de l'UMP.

"Après six mois d'un interminable feuilleton, le président organise un nouveau 'show' sur vos écrans ce soir : 'une nuit sans gouvernement !' Toujours le même objectif : créer l'évènement et détourner l'attention des vrais problèmes du pays, pour lequel il ne présente aucune solution", écrit-il dans un communiqué.

Pour lui, le remaniement n'a aucune importance, puisque le vrai maître d'oeuvre des décisions de Nicolas Sarkozy sera le "vrai Premier ministre, Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée".

jeudi 11 novembre 2010

Petite phrase politique de la semaine

Qui a dit :
""Les socialistes sont repartis dans leur culture hégémonique (...) L'état d'esprit des petites seigneuries locales du PS n'est pas de très bonne augure pour 2012, même si ce n'est pas l'attitude de Martine Aubry au niveau national."

mercredi 24 mars 2010

La frustration des députés du Nouveau Centre


LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 23.03.10 | 21h43

près sa défaite aux côtés de l'UMP aux élections régionales, le groupe du Nouveau Centre (NC) à l'Assemblée nationale laisse percer sa frustration et exprime son mécontentement à l'égard de l'exécutif. Les centristes de la majorité présidentielle goûtent peu la façon dont a été appliquée l'ouverture à droite, alors qu'aucun membre du NC ne figure dans les nouveaux entrants au gouvernement lors du remaniement de lundi.
Les parlementaires ont ainsi décliné l'invitation de Jean-François Copé à participer au séminaire de travail qui réunira lundi les députés et sénateurs UMP autour de François Fillon. "A priori, il n'y aura pas de parlementaires NC" à cette réunion, a annoncé mardi 23 mars l'entourage du patron des députés NC, François Sauvadet, en mettant en avant des questions d'agenda. Ce séminaire doit être l'occasion d'évoquer "la construction d'un nouveau pacte majoritaire", réclamé dès dimanche par M. Copé. François Sauvadet a en outre estimé mardi que le remaniement ministériel ne répondait pas au message adressé par les Français lors du scrutin des 14 et 21 mars. "Les élections régionales ont été un tsunami politique, un échec. C'est un message des Français qu'il faut entendre", a-t-il déclaré lors de son point de presse hebdomadaire. "Ce remaniement n'est absolument pas un message adressé aux Français mais un message adressé à l'UMP", a-t-il ajouté.
Lors de la séance de questions au gouvernement, les députés NC ont – fait unique – quitté l'hémicycle pour protester contre le fait que le premier ministre n'ait pas répondu personnellement à la question posée par François Sauvadet. "C'est une grosse bourde, une maladresse", a regretté un peu plus tard dans les couloirs Maurice Leroy (NC), vice-président de l'Assemblée. "Il y a un usage républicain ici, c'est que l'on réponde aux présidents de groupe", a-t-il dit en rappelant que François Sauvadet avait conduit en Bourgogne la liste de la majorité présidentielle aux élections régionales.

dimanche 28 février 2010

ÉLECTIONS RÉGIONALES - BREF MODE D'EMPLOI

Sur les pages du journal Libération.fr consacrées à un dossier sur les régionales, on trouvera un rapide point de rappel de la carte des régions de France et de leur répartition politique, du mode scrutin, de la composition et des compétences de ces élections etc. Libération propose par ailleurs sa rubrique suivie d'actualité des régionales par régions, avec un Libé Bordeaux, un Libé marseille etc.
=> Éditions régionales
De même Le Monde.fr qui réserve une de ses rubriques principales d'actualités aux régionales => http://www.lemonde.fr/elections-regionales/
L'actualité y est suivie de façon quotidienne et des rappels info-graphiques sont proposés permettant de recadrer les situations, les enjeux et l'évolution des points de vue en fonction des sondages etc. Cliquer sur la carte selon la région qui vous intéresse, vous pourrez vous retrouver sur Le Monde PACA, Le Monde Rhône-Alpes, Le Monde Île de France etc. et suivre les fils d'infos et les articles.

Le Figaro semble un peu en reste avec une rubrique Élections régionales (Cliquer ICI) moins étoffée que les autres grands quotidiens, qui se charge surtout d'afficher le fil d'actualité en fonction des événements.

Le Parisien (Cliquer ICI) quant à lui privilégie certes - mais avec tempérance - dans sa rubrique Régionales 2010 la région Île de France. Il propose en effet deux onglets complémentaires Actualités  et Régions pour une approche somme toute plus générale et mieux "décentralisée".