Le clin d'œil de Bayrou au Nouveau Centre
Mots clés : Vincennes, François Bayrou, Laurent Lafon
Par Rodolphe GeislerMis à jour | publié Réactions (83)
François Bayrou lundi à Vincennes, avec le maire (NC) Laurent Lafon. Crédits photo : JACQUES DEMARTHON/AFPEn compagnie du maire Nouveau centre de Vincennes, le président du MoDem appelle «la famille centriste à se reformer».
Arrivé lundi matin à Vincennes en compagnie de l'ancien sénateur centriste du Val-de-Marne Jean-Jacques Jégou, François Bayrou est accueilli par le premier magistrat de la ville Laurent Lafon. La poignée de main sur les marches de la mairie a force de symbole. Le maire est un élu du Nouveau Centre, dont il préside d'ailleurs le groupe au conseil régional d'Ile-de-France.
«Nos valeurs sont celles de Bayrou»
L'accueil se veut être plus que simplement républicain, et fait figure de soutien. Pour le maire NC Laurent Lafon, dont le parti réuni en congrès il y a dix jours a pourtant décidé de soutenir Nicolas Sarkozy après le retrait de la candidature d'Hervé Morin, «le temps du rassemblement des centristes est venu et la présidentielle en est la première étape». «La campagne actuelle de Sarkozy, très tournée vers la droite, met mal à l'aise les centristes, car nos valeurs sont celles de Bayrou», explique-t-il devant quelques journalistes.
François Bayrou, lui, est tout sourire. D'abord, dimanche, un sondage LH2 indiquait un nouveau frémissement en sa faveur. Et le plaçait ainsi à 15% d'intentions de vote, à égalité avec Marine Le Pen. Ensuite, à travers le soutien officiel de Laurent Lafon, le candidat centriste à la présidentielle se déclare «heureux que la grande famille centriste se reforme et que l'esprit de réconciliation l'emporte». Il veut encore y voir la preuve que «le parti unique, créé pour gagner toutes les élections ne marche pas».
Prenant la pose devant les photographes dans le bureau du maire NC de Vincennes, le chef du MoDem va jusqu'à parler d'un «moment important», car «la vie politique française ne pouvait pas rester limitée à deux excès». Selon Bayrou, il y aurait aujourd'hui «un sentiment de lassitude et d'exaspération des Français contre le Hollande-Sarkozy, Sarkozy-Hollande dans tous les sens, jour et nuit, matin et soir». La semaine dernière, il avait ainsi dénoncé «le combat de coqs» que se livreraient PS et UMP. L'entourage de Bayrou fait encore valoir qu'une vingtaine de sénateurs centristes s'apprêteraient à leur tour à le rejoindre officiellement d'ici à quelques jours.
Faut-il y voir la recomposition d'un mouvement de centre droit comme l'était l'UDF? Bayrou jure que non. Transfuge des Verts, le secrétaire général adjoint du MoDem Christophe Madrolle affirme ne pas s'inquiéter de la venue d'élus NC. «Les électeurs qui se sentent plutôt de droite devraient bien y réfléchir, car, en fin de course, le seul qui peut rassembler les Français en construisant une nouvelle majorité et battre ainsi François Hollande, il s'appelle François Bayrou», estime-t-il. Sauf que le chef centriste ne parvient pas encore à convertir en intentions de vote sa popularité, pourtant forte, dans les enquêtes qualitatives.
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jeudi 8 mars 2012
Bayrou à Vincennes
jeudi 7 juillet 2011
Laurent Lafon candidat à la tête de liste des sénatoriales de septembre
C’est officiel depuis ce mercredi. Laurent Lafon, maire de Vincennes et conseiller régional Nouveau Centre, se porte candidat pour être tête de liste aux sénatoriales de septembre. Agé de 45 ans, ce professeur associé au Conservatoire national des arts et métiers à la chaire «gestion des collectivités locales» est investi par l’Alliance, composé du Parti Radical, de la Gauche Moderne, de la Convention Démocrate et du Nouveau centre.
Il présentera son équipe dans les semaines à venir sous la bannière «Une nouvelle voix pour le Val-de-Marne».
Il présentera son équipe dans les semaines à venir sous la bannière «Une nouvelle voix pour le Val-de-Marne».
mercredi 24 mars 2010
La frustration des députés du Nouveau Centre
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 23.03.10 | 21h43
près sa défaite aux côtés de l'UMP aux élections régionales, le groupe du Nouveau Centre (NC) à l'Assemblée nationale laisse percer sa frustration et exprime son mécontentement à l'égard de l'exécutif. Les centristes de la majorité présidentielle goûtent peu la façon dont a été appliquée l'ouverture à droite, alors qu'aucun membre du NC ne figure dans les nouveaux entrants au gouvernement lors du remaniement de lundi.
Les parlementaires ont ainsi décliné l'invitation de Jean-François Copé à participer au séminaire de travail qui réunira lundi les députés et sénateurs UMP autour de François Fillon. "A priori, il n'y aura pas de parlementaires NC" à cette réunion, a annoncé mardi 23 mars l'entourage du patron des députés NC, François Sauvadet, en mettant en avant des questions d'agenda. Ce séminaire doit être l'occasion d'évoquer "la construction d'un nouveau pacte majoritaire", réclamé dès dimanche par M. Copé. François Sauvadet a en outre estimé mardi que le remaniement ministériel ne répondait pas au message adressé par les Français lors du scrutin des 14 et 21 mars. "Les élections régionales ont été un tsunami politique, un échec. C'est un message des Français qu'il faut entendre", a-t-il déclaré lors de son point de presse hebdomadaire. "Ce remaniement n'est absolument pas un message adressé aux Français mais un message adressé à l'UMP", a-t-il ajouté.
Lors de la séance de questions au gouvernement, les députés NC ont – fait unique – quitté l'hémicycle pour protester contre le fait que le premier ministre n'ait pas répondu personnellement à la question posée par François Sauvadet. "C'est une grosse bourde, une maladresse", a regretté un peu plus tard dans les couloirs Maurice Leroy (NC), vice-président de l'Assemblée. "Il y a un usage républicain ici, c'est que l'on réponde aux présidents de groupe", a-t-il dit en rappelant que François Sauvadet avait conduit en Bourgogne la liste de la majorité présidentielle aux élections régionales.
Lors de la séance de questions au gouvernement, les députés NC ont – fait unique – quitté l'hémicycle pour protester contre le fait que le premier ministre n'ait pas répondu personnellement à la question posée par François Sauvadet. "C'est une grosse bourde, une maladresse", a regretté un peu plus tard dans les couloirs Maurice Leroy (NC), vice-président de l'Assemblée. "Il y a un usage républicain ici, c'est que l'on réponde aux présidents de groupe", a-t-il dit en rappelant que François Sauvadet avait conduit en Bourgogne la liste de la majorité présidentielle aux élections régionales.
dimanche 21 mars 2010
Score historique de la gauche à Vincennes
Sur le fil du rasoir la gauche double la droite à Vincennes, grace à un bon report des voix des listes d'Europe Ecologie sur celle du PS (et vice et versa?) conduite par la tête de liste Jean-Paul Huchon.
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