Déclaration de Ségolène Royal à voter François Hollande au deuxième tour des primaires socialistes:
“La France va se trouver en mai 2012 à un moment décisif de son histoire. Nous n’avons pas le droit à gauche de manquer ce rendez-vous avec les Français qui nous attendent, efficaces et unis, à leur service.
J’ai décidé de prendre mes responsabilités pour aider le plus efficacement possible à la victoire de la gauche.
Chacun des deux candidats a sollicité mon soutien dans un esprit de respect que je tiens à saluer et qui est le signe du rassemblement que nous ferons dimanche soir.
J’ai depuis toujours mis mon action politique au service de l’intérêt général, de la justice sociale et de l’amélioration de la vie quotidienne des hommes et des femmes qui attendent une vie meilleure, pour eux et pour leurs enfants.
C’est animée de cette hauteur de vue que j’apporte aujourd’hui tout mon soutien à François Hollande pour trois raisons :
1/ Il est arrivé en tête du premier tour, et il est légitime d’amplifier cette avance donnée par les électeurs.
2/ Les solutions neuves que je défends seront prises en compte dans le programme du candidat comme l’a dit François Hollande hier soir : la réforme bancaire, que je défends depuis 2008 et sur laquelle aujourd’hui tous les socialistes sont rassemblés ; la lutte contre les licenciements boursiers ; la moralisation politique avec le non-cumul des mandats adopté sans délai ; la mutation écologique de l’économie.
3/ Nous devons donner un élan à notre candidat avec une nette avance qui ne laissera aucune prise à la droite.
C’est pourquoi je lance un appel à toutes celles et ceux qui veulent, dans la justice et l’efficacité, le changement d’un système à bout de souffle où la loi de l’argent décide de tout.
Venez voter massivement dimanche prochain pour donner force et légitimité à notre candidat François Hollande.
Nous avons le devoir de rassembler les forces citoyennes et d’inventer un nouvel avenir dans lequel les valeurs humaines l’emporteront sur le cynisme du système financier.
Je fais confiance à François Hollande pour y parvenir en unissant les Français.
Ségolène Royal “
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mercredi 12 octobre 2011
lundi 10 octobre 2011
Primaires socialistes - Premier bilan - Un article de synthèse du Figaro
PS : Hollande et Aubry vont s'affronter au second tour
Mots clés : Primaire PS, Premier Tour, FRANCE, François Hollande, Martine Aubry,Ségolène Royal, Arnaud Montebourg, Manuel Valls, Jean-Michel Baylet
Par Marion BrunetMis à jour | publié Réactions (378)
Par Marion BrunetMis à jour | publié Réactions (378)
François Hollande et Martine Aubry s'affronteront dimanche prochain lors du second tour de la primaire PS. Crédits photo : MIGUEL MEDINAPATRICK KOVARIK/AFP
VIDÉOS - François Hollande est arrivé en tête du premier tour de la primaire avec 39% des suffrages, devant Martine Aubry (31%) et Arnaud Montebourg (17%). Les résultats définitifs seront connus dans la matinée.
Un duel qui sera arbitré par la véritable surprise de ce scrutin : Arnaud Montebourg est arrivé en troisième position loin devant Ségolène Royal avec 17%, selon ce comptage partiel. L'ex-candidate socialiste à la présidentielle de 2007, Ségolène Royal, n'a recueilli que 7% des voix. Les sondages la créditaient jusque-là d'environ 12%. A peine 1% de plus que Manuel Valls et Jean-Michel Baylet, qui récoltent 5,7% et 0,6%.
La phase des tractations en coulisses entre les camps a commencé donc dès dimanche soir, avec une réunion du camp Hollande pour élaborer la stratégie du second tour. Les deux candidats vont chacun essayer de récupérer les voix de s candidats éliminés à l'issue du premier tour. Manuel Valls a d'ores et déjà appelé «au plus large rassemblement» derrière François Hollande. Arnaud Montebourg lui réunira lundi à 17 heures son équipe de campagne afin de décider «collégialement» de leur position en vue du second tour et communiquera au journal de 20h de France 2. Jean-Michel Baylet qui organise lundi après-midi une réunion avec le bureau national du Parti radical de gauche (PRG). Quand à Ségolène Royal, elle a annoncé qu'elle donnerait prochainement une consigne de vote à ses électeurs.
Pour le porte-parole du PS, Benoît Hamon, rien n'est d'ailleurs encore joué pour le second tour :
«Un avant-goût d'une belle équipe de France»
Arrivé en tête du premier tour, mais à moins de dix points d'écart de Martine Aubry contrairement à ce que prédisaient les sondages, François Hollande a appelé au «rassemblement le plus large autour de (sa) candidature» dimanche prochain. «Je veux le faire dans un esprit de respect et de cohérence» car «je veux rassembler autour du projet que j'ai porté», a-t-il déclaré en soulignant être arrivé «nettement en tête» du scrutin. Il a également rendu hommage à tous les participants des débats du premier tour avec une mention spéciale à Arnaud Montebourg «qui a su montrer un besoin de renouvellement» au PS. Il a cité à plusieurs reprises le mot renouvellement comme «enjeu» important de la présidentielle. Concernant Ségolène Royal, il a dit comprendre sa déception et a salué l'importance de certaines de ses idées dans le débat socialiste. Il a enfin remercié Manuel Valls pour le soutien qu'il lui a apporté en vue du second tour.Sa rivale, Martine Aubry, s'est pour sa part félicitée de la «belle image» donnée par ce vote, assurant que les candidats avaient donné «un avant-goût d'une belle équipe de France» en vue de la présidentielle. C'est «un dimanche qui marquera l'histoire de notre démocratie et de la gauche», a-t-elle souligné lors d'une allocution à Solférino. La maire de Lille a aussi assuré vouloir porter le changement dont la France a besoin pour les prochaines années. «Je battrai Sarkozy en 2012», a-t-elle affirmé tout en indiquant être fiere de la campagne qu'elle a mené.
Grand vainqueur de ce premier tour de la primaire, Arnaud Montebourg a estimé qu'avec son score la «démondialisation» était «au coeur» de la présidentielle de mai 2012. «La cause de la nouvelle France (...) a réussi l'exploit de faire mentir les sondages, de mettre en minorité les deux candidats officiels et d'installer au coeur de la primaire et de l'élection présidentielle de l'année prochaine, la demondialisation, la VIe République, le capitalisme coopératif, la lutte contre la corruption», a-t-il déclaré depuis le siège du Parti socialiste.
De son côté, Ségolène Royal a pris «acte d'un résultat très décevant». «Tout le monde a constaté que nos idées ont fait avancer la gauche et les socialistes, même lorsqu'elles étaient très avant-gardistes, notamment l'exigence d'une démocratie participative que l'on a vu à l'oeuvre dans ces primaires», a souligné la présidente de la région Poitou-Charentes. «Je continue à être là avec vous bien présente et au combat pour continuer à faire avancer la gauche, à anticiper l'avenir et pour défendre les idées auxquelles je crois», a-t-elle ajouté devant ses militants.
Peu après, elle n'a pu cacher la très forte émotion qui l'a submergée
Arrivé dernier du scrutin, Jean-Michel Baylet a estimé dimanche soir que la gauche était «désormais en ordre de bataille» pour la présidentielle grâce à la participation importante au scrutin. «Plus de deux millions de votants, c'est une réussite exceptionnelle, remarquable, et c'est le signe que les Français veulent vraiment le changement», a-t-il commenté devant quelques dizaines de militants rassemblés au quartier général du PRG à Paris. Interrogé sur son faible score (1%), il a affirmé qu'il ne «courait pas» après.
De 9 heures à 19 heures, près de 2,5 millions de votants se sont rendus dans les 10.000 bureaux de vote ouverts en métropole. La plupart des candidats visaient le dépassement du seuil d'un million de votants pour parler de «succès». Après la fermeture des bureaux de vote, le premier secrétaire du PS par intérim, Harlem Désir, a jugé que ce premier tour avait été un énorme succès et «une immense victoire pour la démocratie, pour les Français et le renouveau de la démocratie française».
vendredi 7 octobre 2011
Et si c'était elle?
Les 9 et 16 octobre, les citoyens qui adhèrent aux valeurs de gauche voteront, pour des idées bien sûr, mais également pour une personnalité. Or, les idées, comme les personnalités, s’inscrivent dans une durée que le jeu médiatique occulte. Tout se passe aujourd'hui comme si le débat public avançait sans passé ni mémoire. Faute de creuser le passé, même récent, les médias se contentent ainsi trop souvent de constater. Constater que les candidats convergent ou constater que leurs programmes se ressemblent, alors qu’il faudrait étudier de plus près l’évolution de leurs positions pour ainsi évaluer la permanence de leurs convictions et la réalité de leurs différences.
Au cours de ces dernières années, Ségolène Royal a constamment tracé l’avenir de la gauche: pionnière, elle a proposé des solutions ambitieuses, les a défendues courageusement, avant de les voir reprises des mois ou des années plus tard, et dans l’indifférence des commentateurs, par ses camarades du Parti Socialiste. La croissance verte, qui a été un véritable cheval de bataille pour elle dès les années 90 et particulièrement depuis 2006, figure aujourd’hui en bonne place dans les programmes des candidats. La sortie du nucléaire aussi, de façon plus ou moins claire. Sauf que, Ségolène Royal, elle, n’a pas attendu Fukushima pour la défendre. La fermeté face à l’insécurité qui lui a attiré tant de critiques en 2006. L’ouverture du parti socialiste sur la société, la démocratie participative. Les solutions radicales contre la crise financière qu’elle avançait dès 2008. La priorité fiscale aux entreprises qui investissent, la création d’un gouvernement de la zone euro, la réforme bancaire, le conditionnement des aides aux entreprises… autant de sujet qui feraient « consensus » aujourd’hui si l’on en croit les éditorialistes. Dormez tranquille bonnes gens !
Il y a plus étonnant encore : les idées de Ségolène Royal inspirent même au-delà de la gauche. Nicolas Sarkozy, à bout de souffle au terme d’un mandat marqué par l'injustice et l'inefficacité, recours à l’encadrement militaire des délinquants et la banque publique d’investissement pour venir en aide aux PME ; deux solutions majeures de Ségolène Royal datant de 2007 et 2008. Toujours dans le silence et l’indifférence des commentateurs.
Si Ségolène Royal est « en avant », si elle propose des idées et que les autres se les approprient, il y a de quoi se réjouir, bien sûr. C’est la preuve que les idées innovantes font leur chemin. Mais dans le cas des primaires socialistes, ne pas relever ces appropriations, c’est brouiller les lignes du débat. Prisonniers d’une vision statique des programmes, les journalistes passent à coté de l’information essentielle, celle qui pourtant intéresse le plus les électeurs : où est le mouvement et où est l’immobilisme, où sont les belles paroles et où sont les réalisations, où est la conviction et où est l’opportunisme.
Guillaume Garot
Najat Vallaud Belkacem
Portes paroles
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dimanche 28 août 2011
Suivre l'université d'été du Parti Socialiste à la Rochelle via des dossiers de Presse (1)
La plupart des quotidiens français consacrent d'excellents dossiers de presse à l'université d'été du Parti Socialiste à la Rochelle.
Libellés :
DOssiers de presse,
La Rochelle 2011,
LE Figaro.fr,
Parti Socialiste,
Primaires PS,
Primaires socialistes,
UNiversité d'été PS
Vincennes (Ile de France - France)
La Rochelle, France
samedi 27 août 2011
Selon le Figaro, à La Rochelle, Royal parvient encore à étonner
À La Rochelle, Royal parvient encore à étonner
Mots clés : Primaires, LA ROCHELLE, Ségolène Royal, PSPar Nicolas Barotte, François-Xavier Bourmaud Mis à jour
Crédits photo : Bob Edme/AP
La présidente de Poitou-Charentes prône des solutions radicales face à la crise.
Dans son discours, elle propose des solutions qu'elle veut « radicale ». Par exemple : Interdire les licenciements boursiers, rendre public la liste des banques qui ont spéculé contre les Etats, le rétablissement de la première année de formation des enseignants, la mise en place de deux adultes par classe dans les collèges des quartiers défavorisés. « On ne sortira pas de cette crise dans le système actuel. Cela ne servirait à rien de colmater une nouvelle brèche. Mais la réponse à la précarité n'est pas dans l'assistanat. Elle est dans la responsabilité individuelle » , explique-t-elle.
Et elle a relancé l'une de ses propositions phares : l'encadrement militaire des primo délinquants. Ses partisans applaudissent. Mais quelques huées sifflent aussi. La proposition choque toujours au PS. « Je ne veux plus que la gauche perde sa crédibilité sur ce sujet », réplique-t-elle avant de recoller avec le projet du PS qui prévoit le retour de la police de proximité. Au bout du compte, elle aura donné l'apparence de compter autant que les deux favoris, François Hollande et Martine Aubry, qui l'a écoutée dans la salle.
Certains au PS sont bluffés par sa détermination. « Alors qu'elle est quand même toute seule », salue Jean-Marie Le Guen, un proche de Dominique Strauss-Kahn qui soutient François Hollande. « Elle aura un rôle déterminant ». Au minimum celui d'arbitre.
Vendredi soir, elle aussi avait réuni ses troupes : plusieurs centaines de convaincus qui lui ont offert une standing ovation de plus d'une dizaine de minute. Même ses proches en sont encore stupéfaits.
LIRE AUSSi :
» Ségolène Royal fait son autopromo à La Rochelle
» L'unité du PS à l'épreuve des débats
Université d'été du PS à la Rochelle 2011, c'est parti!
Les socialistes ont ouvert ce vendredi leur université d'été à la Rochelle. En attendant quelques posts où nous ferons état des échanges et principales interventions, nous conseillons d'ores et déjà de suivre le blog suivant des journalistes du Monde qui suivent pour nous l'actualité de cette université d'été; Bien que les 2 principaux favoris soient mis en avant et donnés dans une posture de compétiteurs arrivant selon les sondages largement en tête, les outsiders, notamment Ségolène Royal occupent une place stratégique de poids et jouent leur rôle de pivot dans cette université.
Pour l'université d'été du parti, du 26 au 28 août, nos envoyés spéciaux à la Rochelle sont Thomas Wieder, Samuel Laurent, Françoise Fressoz et Nabil Wakim.
http://partisocialiste.blog.lemonde.fr
A propos du blog du journal Le Monde "Les socialistes en primaires":
Sur ce blog, le service politique du Monde vous propose de suivre l'université d'été du PS et sa "primaire citoyenne". Enjeux de fond, coulisses, grandes déclarations et petites phrases... durant un mois, nous faisons ici le récit de la campagne d'un parti socialiste qui, comme en 2007, retourne en primaire.Pour l'université d'été du parti, du 26 au 28 août, nos envoyés spéciaux à la Rochelle sont Thomas Wieder, Samuel Laurent, Françoise Fressoz et Nabil Wakim.
http://partisocialiste.blog.lemonde.fr
vendredi 22 juillet 2011
… Un des enjeux politiques de la présidentielle
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/07/18/97001-20110718FILWWW00353-rassemblement-le-guen-approuve-royal.php
Le député strauss-kahnien Jean-Marie Le Guen a estimé aujourd'hui que "le rassemblement le plus large au-delà de la gauche", comme l'a préconisé Ségolène Royal, serait "un des enjeux politiques de la présidentielle". "Le pays est dans une telle situation de déclin, la situation économique est tellement dégradée, qu'il faut un vaste rassemblement face à Nicolas Sarkozy", a ajouté le député.
La veille sur France 2, Ségolène Royal, candidate à l'investiture PS pour la présidentielle, s'était dite prête à rassembler de l'extrême gauche à "la droite gaulliste" <http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/07/17/97001-20110717FILWWW00170-royal-union-jusqu-a-la-droite-gaulliste.php> , si elle remportait la primaire.
Questionné sur cette ouverture jusqu'à la droite gaulliste, "celle de Dominique de Villepin", Jean-Marie Le Guen a donné raison à Mme Royal, estimant cependant qu'elle avait "un peu précipité les choses". Mais sur le fond, il a fait valoir que si la présidentielle était un affrontement gauche/droite, il y avait un risque pour la gauche de perdre ce scrutin. Pour lui, la gauche doit être capable de rassembler au-delà de son camp si elle veut l'emporter en 2012.
Le député strauss-kahnien Jean-Marie Le Guen a estimé aujourd'hui que "le rassemblement le plus large au-delà de la gauche", comme l'a préconisé Ségolène Royal, serait "un des enjeux politiques de la présidentielle". "Le pays est dans une telle situation de déclin, la situation économique est tellement dégradée, qu'il faut un vaste rassemblement face à Nicolas Sarkozy", a ajouté le député.
La veille sur France 2, Ségolène Royal, candidate à l'investiture PS pour la présidentielle, s'était dite prête à rassembler de l'extrême gauche à "la droite gaulliste" <http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/07/17/97001-20110717FILWWW00170-royal-union-jusqu-a-la-droite-gaulliste.php> , si elle remportait la primaire.
Questionné sur cette ouverture jusqu'à la droite gaulliste, "celle de Dominique de Villepin", Jean-Marie Le Guen a donné raison à Mme Royal, estimant cependant qu'elle avait "un peu précipité les choses". Mais sur le fond, il a fait valoir que si la présidentielle était un affrontement gauche/droite, il y avait un risque pour la gauche de perdre ce scrutin. Pour lui, la gauche doit être capable de rassembler au-delà de son camp si elle veut l'emporter en 2012.
mardi 19 juillet 2011
L’équation Royal
L’équation Royal: "Le soutien de l’appareil du PS m’a manqué en 2007, malgré ça j’ai obtenu 17 millions de voix au 2e tour, ce qui n’avait pas été le cas en 2002 avec le soutien du PS"
« En 2007, j’ai obtenu 17 millions de voix et j’étais présente au second tour de l’élection présidentielle. », dit Ségolène Royal au cours des interviews qu’elle accorde. « Mais vous avez perdu ! », répondent les journalistes. Et nous enregistrons ça comme des faits.
Pourtant, il y a cette image au fond de toutes les mémoires de Ségolène Royal le soir du 6 mai 2007, sur le toit de Solferino, devant des milliers de Français, dont beaucoup de jeunes, qui applaudissaient et scandaient « Ségolène, mer-ci ! Ségolène, mer-ci ! », pour finalement délivrer un message tourné vers l’avenir : « Nous devons construire ensemble le renouveau qui nous conduira vers la victoire future ! ».
Des milliers de Français, le 6 mai 2007, devant Ségolène Royal, sur le toit de Solferino, tournés vers l'avenir (BFM TV, 10/01/2011)
Un formidable élan populaire, celui d’une France métissée rassemblée autour de la candidate.
Hier, sur France Info, Ségolène Royal a rappelé certaines vérités :
« Le soutien de l’appareil, en effet, du Parti socialiste m’a manqué en 2007, et malgré cela, j’ai obtenu 17 millions de voix et j’étais présente au second tour de l’élection présidentielle, ce qui n’avait pas été le cas en 2002, avec le soutien du Parti socialiste.
Donc vous voyez, le soutien d’un appareil ne suffit pas, la preuve, si l’on compare 2002 et 2007 ; il est nécessaire, et là il ne manquera pas, puisque celui ou celle qui sera désigné, j’espère être celle-là, rassemblera l’ensemble des hommes et des femmes, pas seulement des élus, mais de tous les Français. »
En disant ça, Ségolène Royal est modeste : elle est tout simplement la seule personnalité de gauche de la Vème République à être parvenue à accéder au second tour de l’élection présidentielle, et à y être parvenue en recueillant le plus grand nombre de voix. 16 790 440 voix très exactement, soit 86 000 suffrages de plus que François Mitterrand, président de la République réélu en 1988 avec 16 704 279 voix et 54,02%, et plus d’un million de voix de plus que François Mitterrand en 1981 (15 708 262 voix et 51,76%).
François Mitterrand au Panthéon le 21 mai 1981, premier jour du premier septennat du président socialiste
Bien sûr, 1981 ou 1988, c’est loin, la population française a augmenté, etc., mais justement, c’est parce que personne entre temps n’a réussi à franchir le premier tour ! Et en particulier pas le candidat de 1995 qui a aussi été celui de 2002 et à qui on n’a jamais reproché de « rejouer la même affiche » avec Jacques Chirac.
Plus près donc : 2002. Si l’on compare les scores au premier tour de Ségolène Royal en 2007 (9 500 112 voix) et non pas du seul Lionel Jospin, Premier ministre sortant (4 610 113 voix), mais de lasomme du PS + PRG (Christiane Taubira) + MDC (Jean-Pierre Chevènement), soit 6 789 088 voix, on constate qu’à 5 ans d’intervalle, alors que le corps électoral a augmenté de 8%, le score de Ségolène Royal en 2007 est de 40% supérieur à celui des ‘PS et apparentés’ en 2002 !
Certains objecteront que la participation était plus faible au premier tour en 2002 (71,60%) qu’en 2007 (83,77%), mais à qui la faute et comment déterminer les effets de ce qu’aurait donné une participation plus forte ? Ce qui est sûr, c’est qu’entre François Mitterrand en 1981 (81,09%) et en 1988 (81,35%), et Ségolène Royal en 2007 (83,77%), la participation au premier tour est restée stable.
En fait le seul à avoir fait mieux que Ségolène Royal en nombre de voix au premier tour, c’est le président François Mitterrand, qui allait être réélu en 1988, avec 10 381 332 suffrages (880 000 de plus que Ségolène Royal en 2007).
En bref, la dynamique des suffrages, seuls deux personnages ont su vraiment l’incarner à gauche à l’élection présidentielle au cours de la Vème République : François Mitterrand, et plus récemment, Ségolène Royal.
Le Parti socialiste orphelin le 21 avril 2002 tranche crument avec la foule des Français amassée au pied de Solférino le 6 mai 2007, résolument tournée vers l’avenir.
« Je suis au travail depuis 4 ans, avec une équipe de campagne qui est en place depuis 4 ans. », martelait Ségolène Royal hier sur France Info.
Elle est maintenant prête. Prête à rassembler à nouveau tous les Français. Elle peut le faire. Elle l’a encore démontré en mars 2010 dans sa Région dès le premier tour. Autour de son équation personnelle.
Autour de l’équation Royal.
Elle a un record à battre : le sien. Et un adversaire à mettre à terre : le candidat de droite.
Frédérick Moulin
lundi 18 juillet 2011
Le PS toujours face à une exigence de démocratie
Les militants PS en ont marre d’avoir l’impression de se faire promener et commencent déjà à regarder ailleurs…
En effet, partant du fait établi qu'un chroniqueur politique ou un journaliste est un employé comme les autres, et donc astreint à suivre une ligne éditoriale (s'il veut garder son job), et ceci est vrai quelque soit le médias (télé, radio, presse écrite, internet), il est évident que les commentateurs politiques vont donc (par obligation professionnelle à défaut de convictions sincères) faire le jeu des patrons de Presse.
Qui sont ces patrons ?
Si vous connaissez la réponse, vous saurez pour qui ils roulent, qui ils veulent favoriser et pourquoi.
Ils ont donc un but unique : aider à l'élection de leur favori Nicolas Sarkozy. C'est normal (ce qui ne serait pas normal c’est que tous les médias soient dans une seule et même main…).
Sont-ils bêtes au point de l'afficher ouvertement ? Surement pas ! Pour le coup ce serait totalement stupide !
Alors, il leur faut d'abord éliminer l'adversaire principal d'en face, Ségolène Royal, qui risque de battre leur poulain en 2012. Ils vont donc "choisir" de mettre en avant un adversaire qui sera par la suite plus facile à battre, quelqu'un qu'on pourra soit discréditer sans efforts particuliers parce qu'il est d'une nature disons "spéciale" (Dominique Strauss-Kahn), soit un autre réputé sans envergure (François Hollande), soit encore quelqu'un sans réelle consistance (Martine Aubry), ou alors un ou plusieurs candidats carrément moins crédibles. Dans ce panier d'Ego qu'est le PS, ça sera du gateau, il n'y a que l'embarras du choix.
Cette stratégie va se mettre en place en utilisant des coups de boutoir successifs basés sur des commentaires de sondages bidonnés grâce aux fameux redressements des marges d'erreurs.
Ces marges étant de 2, 3, 4 ou voire même 5 points , on augmente d'autant celui qu'on veut faire monter dans les résultats, et on baisse d'autant celui qu'on veut éliminer.
Ainsi un résultat de 10 % pour "X" va être présenté à 12, 13, 14, voire 15 % et un résultat de 30 % pour "Y" va être présenté à 28, 27, 26, voir 25 %. Vous allez me dire, oui mais "Y" est toujours devant "X" ! Oui, bien sûr, mais ce qui sera commenté ce n'est pas que l'un est devant et l'autre derrière, c'est que l'un "grimpe" et l'autre "chute".
- 1 - Éliminer Ségolène Royal. Comment ?
Dans un premier temps on lva la confronter artificiellement, par sondages interposés, à un ou plusieurs adversaires dans son propre camp pour lui baisser un peu sa côte (pas trop au début, il faut que ça reste crédible) et monter celle des autres grâce aux fameux et mystérieux redressements occultes. Sur la base des résultats de cette confrontation «sondagière » les commentateurs vont pouvoir « matraquer » le « décrochage dans l’opinion » de Ségolène Royal. Ce matraquage de commentaires de la baisse de Royal et de la montée des DSK, Hollande, Aubry, sert à préparer les sondages suivants qui, répétés sans cesse toujours à la baisse pour la même et toujours à la hausse pour les autres, finit par accréditer l’idée dans l’opinion que celle qui était l’adversaire principal n’est plus maintenant qu’un outsider déjà dans son propre camp et donc à plus forte raison dans une confrontation électorale nationale avec Sarkozy. L’argument d’incompétence ayant fait long feu, on parlera dorénavant de « perdante à tous les coups».
On remarquera que, tout au long de la mise en œuvre de ce mécanisme, les propositions de fond de Ségolène Royal et le silence des autres sont évacuées par les médias au profit des seuls commentaires des « experts » politiques basés sur ces fameux sondages et uniquement sur eux…
- 2 - Choisir son adversaire. Qui ?
J’ai dit plus haut « un adversaire soit discrédité, soit sans envergure, soit sans réelle consistance, soit moins crédible » dans cet ordre.
-a/ facile à discréditer : de préférence DSK qui semble le plus en décalage avec les « mentalités » et la « culture » de ceux qui auront à voter pour lui. Avantage indéniable : cela divisera le PS et fera fuire certains électeurs du PS vers les partis qui sont en marge (la gauche de la Gauche ou la droite de la Droite). Le problème de cette tactique réside dans le risque de voir revenir Ségolène Royal, alors on fait aussi monter dans les sondages Aubry et Hollande qui feront tampon entre DSK et Ségolène Royal, de manière à la tuer définitivement. Double avantage, on se prémunit contre son éventuel retour d’une part, et si d’aventure DSK se trouve « empêché » plus tôt que prévu on aura sous la main deux autres adversaires qu’on battra facilement.
-b/ un adversaire sans envergure, donc François Hollande, un candidat normal, monsieur tout-le-monde, bien sous tous rapports mais sans réelle expérience d’exercice du pouvoir, lisse, sans aspérités idéologiques, réputé plus pour sa mollesse et sa constance dans la recherche de consensus, et qui serait finalement l’otage de ceux qui l’auront fait roi. Que ces traits de caractère soient vrais ou faux, peu importe, de toutes façons les commentateurs seront là pour le faire monter dans les sondages jusqu'à la fin des Primaires, quitte ensuite à utiliser le moment venu ces faiblesses dans la confrontation finale nationale, celle qui l'opposera à Sarkozy. On (les médias) va donc le soutenir jusqu'à son éventuelle désignation, pour mieux l'abattre ensuite.
-c/ Martine Aubry, une candidate sans réelle consistance, une candidate ordinaire, rugueuse, dont on ne sait jamais ce qu'elle pense, antipathique ou réputée telle, sans originalité, sans vision d’avenir ou propositions novatrices, sans imagination, sans autre légitimité qu’une désignation douteuse et obscure par une nomenklatura d’apparatchiks déconsidérés et comploteurs. Elle aussi facile à battre parce qu'elle n'a de Gauche que la carte du PS, et qui, en plus, fera revenir les voix FN vers Sarkozy. Martine Aubry, c'est du pain bénit pour Sarkozy.
d/ il faut aussi utiliser des candidats moins crédibles, de second rang qui n’ont aucune chance de gagner mais qui diviseront un peu plus le camp adverse et affaibliront d’autant celle qui finalement est la seule qui peut vraiment gagné. Tout ce qui évitera le retour sur la scène de Ségolène Royal est bon à prendre. Rien ne doit être négligé. Consigne aux commentateurs politiques : "ne jamais nommer Ségolène Royal, mais si vous ne pouvez la taire, alors que son nom soit toujours accompagné d'un mot, d'une expression ou d'une idée négative".
- 3 - Une fois que l’adversaire ‘choisi » (DSK, Hollande ou Aubry) aura été « désigné » grâce à toutes ces manœuvres et que donc la voie est libre pour Sarkozy, les médias vont s’appuyer sur toutes leurs insuffisances et leurs faiblesses (qu'on avait pris grand soin d'occulter dans la campagne des Primaires) pour le faire apparaître comme incapable d’exercer la fonction suprême et gageons que de sondages en sondages, après l’avoir présenté comme le gagnant virtuel il le présenteront comme une erreur de casting. Casting qu’ils auront eux-mêmes organisé.
Notons une fois encore que, pour l’instant, tout ce système fonctionne parce que ce sont les sondages et les commentateurs politiques aux ordres qui font des prédictions sur le résultat des élections. Et, bien entendu comme d'habitude, ils seront contredits par les électeurs...dernier en date Eva Joly.
Sans débats directs télévisés entre les candidats, face aux Français, et répondant aux mêmes questions sur des thèmes précis et exposant chacun devant le même auditoire sa vision, ses propositions, ses idées et sa personnalité, les Français de Gauche ne seront pas informés « démocratiquement » et ne choisiront qu’en fonction des impressions que les médias leur auront imprimées dans le cerveau.
C'est pourquoi si le PS, ses dirigeants et ses militants ne prennent pas la mesure de ce qui déroulent sous leurs yeux, s’ils « n’exigent » pas collectivement des médias que des débats francs, directs et équitables, surtout équitables d’ailleurs, soient organisés tout au long de la Primaire et pas seulement un ou deux débats à la fin de la période … cette quatrième défaite consécutive, on peut le dire, est d’ors et déjà programmée parce que leur candidat aura été « choisi et imposé » par leurs adversaires et non pas par un élan profond de leurs électeurs équitablement et démocratiquement informés.
Si le PS veut rééditer le Congrès de Reims et ne donne pas, cette fois-ci, l’exemple d’une campagne honnête, démocratique, à la régulière, exigeant des médias de ne pas privilégier l’un ou l’autre des concurrents, soit par les temps de parole, soit par des commentaires positifs pour les uns et négatifs pour les autres, je le répète, si le PS préfère savonner lui-même sa planche, alors il ne survivra pas à la défaite de 2012. Et ce sont les dirigeants actuels qui en seront les seuls et uniques responsables.
Comme l'écrivait Rimbaud, la vraie vie est ailleurs…
vendredi 27 mai 2011
Transmission des listes électorales
Primaire: Royal appelle Guéant à la rescousse pour la transmission des listes électorales
ACTUALISÉ
La candidate affirme qu'un certain nombre de préfets sont «réticents» à communiquer au PS ces listes en vue de l'organisation de sa primaire.
Ségolène Royal le 15 mai 2011 à Paris (© AFP Bertrand Langlois)
Ségolène Royal a affirmé jeudi qu'un certain nombre de préfets étaient «réticents» à communiquer au PS les listes électorales en vue de l'organisation de sa primaire pour la présidentielle. Candidate déclarée à cette compétition, elle a demandé au ministre de l'Intérieur d'y mettre bon «ordre».
«Aujourd'hui, il y a déjà plus de 6.000 bureaux de vote qui sont en place, l'objectif c'est de mettre en place 10.000 bureaux de vote», a déclaré sur RTL Ségolène Royal.
Mais, a-t-elle noté, «il y a un certain nombre de départements encore réfractaires, comme le Pas-de-Calais, où les bureaux de vote ne sont pas mis en place».
Selon la présidente de la région Poitou-Charentes, «un certain nombre de préfets sont réticents pour communiquer, conformément à la loi, les listes électorales». «Il va falloir qu'ils s'y mettent et que le ministre de l'Intérieur (Claude Guéant) mette un peu d'ordre pour que les listes électorales soient transmises», a-t-elle dit.
Benoît Hamon a, à son tour, souligné «les difficultés» du PS à «obtenir les listes électorales» dans certains départements. Parfois «pour des raisons tout à fait acceptables, parce qu’elles ne sont pas numérisées partout», mais «il y a un certain nombre de départements (...) où on a manifestement des préfets qui ne sont pas pressés du tout, voire même le contraire, de nous transmettre les listes électorales», explique le porte-parole du PS.
Le scrutin de la primaire, destiné à désigner le ou la candidate du PS à la présidentielle, est prévu les 9 et 16 octobre prochains. Le dépôt officiel des candidatures est fixé du 28 juin au 13 juillet.
mardi 11 janvier 2011
Ségolène Royal à la Cartoucherie de Vincennes pour l'UPP sur l'avenir de l'éducation
Ce samedi 15 janvier à 14h30, Ségolène Royal sera présente pour l'Université Populaire sur l'Éducation qui se tiendra à la Cartoucherie de Vincennes:
vendredi 7 janvier 2011
Cantonales amorcées
Cantonales : rupture entre le PC et le PS
Pour le premier tour des cantonales, le PS s’allie aux écologistes,mais pas au PC. Une stratégie contestée au sein même du Parti socialiste.
VINCENT VÉRIER | 06.01.2011, 07h00
C’est un tournant politique pour le Val-de-Marne. Après plusieurs semaines de tergiversations, les socialistes ont finalement décidé mardi soir de s’unir avec Europe Ecologie-les Verts (EELV) pour le premier tour des cantonales qui se déroulera le 20 mars. Oublié le partenaire historique communiste. « Ce n’est pas nous qui rejetons le PC, mais le PC qui refuse l’union de toute la gauche, tempère Luc Carnouvas, le patron des socialistes val-de-marnais. Verts, MRC, PRG, Gauche citoyenne et PS ont tous accepté l’union. Les communistes, comme d’habitude, préfèrent que chacun parte sous ses couleurs. Ils se sont exclus eux-mêmes. »
Un accord vécu par le PC comme une véritable « machine de guerre » contre lui. La réponse de la première fédérale communiste ne s’est d’ailleurs pas fait attendre : « L’accord d’union de la gauche sur les sénatoriales est annulé, a répliqué Laurence Cohen en forme de représailles. Le choix des socialistes va à l’encontre de l’histoire de ce département. C’est incompréhensible. » Un dénouement en forme de vaudeville où le parti écologiste se voit affublé du rôle de diviseur : « Le blocage est venu des Verts, dénonce Laurence Cohen. Ils voulaient un de nos cantons. Le Parti socialiste a choisi de soutenir ce partenaire indécis, très bien… » Dans un communiqué, Christian Favier, président communiste du conseil général, ne cache pas son amertume : « Je constate avec regret que la direction départementale du Parti socialiste préfère choisir l’aventure avec une force politique qui prône la disparition des départements plutôt que la poursuite loyale d’une gestion solidaire et partagée de notre collectivité départementale. »
Un mécontentement qui traverse même les rangs socialistes : « C’est un choix aventureux, estime Laurent Cathala, le député-maire de Créteil. Je ne suis pas hostile à ce qu’on s’élargisse, mais pas au détriment du partenaire naturel. » Si, pour Luc Carvounas, « on peut espérer rafler à la droite les cantons de Vincennes, Chennevières ou encore Charenton », d’autres socialistes verraient bien les cantons communistes de Villejuif, Bonneuil mais aussi de Chevilly-Larue tomber dans leur escarcelle. « Je ne suis pas certain que cet accord aura le résultat espéré, prédit pourtant Laurent Cathala. Quelle est la cohérence d’un tel accord alors que dans trois ans il est prévu de supprimer les départements ? Nous n’avons pas de programme entre Europe écologie et nous, pas de candidat pour prendre la présidence du conseil général. Cet accord aura simplement des conséquences néfastes sur les prochaines élections législatives et communales. » Une éventualité que la direction socialiste veut à tout prix éviter : « Notre campagne sera exemplaire, annonce Luc Carnouvas. Pas question d’insulter l’avenir. Je ne ferme pas la porte aux communistes. Mais s’ils veulent venir, ce sera dans le cadre des accords que nous aurons signés avec les Verts… »
Le Parisien
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mardi 2 février 2010
Echo socialiste en Languedoc - Le "Ben oui… Ben non…" de Martine Aubry
Mais que fait Martine Aubry en Languedoc Roussillon. D'après le Nouvel Obs, c'est bien malgré elle qu'elle se serait résignée à lancer contre Georges Frêche en Languedoc Roussillon ses propres troupes PS conduite par la maire de Montpellier, Hélène Mandroux. Décidément Martine Aubry poursuit son pas de deux, tantôt pour tantôt contre le puissant élu régional, tantôt pro-rénovation, tantôt pro -conservation. Bref, la ligne claire habituelle du PS actuel.
Ci-dessous l''article du Nouvel Obs :
"Aubry malgré elle...
Dimanche 17 janvier, sur RTL, quand on lui a demandé si elle soutenait Frêche, elle a dit : «Ben oui.» Le 16 juin dernier, devant le secrétariat national, elle avait pourtant juré qu'il était trop déconsidéré pour recevoir l'appui du PS lors des élections régionales. Martine Aubry n'a pas tourné casaque. Elle s'est tout simplement résignée à une situation qui la contraint, faute d'avoir su construire une alternative crédible. La première secrétaire, malgré le vote du conseil national du parti, continue à observer avec attention les initiatives de la maire de Montpellier, Hélène Mandroux. Si, par hasard, celle-ci devait finalement rejoindre, avec quelques amis, la liste d'Europe Ecologie, ce n'est pas elle qui lui lancera la première pierre. Bien au contraire. En public, en attendant, elle reste une «malgré-nous» du frêchisme. En retour, le président de la région Languedoc-Roussillon lui a délivré un certificat de présidentiabilité. «Il y a Hollande et Martine. Elle n'est pas ma tasse de thé mais je reconnais qu'elle se débrouille plutôt bien.» Georges Frêche a de l'humour. La patronne du PS a laissé se développer une situation inextricable et grotesque qui veut que le PS soutienne de facto un homme qu'il a exclu de ses rangs, tandis qu'un secrétaire national, Arnaud Montebourg, et son adjoint Paul Aliès continuent à faire bouillir, à Montpellier, les marmites de la révolte. Au nom de la rénovation ! Et pour ne rien gâter, c'est Laurent Fabius qui a lancé publiquement qu'il aurait du mal à voter Frêche, s'il était électeur dans la région.
«Ben oui» d'un côté, «ben non» de l'autre. Pour comprendre, il faut regarder d'abord à Paris. Tout s'est joué cet automne. Pour débloquer la situation, il aurait fallu que la direction du PS accepte l'idée d'une liste d'union conduite par un écolo et que les Verts fassent un accroc à leur ligne d'autonomie dans toutes les régions. Ni Aubry ni Duflot n'y étaient alors vraiment prêtes. Autre difficulté, celle-là locale : les socialistes languedociens n'étaient pas disposés à la rupture avec leur leader historique. Dans cette affaire, Georges Frêche, comme d'habitude, a su allier brutalité et finesse. Le seul qui ait ouvertement osé le défier s'appelle Eric Andrieu, premier secrétaire de la puissante fédération de l'Aude. Mais ce représentant doué et apprécié de la nouvelle génération socialiste n'a jamais su dire s'il voulait remplacer Frêche ou aider simplement à la solution alternative. Le vieux lion a lancé dans les pattes de l'insolent un de ses meilleurs amis. Audois comme lui, franc-maçon comme lui, jeune comme lui et amoureux du beau jeu rugbystique comme lui. Didier Codorniou, ex-trois-quarts centre du XV de France et maire très populaire de Gruissan, n'a pas fait dans la dentelle. Pour lui, c'était Frêche, point barre. A une très nette majorité (66%), les militants de la région lui ont remis les clés de l'investiture, à charge pour lui de les transmettre au président sortant. Aujourd'hui, Andrieu, qui est rentré dans le rang, explique qu'en Languedoc-Roussillon les deux tiers des sections sont peuplées par des élus et leurs obligés. Avec sagesse mais aussi un brin de fatalisme, il confie qu'on ne bâtit rien de sérieux sur «la dépolitisation» et la soumission inconditionnelle. «Il faut penser à l'avenir», dit-il. Le sien, sous la coupe de Frêche et alors qu'à Paris ses protecteurs se font rares, s'annonce en tout cas périlleux."
François Bazin
Le Nouvel Observateur
«Ben oui» d'un côté, «ben non» de l'autre. Pour comprendre, il faut regarder d'abord à Paris. Tout s'est joué cet automne. Pour débloquer la situation, il aurait fallu que la direction du PS accepte l'idée d'une liste d'union conduite par un écolo et que les Verts fassent un accroc à leur ligne d'autonomie dans toutes les régions. Ni Aubry ni Duflot n'y étaient alors vraiment prêtes. Autre difficulté, celle-là locale : les socialistes languedociens n'étaient pas disposés à la rupture avec leur leader historique. Dans cette affaire, Georges Frêche, comme d'habitude, a su allier brutalité et finesse. Le seul qui ait ouvertement osé le défier s'appelle Eric Andrieu, premier secrétaire de la puissante fédération de l'Aude. Mais ce représentant doué et apprécié de la nouvelle génération socialiste n'a jamais su dire s'il voulait remplacer Frêche ou aider simplement à la solution alternative. Le vieux lion a lancé dans les pattes de l'insolent un de ses meilleurs amis. Audois comme lui, franc-maçon comme lui, jeune comme lui et amoureux du beau jeu rugbystique comme lui. Didier Codorniou, ex-trois-quarts centre du XV de France et maire très populaire de Gruissan, n'a pas fait dans la dentelle. Pour lui, c'était Frêche, point barre. A une très nette majorité (66%), les militants de la région lui ont remis les clés de l'investiture, à charge pour lui de les transmettre au président sortant. Aujourd'hui, Andrieu, qui est rentré dans le rang, explique qu'en Languedoc-Roussillon les deux tiers des sections sont peuplées par des élus et leurs obligés. Avec sagesse mais aussi un brin de fatalisme, il confie qu'on ne bâtit rien de sérieux sur «la dépolitisation» et la soumission inconditionnelle. «Il faut penser à l'avenir», dit-il. Le sien, sous la coupe de Frêche et alors qu'à Paris ses protecteurs se font rares, s'annonce en tout cas périlleux."
François Bazin
Le Nouvel Observateur
mardi 9 juin 2009
Retour sur les Européennes, Suite
Suite du commentaire sur les Européennes du 08 juin dans le présent blog (voir plus haut).
Le PS en effet représente une force d'opposition reconnue à Vincennes et non négligeable, même si elle a été endiguée et contenue dans la fourchette des 17 à 25 % selon les types d'élections.
Sur un scrutin à la proportionnelle intégrale à un seul tour comme l'étaient les européennes et avec le triple handicap d'une majorité présidentielle bien soudée, d'une dynamique écologique très forte, et d'un très grand nombre de listes en concurrence (officiellement 27), le PS ne pouvait guère escompter faire un score élevé tendu vers les 20 % et plus. Mais il pouvait espérer coller à son score moyen traditionnel entre 18 et 20 % (conformément d'ailleurs au projections que produisaient les sondages pour le PS au niveau national), et ce d'autant que l'équipe municipale avait été changée et rajeunie il y avait moins d'un an, et que suite au Congrès de Reims la configuration de la nouvelle section était censée produire les effets d'une rénovation enclenchée sous l'égide d'Arnaud de Montebourg, responsable national à la rénovation. Qui plus est l'évolution notable depuis quelques années de la population Vincennoise, son rajeunissement ainsi que son dynamisme démographique (un assez grand nombre de couples avec de jeunes enfants attachés à des services sociaux optimisés, crèches, établissements scolaires et sportifs, associations et.) laissait espérer aux socialistes une progressions supplémentaire. Il n'en a rien été ce qui marque que le PS n'a pas su tirer à Vincennes le bénéfice d'une telle évolution. Les raisons en seraient multiples, à commencer par le fait que d'autres forces politiques se sont mieux positionnées face à ces changements. La municipalité actuelle gère la ville avec une efficacité indéniable, mélant un souci de pragmatisme à des exigences de qualité. La ville a changé de visage et aux dires de nombreux témoins habitants de longue date s'est améliorée du point de vue de sa qualité de vie et de son dynamisme (projet de ville, aménagement des voies RER, rénovation de l'habitat etc.). Par ailleurs la "tendance" générale de ces jeunes générations est à une certaine "boboisation" des comportements, avec un attachement marqué à la dimension environnementale. De ce point de vue, la percée verte déjà amorcée depuis plusieurs années était prévisible, la plupart de ceux qui choisissent Vincennes le faisant pour la situation privilégiée de la ville proche de Paris et néanmoins aérée, favorable à un habitat apaisé, à la pratique des sports, aux promenades familiales etc.
Pour en revenir aux chiffres de ces élections, malgré une progression du PS amorcée depuis les présidentielles 2007 et relativement bien suivie avec les lélgislatives, les 12.25% obtenus à l'occasion de ces élections sont à ce jour très en deçà de l'étiage non pas optimal mais minimal requis pour que le PS puisse continuer à apparaître comme LA force d'opposition sérieuse et constructive de Vincennes. Bien plus grave, ce résultat accusant un recul de 10 points par rapport aux précédentes municipales laisse apparaître une double défiance des Vincennois envers les socialistes : défiance certes nationale compte tenu du spectacle statique et maussade que le Parti Socialiste depuis la rue de Solférino donne depuis maintenant quelques années et de manière encore accentuée depuis quelques mois, mais aussi défiance locale envers les représentants socialistes de la nouvelle équipe municipale et la nouvelle section issue de la même comédie hystérique qu'à Reims. Chacun imaginera non sans mal l'effet dévastateur qu'ont pu avoir depuis Reims les mesures accroissant le "verrouillage" d'une section qui annonçait prétenduement une ouverture que, compte tenu du contexte délétère qui régnait dans le parti, elle entendait ne jamais mettre en œuvre. En gros le PS à Vincennes s'est construit en rangs fermés, replié sur ses intérêts politiques propres, et a totalement délaissé la préoccupation initiale et centrale qui devait être la sienne : prendre la mesure de l'attente et de l'espérance des Vincennois, faire vivre en sincérité et en transparence l'opposition et la démocratie, s'ouvrir à chacun, y compris au delà de ses propres rangs et courants, être force de proposition constructive et crédible, et non pas cette série de petits meurtres entre amis. Il en paye tristement le prix aujourd'hui, et ses adversaires peuvent se réjouir que sa principale force d'opposition soit aujourd'hui distancée de plus de 14 points par les Verts.
Un Conseil National du PS a lieu mardi soir rue de Solférino, qu'en ressortira-t-il? Il y a fort à parier que pas grand chose si les paroles une fois de plus tiennent lieu de décisions et d'actions. La première secrétaire et son équipe auront beau dire "compréhension", "messages des électeurs et militants bien reçus", "nouvelle orientation programmée", "rénovation accélérée" etc., tout cela ne sera probablement accompagnée que de mesurettes à la marge, sans effet sur le problème central du Parti socialiste aujourd'hui : un problème de vieillissement dû pour l'essentiel à des ambitions personnelles, un problème de rigidification dans son organisation oligarchique et dans son fonctionnement "opaque", un problème de surintéressement de ses cadres, de ses élus, de ses salariés etc. qui, quoiqu'il puisse arriver, semblent toujours prêts à sacrifier sur l'autel de la défaite et de la régression électorale les intérêts collectifs bien compris d'un parti qu'ils se sont en professionnels de la politique appropriés et dont ils ont surtout confisqués les moments de réussite. Mais surtout un problème d'écoute, de lucidité et d'ouverture sur l'attente de la population qui veut une politique simplifiée, de proximité, plus modeste et plus cohérente.
Le PS en effet représente une force d'opposition reconnue à Vincennes et non négligeable, même si elle a été endiguée et contenue dans la fourchette des 17 à 25 % selon les types d'élections.
Sur un scrutin à la proportionnelle intégrale à un seul tour comme l'étaient les européennes et avec le triple handicap d'une majorité présidentielle bien soudée, d'une dynamique écologique très forte, et d'un très grand nombre de listes en concurrence (officiellement 27), le PS ne pouvait guère escompter faire un score élevé tendu vers les 20 % et plus. Mais il pouvait espérer coller à son score moyen traditionnel entre 18 et 20 % (conformément d'ailleurs au projections que produisaient les sondages pour le PS au niveau national), et ce d'autant que l'équipe municipale avait été changée et rajeunie il y avait moins d'un an, et que suite au Congrès de Reims la configuration de la nouvelle section était censée produire les effets d'une rénovation enclenchée sous l'égide d'Arnaud de Montebourg, responsable national à la rénovation. Qui plus est l'évolution notable depuis quelques années de la population Vincennoise, son rajeunissement ainsi que son dynamisme démographique (un assez grand nombre de couples avec de jeunes enfants attachés à des services sociaux optimisés, crèches, établissements scolaires et sportifs, associations et.) laissait espérer aux socialistes une progressions supplémentaire. Il n'en a rien été ce qui marque que le PS n'a pas su tirer à Vincennes le bénéfice d'une telle évolution. Les raisons en seraient multiples, à commencer par le fait que d'autres forces politiques se sont mieux positionnées face à ces changements. La municipalité actuelle gère la ville avec une efficacité indéniable, mélant un souci de pragmatisme à des exigences de qualité. La ville a changé de visage et aux dires de nombreux témoins habitants de longue date s'est améliorée du point de vue de sa qualité de vie et de son dynamisme (projet de ville, aménagement des voies RER, rénovation de l'habitat etc.). Par ailleurs la "tendance" générale de ces jeunes générations est à une certaine "boboisation" des comportements, avec un attachement marqué à la dimension environnementale. De ce point de vue, la percée verte déjà amorcée depuis plusieurs années était prévisible, la plupart de ceux qui choisissent Vincennes le faisant pour la situation privilégiée de la ville proche de Paris et néanmoins aérée, favorable à un habitat apaisé, à la pratique des sports, aux promenades familiales etc.
Pour en revenir aux chiffres de ces élections, malgré une progression du PS amorcée depuis les présidentielles 2007 et relativement bien suivie avec les lélgislatives, les 12.25% obtenus à l'occasion de ces élections sont à ce jour très en deçà de l'étiage non pas optimal mais minimal requis pour que le PS puisse continuer à apparaître comme LA force d'opposition sérieuse et constructive de Vincennes. Bien plus grave, ce résultat accusant un recul de 10 points par rapport aux précédentes municipales laisse apparaître une double défiance des Vincennois envers les socialistes : défiance certes nationale compte tenu du spectacle statique et maussade que le Parti Socialiste depuis la rue de Solférino donne depuis maintenant quelques années et de manière encore accentuée depuis quelques mois, mais aussi défiance locale envers les représentants socialistes de la nouvelle équipe municipale et la nouvelle section issue de la même comédie hystérique qu'à Reims. Chacun imaginera non sans mal l'effet dévastateur qu'ont pu avoir depuis Reims les mesures accroissant le "verrouillage" d'une section qui annonçait prétenduement une ouverture que, compte tenu du contexte délétère qui régnait dans le parti, elle entendait ne jamais mettre en œuvre. En gros le PS à Vincennes s'est construit en rangs fermés, replié sur ses intérêts politiques propres, et a totalement délaissé la préoccupation initiale et centrale qui devait être la sienne : prendre la mesure de l'attente et de l'espérance des Vincennois, faire vivre en sincérité et en transparence l'opposition et la démocratie, s'ouvrir à chacun, y compris au delà de ses propres rangs et courants, être force de proposition constructive et crédible, et non pas cette série de petits meurtres entre amis. Il en paye tristement le prix aujourd'hui, et ses adversaires peuvent se réjouir que sa principale force d'opposition soit aujourd'hui distancée de plus de 14 points par les Verts.
Un Conseil National du PS a lieu mardi soir rue de Solférino, qu'en ressortira-t-il? Il y a fort à parier que pas grand chose si les paroles une fois de plus tiennent lieu de décisions et d'actions. La première secrétaire et son équipe auront beau dire "compréhension", "messages des électeurs et militants bien reçus", "nouvelle orientation programmée", "rénovation accélérée" etc., tout cela ne sera probablement accompagnée que de mesurettes à la marge, sans effet sur le problème central du Parti socialiste aujourd'hui : un problème de vieillissement dû pour l'essentiel à des ambitions personnelles, un problème de rigidification dans son organisation oligarchique et dans son fonctionnement "opaque", un problème de surintéressement de ses cadres, de ses élus, de ses salariés etc. qui, quoiqu'il puisse arriver, semblent toujours prêts à sacrifier sur l'autel de la défaite et de la régression électorale les intérêts collectifs bien compris d'un parti qu'ils se sont en professionnels de la politique appropriés et dont ils ont surtout confisqués les moments de réussite. Mais surtout un problème d'écoute, de lucidité et d'ouverture sur l'attente de la population qui veut une politique simplifiée, de proximité, plus modeste et plus cohérente.
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