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lundi 10 octobre 2011

Primaires socialistes - Premier bilan - Un article de synthèse du Figaro

PS : Hollande et Aubry vont s'affronter au second tour 

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Par Marion BrunetMis à jour  | publié  Réactions (378)
François Hollande et Martine Aubry s'affronteront dimanche prochain lors du second tour de la primaire PS.
François Hollande et Martine Aubry s'affronteront dimanche prochain lors du second tour de la primaire PS. Crédits photo : MIGUEL MEDINAPATRICK KOVARIK/AFP
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VIDÉOS - François Hollande est arrivé en tête du premier tour de la primaire avec 39% des suffrages, devant Martine Aubry (31%) et Arnaud Montebourg (17%). Les résultats définitifs seront connus dans la matinée.

Le deuxième tour s'annonce serré. Après plusieurs mois de campagne, c'estFrançois Hollande qui est arrivé en tête du premier tour de la primaire socialiste, selon les derniers résultats partiels portant sur près de 2 millions de bulletins dépouillés. Avec 39% des voix, le président du Conseil général de Corrèze se place devant Martine Aubry qui a obtenu 31% des suffrages. L'écart est plus serré que ce qu'annonçaient les sondages avant le scrutin.
Un duel qui sera arbitré par la véritable surprise de ce scrutin : Arnaud Montebourg est arrivé en troisième position loin devant Ségolène Royal avec 17%, selon ce comptage partiel. L'ex-candidate socialiste à la présidentielle de 2007, Ségolène Royal, n'a recueilli que 7% des voix. Les sondages la créditaient jusque-là d'environ 12%. A peine 1% de plus que Manuel Valls et Jean-Michel Baylet, qui récoltent 5,7% et 0,6%.
La phase des tractations en coulisses entre les camps a commencé donc dès dimanche soir, avec une réunion du camp Hollande pour élaborer la stratégie du second tour. Les deux candidats vont chacun essayer de récupérer les voix de s candidats éliminés à l'issue du premier tour. Manuel Valls a d'ores et déjà appelé «au plus large rassemblement» derrière François Hollande. Arnaud Montebourg lui réunira lundi à 17 heures son équipe de campagne afin de décider «collégialement» de leur position en vue du second tour et communiquera au journal de 20h de France 2. Jean-Michel Baylet qui organise lundi après-midi une réunion avec le bureau national du Parti radical de gauche (PRG). Quand à Ségolène Royal, elle a annoncé qu'elle donnerait prochainement une consigne de vote à ses électeurs.
Pour le porte-parole du PS, Benoît Hamon, rien n'est d'ailleurs encore joué pour le second tour :

«Un avant-goût d'une belle équipe de France»

Arrivé en tête du premier tour, mais à moins de dix points d'écart de Martine Aubry contrairement à ce que prédisaient les sondages, François Hollande a appelé au «rassemblement le plus large autour de (sa) candidature» dimanche prochain. «Je veux le faire dans un esprit de respect et de cohérence» car «je veux rassembler autour du projet que j'ai porté», a-t-il déclaré en soulignant être arrivé «nettement en tête» du scrutin. Il a également rendu hommage à tous les participants des débats du premier tour avec une mention spéciale à Arnaud Montebourg «qui a su montrer un besoin de renouvellement» au PS. Il a cité à plusieurs reprises le mot renouvellement comme «enjeu» important de la présidentielle. Concernant Ségolène Royal, il a dit comprendre sa déception et a salué l'importance de certaines de ses idées dans le débat socialiste. Il a enfin remercié Manuel Valls pour le soutien qu'il lui a apporté en vue du second tour.

Sa rivale, Martine Aubry, s'est pour sa part félicitée de la «belle image» donnée par ce vote, assurant que les candidats avaient donné «un avant-goût d'une belle équipe de France» en vue de la présidentielle. C'est «un dimanche qui marquera l'histoire de notre démocratie et de la gauche», a-t-elle souligné lors d'une allocution à Solférino. La maire de Lille a aussi assuré vouloir porter le changement dont la France a besoin pour les prochaines années. «Je battrai Sarkozy en 2012», a-t-elle affirmé tout en indiquant être fiere de la campagne qu'elle a mené.
Grand vainqueur de ce premier tour de la primaire, Arnaud Montebourg a estimé qu'avec son score la «démondialisation» était «au coeur» de la présidentielle de mai 2012. «La cause de la nouvelle France (...) a réussi l'exploit de faire mentir les sondages, de mettre en minorité les deux candidats officiels et d'installer au coeur de la primaire et de l'élection présidentielle de l'année prochaine, la demondialisation, la VIe République, le capitalisme coopératif, la lutte contre la corruption», a-t-il déclaré depuis le siège du Parti socialiste.
De son côté, Ségolène Royal a pris «acte d'un résultat très décevant». «Tout le monde a constaté que nos idées ont fait avancer la gauche et les socialistes, même lorsqu'elles étaient très avant-gardistes, notamment l'exigence d'une démocratie participative que l'on a vu à l'oeuvre dans ces primaires», a souligné la présidente de la région Poitou-Charentes. «Je continue à être là avec vous bien présente et au combat pour continuer à faire avancer la gauche, à anticiper l'avenir et pour défendre les idées auxquelles je crois», a-t-elle ajouté devant ses militants.


Peu après, elle n'a pu cacher la très forte émotion qui l'a submergée

Arrivé dernier du scrutin, Jean-Michel Baylet a estimé dimanche soir que la gauche était «désormais en ordre de bataille» pour la présidentielle grâce à la participation importante au scrutin. «Plus de deux millions de votants, c'est une réussite exceptionnelle, remarquable, et c'est le signe que les Français veulent vraiment le changement», a-t-il commenté devant quelques dizaines de militants rassemblés au quartier général du PRG à Paris. Interrogé sur son faible score (1%), il a affirmé qu'il ne «courait pas» après.
De 9 heures à 19 heures, près de 2,5 millions de votants se sont rendus dans les 10.000 bureaux de vote ouverts en métropole. La plupart des candidats visaient le dépassement du seuil d'un million de votants pour parler de «succès». Après la fermeture des bureaux de vote, le premier secrétaire du PS par intérim, Harlem Désir, a jugé que ce premier tour avait été un énorme succès et «une immense victoire pour la démocratie, pour les Français et le renouveau de la démocratie française».

vendredi 7 octobre 2011

Et si c'était elle?


Les 9 et 16 octobre, les citoyens qui adhèrent aux valeurs de gauche voteront, pour des idées bien sûr, mais également pour une personnalité. Or, les idées, comme les personnalités, s’inscrivent dans une durée que le jeu médiatique occulte. Tout se passe aujourd'hui comme si le débat public avançait sans passé ni mémoire. Faute de creuser le passé, même récent, les médias se contentent ainsi trop souvent de constater. Constater que les candidats convergent ou constater que leurs programmes se ressemblent, alors qu’il faudrait étudier de plus près l’évolution de leurs positions pour ainsi évaluer la permanence de leurs convictions et la réalité de leurs différences.

Au cours de ces dernières années, Ségolène Royal a constamment tracé l’avenir de la gauche: pionnière, elle a proposé des solutions ambitieuses, les a défendues courageusement, avant de les voir reprises des mois ou des années plus tard, et dans l’indifférence des commentateurs, par ses camarades du Parti Socialiste. La croissance verte, qui a été un véritable cheval de bataille pour elle dès les années 90 et particulièrement depuis 2006, figure aujourd’hui en bonne place dans les programmes des candidats. La sortie du nucléaire aussi, de façon plus ou moins claire. Sauf que, Ségolène Royal, elle, n’a pas attendu Fukushima pour la défendre. La fermeté face à l’insécurité qui lui a attiré tant de critiques en 2006. L’ouverture du parti socialiste sur la société, la démocratie participative. Les solutions radicales contre la crise financière qu’elle avançait dès 2008. La priorité fiscale aux entreprises qui investissent, la création d’un gouvernement de la zone euro, la réforme bancaire, le conditionnement des aides aux entreprises… autant de sujet qui feraient « consensus » aujourd’hui si l’on en croit les éditorialistes. Dormez tranquille bonnes gens !

Il y a plus étonnant encore : les idées de Ségolène Royal inspirent même au-delà de la gauche. Nicolas Sarkozy, à bout de souffle au terme d’un mandat marqué par l'injustice et l'inefficacité, recours à l’encadrement militaire des délinquants et la banque publique d’investissement pour venir en aide aux PME ; deux solutions majeures de Ségolène Royal datant de 2007 et 2008. Toujours dans le silence et l’indifférence des commentateurs.

Si Ségolène Royal est « en avant », si elle propose des idées et que les autres se les approprient, il y a de quoi se réjouir, bien sûr. C’est la preuve que les idées innovantes font leur chemin. Mais dans le cas des primaires socialistes, ne pas relever ces appropriations, c’est brouiller les lignes du débat. Prisonniers d’une vision statique des programmes, les journalistes passent à coté de l’information essentielle, celle qui pourtant intéresse le plus les électeurs : où est le mouvement et où est l’immobilisme, où sont les belles paroles et où sont les réalisations, où est la conviction et où est l’opportunisme.


Guillaume Garot

Najat Vallaud Belkacem

Portes paroles


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mardi 4 octobre 2011

Ne vous laissez pas déposséder de votre voix propre! Votez aux primaires socialistes!



Cher(e)s ami(e)s,

Tenez bon sur votre liberté de vote face à la propagande sondagière par laquelle un petit milieu tente d’ imposer l’idée que la démocratie ne sert à rien. Il faut faire mentir ces sondages sous peine de voir, la prochaine fois, l’argent des sondeurs dominer la liberté démocratique.

C’est d’autant plus grave que, dans un communiqué du 21 septembre 2011, la commission des sondages, organisme indépendant créé par une loi de 1977, écrit :
« La commission tient à souligner la difficulté particulière que soulève la réalisation de ces sondages. Elle tient à l’impossibilité de définir la base électorale de ces « primaires » ouvertes, pour lesquelles il n’existe au surplus aucun précédent pertinent. En dépit des précautions prises par les instituts (...), l’échantillon des personnes interrogées est susceptible de ne pas être vraiment représentatif de celles qui se déplaceront effectivement pour désigner le candidat du parti socialiste. Il en résulte que doit être évitée toute extrapolation des résultats obtenus dans le cadre de ces sondages qui doivent être interprétés avec la plus grande prudence ».
http://www.commission-des-sondages.fr/hist/communiques/communique-21sept11.htm

Question : pourquoi aucune télévision ni aucun journal ne reprend, à chaque sondage (plus de 50 au total !), cette mise en garde ?


De même, après avoir contrôlé le sondage relatif au premier tour de l’élection présidentielle de 2012 réalisé par l’institut CSA et publié le 22 septembre 2011 par BFM TV, RMC et 20 minutes, la Commission des sondages a décidé, le 30 septembre 2011, d’ordonner, sur le fondement de l’article 9 de la loi du 19 juillet 1977, la mise au point suivante :
« La méthode utilisée par l’institut CSA pour établir les intentions de vote publiées a soulevé des interrogations de la part de la commission. Invité à apporter des informations complémentaires, l’institut de sondage a fourni des explications qui n’ont pas paru suffisantes à la commission en ce qui concerne en particulier les « scores » attribués à certains candidats qui s’éloignent significativement de ceux résultant des redressements annoncés comme privilégiés. Dans ces conditions, estime que les résultats de ce sondage sont dépourvus de caractère significatif ».
http://www.commission-des-sondages.fr/hist/communiques/index.htm

Question : pourquoi cet avis et cette mise au point sont-ils restés confidentiels alors qu'ils devraient accompagner toute publication de sondage ? Pour ne pas déranger un business juteux ? 20 millions d'euros de commandes par la droite en 5 ans. Ne vous laissez pas faire. Il n'y a pas de vote “utile” mais un vote de conviction et de libre choix.

Votez pour Ségolène Royal, la candidate qui dérange le plus la droite, la combattante aguerrie, la candidate qui a un vrai bilan, la candidate qui s'appuie sur la force citoyenne pour des solutions efficaces et justes et qui a travaillé sans relâche depuis son expérience de la campagne présidentielle de 2007 et ses 17 millions de voix.

Bien amicalement,


Ségolène Royal


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lundi 18 juillet 2011

Le PS toujours face à une exigence de démocratie

Les militants PS en ont marre d’avoir l’impression de se faire promener et commencent déjà à regarder ailleurs…

En effet, partant du fait établi qu'un chroniqueur politique ou un journaliste est un employé comme les autres, et donc astreint à suivre une ligne éditoriale (s'il veut garder son job), et ceci est vrai quelque soit le médias (télé, radio, presse écrite, internet), il est évident que les commentateurs politiques vont donc (par obligation professionnelle à défaut de convictions sincères) faire le jeu des patrons de Presse.
Qui sont ces patrons ?
Si vous connaissez la réponse, vous saurez pour qui ils roulent, qui ils veulent favoriser et pourquoi.
Ils ont donc un but unique : aider à l'élection de leur favori Nicolas Sarkozy. C'est normal (ce qui ne serait pas normal c’est que tous les médias soient dans une seule et même main…).
Sont-ils bêtes au point de l'afficher ouvertement ? Surement pas ! Pour le coup ce serait totalement stupide !
Alors, il leur faut d'abord éliminer l'adversaire principal d'en face, Ségolène Royal, qui risque de battre leur poulain en 2012. Ils vont donc "choisir" de mettre en avant un adversaire qui sera par la suite plus facile à battre, quelqu'un qu'on pourra soit discréditer sans efforts particuliers parce qu'il est d'une nature disons "spéciale" (Dominique Strauss-Kahn), soit un autre réputé sans envergure (François Hollande), soit encore quelqu'un sans réelle consistance (Martine Aubry), ou alors un ou plusieurs candidats carrément moins crédibles. Dans ce panier d'Ego qu'est le PS, ça sera du gateau, il n'y a que l'embarras du choix.
Cette stratégie va se mettre en place en utilisant des coups de boutoir successifs basés sur des commentaires de sondages bidonnés grâce aux fameux redressements des marges d'erreurs.
Ces marges étant de 2, 3, 4 ou voire même 5 points , on augmente d'autant celui qu'on veut faire monter dans les résultats, et on baisse d'autant celui qu'on veut éliminer.
Ainsi un résultat de 10 % pour "X" va être présenté à 12, 13, 14, voire 15 % et un résultat de 30 % pour "Y" va être présenté à 28, 27, 26, voir 25 %. Vous allez me dire, oui mais "Y" est toujours devant "X" ! Oui, bien sûr, mais ce qui sera commenté ce n'est pas que l'un est devant et l'autre derrière, c'est que l'un "grimpe" et l'autre "chute".
- 1 - Éliminer Ségolène Royal. Comment ?
Dans un premier temps on lva la confronter artificiellement, par sondages interposés, à un ou plusieurs adversaires dans son propre camp pour lui baisser un peu sa côte (pas trop au début, il faut que ça reste crédible) et monter celle des autres grâce aux fameux et mystérieux redressements occultes. Sur la base des résultats de cette confrontation «sondagière » les commentateurs vont pouvoir « matraquer » le « décrochage dans l’opinion » de Ségolène Royal. Ce matraquage de commentaires de la baisse de Royal et de la montée des DSK, Hollande, Aubry, sert à préparer les sondages suivants qui, répétés sans cesse toujours à la baisse pour la même et toujours à la hausse pour les autres, finit par accréditer l’idée dans l’opinion que celle qui était l’adversaire principal n’est plus maintenant qu’un outsider déjà dans son propre camp et donc à plus forte raison dans une confrontation électorale nationale avec Sarkozy. L’argument d’incompétence ayant fait long feu, on parlera dorénavant  de « perdante à tous les coups».
On remarquera que, tout au long de la mise en œuvre de ce mécanisme, les propositions de fond de Ségolène Royal et le silence des autres sont évacuées par les médias au profit des seuls commentaires des « experts » politiques basés sur ces fameux sondages et uniquement sur eux…
- 2 - Choisir son adversaire. Qui ?
J’ai dit plus haut « un adversaire soit discrédité, soit sans envergure, soit sans réelle consistance, soit moins crédible » dans cet ordre.
-a/ facile à discréditer : de préférence DSK qui semble le plus en décalage avec les « mentalités » et la « culture » de ceux qui auront à voter pour lui. Avantage indéniable : cela divisera le PS et fera fuire certains électeurs du PS vers les partis qui sont en marge (la gauche de la Gauche ou la droite de la Droite). Le problème de cette tactique réside dans le risque de voir revenir Ségolène Royal, alors on fait aussi monter dans les sondages Aubry et Hollande qui feront tampon entre DSK et Ségolène Royal, de manière à la tuer définitivement. Double avantage, on se prémunit contre son éventuel retour d’une part, et si d’aventure DSK se trouve « empêché » plus tôt que prévu on aura sous la main deux autres adversaires qu’on battra facilement.
-b/ un adversaire sans envergure, donc François Hollande, un candidat normal, monsieur tout-le-monde, bien sous tous rapports mais sans réelle expérience d’exercice du pouvoir, lisse, sans aspérités idéologiques, réputé plus pour sa mollesse et sa constance dans la recherche de consensus, et qui serait finalement l’otage de ceux qui l’auront fait roi. Que ces traits de caractère soient vrais ou faux, peu importe, de toutes façons les commentateurs seront là pour le faire monter dans les sondages jusqu'à la fin des Primaires, quitte ensuite à utiliser le moment venu ces faiblesses dans la confrontation finale nationale, celle qui l'opposera à Sarkozy. On (les médias) va donc le soutenir jusqu'à son éventuelle désignation, pour mieux l'abattre ensuite.
-c/ Martine Aubry, une candidate sans réelle consistance, une candidate ordinaire, rugueuse, dont on ne sait jamais ce qu'elle pense, antipathique ou réputée telle, sans originalité, sans vision d’avenir ou propositions novatrices, sans imagination, sans autre légitimité qu’une désignation douteuse et obscure par une nomenklatura d’apparatchiks déconsidérés et comploteurs. Elle aussi facile à battre parce qu'elle n'a de Gauche que la carte du PS,  et qui, en plus, fera revenir les voix FN vers Sarkozy. Martine Aubry, c'est du pain bénit pour Sarkozy.
d/ il faut aussi utiliser des candidats moins crédibles,  de second rang qui n’ont aucune chance de gagner mais qui diviseront un peu plus le camp adverse et affaibliront d’autant celle qui finalement est la seule qui peut vraiment gagné. Tout ce qui évitera le retour sur la scène de Ségolène Royal est bon à prendre. Rien ne doit être négligé. Consigne aux commentateurs politiques : "ne jamais nommer Ségolène Royal, mais si vous ne pouvez la taire, alors que son nom soit toujours accompagné d'un mot, d'une expression ou d'une idée négative".
- 3 - Une fois que l’adversaire ‘choisi » (DSK, Hollande ou Aubry) aura été « désigné » grâce à toutes ces manœuvres et que donc la voie est libre pour Sarkozy, les médias vont s’appuyer sur toutes leurs insuffisances et leurs faiblesses (qu'on avait pris grand soin d'occulter dans la campagne des Primaires) pour le faire apparaître comme incapable d’exercer la fonction suprême et gageons que de sondages en sondages, après l’avoir présenté comme le gagnant virtuel il le présenteront comme une erreur de casting. Casting qu’ils auront eux-mêmes organisé.
Notons une fois encore que, pour l’instant, tout ce système fonctionne parce que ce sont les sondages et les commentateurs politiques aux ordres qui font des prédictions sur le résultat des élections. Et, bien entendu comme d'habitude, ils seront contredits par les électeurs...dernier en date Eva Joly.
Sans débats directs télévisés entre les candidats, face aux Français, et répondant aux mêmes questions sur des thèmes précis et exposant chacun devant le même auditoire sa vision, ses propositions, ses idées et sa personnalité, les Français de Gauche ne seront pas informés « démocratiquement » et ne choisiront qu’en fonction des impressions que les médias leur auront imprimées dans le cerveau.
C'est pourquoi si le PS, ses dirigeants et ses militants ne prennent pas la mesure de ce qui déroulent sous leurs yeux, s’ils « n’exigent » pas collectivement des médias que des débats francs, directs et équitables, surtout équitables d’ailleurs, soient organisés tout au long de la Primaire et pas seulement un ou deux débats à la fin de la période … cette quatrième défaite consécutive, on peut le dire, est d’ors et déjà programmée parce que leur candidat aura été « choisi et imposé » par leurs adversaires et non pas par un élan profond de leurs électeurs équitablement et démocratiquement informés.
Si le PS veut rééditer le Congrès de Reims et ne donne pas, cette fois-ci, l’exemple d’une campagne honnête, démocratique, à la régulière, exigeant des médias de ne pas privilégier l’un ou l’autre des concurrents, soit par les temps de parole, soit par des commentaires positifs pour les uns et négatifs pour les autres, je le répète, si le PS préfère savonner lui-même sa planche, alors il ne survivra pas à la défaite de 2012. Et ce sont les dirigeants actuels qui en seront les seuls et uniques responsables.

Comme l'écrivait Rimbaud, la vraie vie est ailleurs…

jeudi 7 juillet 2011

Laurent Lafon candidat à la tête de liste des sénatoriales de septembre

C’est officiel depuis ce mercredi. Laurent Lafon, maire de Vincennes et conseiller régional Nouveau Centre, se porte candidat pour être tête de liste aux sénatoriales de septembre. Agé de 45 ans, ce professeur associé au Conservatoire national des arts et métiers à la chaire «gestion des collectivités locales» est investi par l’Alliance, composé du Parti Radical, de la Gauche Moderne, de la Convention Démocrate et du Nouveau centre.
Il présentera son équipe dans les semaines à venir sous la bannière «Une nouvelle voix pour le Val-de-Marne».

vendredi 27 mai 2011

Transmission des listes électorales

Primaire: Royal appelle Guéant à la rescousse pour la transmission des listes électorales

ACTUALISÉ


La candidate affirme qu'un certain nombre de préfets sont «réticents» à communiquer au PS ces listes en vue de l'organisation de sa primaire.
Ségolène Royal le 15 mai 2011 à Paris
Ségolène Royal le 15 mai 2011 à Paris (© AFP Bertrand Langlois)
Ségolène Royal a affirmé jeudi qu'un certain nombre de préfets étaient «réticents» à communiquer au PS les listes électorales en vue de l'organisation de sa primaire pour la présidentielle. Candidate déclarée à cette compétition, elle a demandé au ministre de l'Intérieur d'y mettre bon «ordre».
«Aujourd'hui, il y a déjà plus de 6.000 bureaux de vote qui sont en place, l'objectif c'est de mettre en place 10.000 bureaux de vote», a déclaré sur RTL Ségolène Royal.
Mais, a-t-elle noté, «il y a un certain nombre de départements encore réfractaires, comme le Pas-de-Calais, où les bureaux de vote ne sont pas mis en place».
Selon la présidente de la région Poitou-Charentes, «un certain nombre de préfets sont réticents pour communiquer, conformément à la loi, les listes électorales». «Il va falloir qu'ils s'y mettent et que le ministre de l'Intérieur (Claude Guéant) mette un peu d'ordre pour que les listes électorales soient transmises», a-t-elle dit.
Benoît Hamon a, à son tour, souligné «les difficultés» du PS à «obtenir les listes électorales» dans certains départements. Parfois «pour des raisons tout à fait acceptables, parce qu’elles ne sont pas numérisées partout», mais «il y a un certain nombre de départements (...) où on a manifestement des préfets qui ne sont pas pressés du tout, voire même le contraire, de nous transmettre les listes électorales», explique le porte-parole du PS.
Le scrutin de la primaire, destiné à désigner le ou la candidate du PS à la présidentielle, est prévu les 9 et 16 octobre prochains. Le dépôt officiel des candidatures est fixé du 28 juin au 13 juillet.

mardi 22 mars 2011

Eva Joly à Vincennes jeudi 24 mars 2011 à 20h30 - École Est-Passeleu

CANTONALES 2011 / 2eme TOUR
Europe Écologie Les Verts (EELV), le Parti socialiste (PS) et toutes les forces de gauche de progrès vous invitent à une rencontre avec Eva Joly pour débattre des questions sociales et politiques locales, régionales, nationales et internationales.

Rendez-vous ce jeudi 24 mars 2011
École Est-Passeleu - 108, rue Diderot à Vincennes à 20h00
Dernière réunion de campagne avant le second tour dimanche des cantonales de Vincennes Est.
Venez écouter et débattre avec Eva Joly et 
Muriel Hauchemaille.

mercredi 9 juin 2010

Appel et pétition pour l'école publique



Bonjour,
Alors que l'École Publique est en cours de démolition systématique par le gouvernement actuel et que nous arrivons au terme de la pétition,
Nous, DDEN qui présidons cette année le C.N.A.L.,  défenseurs de la laïcité, en concertation avec de nombreuses autres organisations, avons lancé cette pétition et nous vous demandons une ultime participation.
A ce jour, 9 juin 2010 cette pétition vient de franchir le cap des 200.000 signatures. C'est bien peu à l'heure d'Internet par rapport à ce qui a été réalisé manuellement en 1960 mais plus que jamais il faut défendre cette institution majeure de notre République.

Le 19 juin 2010 sera le 50ème anniversaire du:
Serment de Vincennes
Vincennes - Décadi, 30 Prairial, An CLXVIII (19 juin 1960)

jeudi 7 janvier 2010

Régionales 2010: Qui osera s'opposer aux écolos?

Qui osera s'opposer aux écolos?

Cécile Duflot , secrétaire nationale des Verts, candidate tête de liste aux élections régionales 2010 en Île de France répond à un journaliste du Monde qui l'interviewait: « Que les discours des écologistes soient devenus à la mode, ce n'est pas une découverte. Peu de politiques osent s'opposer frontalement aux solutions que nous avançons. La question est de savoir qui va les mettre en œuvre ? ».
Ces propos, outre qu'il constituent un aveu de non spécificité politique (à présent que toutes les principales composantes politiques ont intégré l'exigence écologique) sont peut-être provocateurs. Si sur le fond Mme Duflot a raison de dire que peu de politiques osent s'opposer… il me semble qu'elle a tort dans la manière de le dire et peut-être de le penser, ce qui transparait dans la tonalité de sa déclaration. Elle semble poser cela comme une chose de bon sens et acquise, contre laquelle il serait vain et fou d'aller. La suite de sa déclaration l'atteste puisqu'elle glisse rapidement sur cette absence d'opposition pour s'attacher au vrai problème: « qui va mettre en œuvre? ». La question n'est donc de son propre aveu non pas quoi, mais qui, non pas la question du contenu écologique, mais celle de ceux qui seront les acteurs de l'écologie. Mais qu'est-ce qu'être acteur de l'écologie? Pour vous, pour moi, pour la plupart d'entre nous, être acteur de l'écologie c'est utiliser parcimonieusement l'eau, c'est manger bio, c'est trier, lutter contre le CO2 etc. Certainement que pour Cécile Duflot aussi, quoiqu'en aient dit récemment ses détracteurs mauvaises langues qui ont voulu s'acharner à épingler ses déplacements en avion. Toutefois dans le contexte de l'interview accordée au Monde, visiblement pour Cécile Duflot mettre en œuvre les solutions avancées par l'écologie ce n'est pas seulement vivre bio: c'est gagner les élections et faire appliquer à titre de représentant politique l'écologie. Il y a déjà là une curieuse contradiction: commençant par dire que quoiqu'il arrive de toute façon tout le monde en gros fera dans le bio, Mme Duflot comme tête de liste brigue tout de même un mandat qui permettra de faire plus bio que bio, dénonçant implicitement une mode du bio c'est-à-dire un pseudo ou faux bio. Par où l'on voit percer une revendication d'authenticité: en gros tous les politiques vont marquer bio sur leur affiches, leur programmes et discours, mais méfiez vous, vous n'aurez là que des simulacres de bio, l'original étant chez nous. Ce discours fait irrésistiblement écho dans sa structure à celui tenu par le FN sur l'identité nationale et l'immigration (ce qu'en disent les autres partis, notamment l'UMP selon la famille Le Pen, le débat sur l'identité nationale, la question de l'immigration n'est que pâle copie de ce qu'ils disent depuis plus de 20 ans etc.). Idem donc pour les Verts: depuis le début nous tenons un discours écologique que presque tous les partis affichent aujourd'hui, mais c'est une mode et une posture parfaitement inauthentiques; préférez l'original à la copie. Si dans le propos de Mme Duflot il n'y a évidemment aucun rapprochement volontaire, lorsqu'on discerne l'implicite de ce qu'elle dit, on entend de la provocation. Or en philosophie, la provocation peut être ignorée comme polémique stérile, ou appréciée comme moteur de l'interrogation et de la dialectique.
L'écologie comme truisme et postulat incontournable de la politique est-ce bien sérieux? Il nous faudrait relever le défi et proposer que non. A défaut d'une analyse exhaustive de cette question, voyons de plus près le reste de l'interview de Mme Duflot et ce qu'il recèle et révèle sur le positionnement politique et les intentions réelles des Verts, rebaptisés pour les circonstances Europe Écologie. Peut-être trouverons nous le point de départ pour une critique à venir de l'écologie politique.

Les élections régionales approchent. Comme leur nom l'indiquent, ce sont des élections qui concernent les enjeux politiques, économiques, sociaux, écologiques à l'échelle progressive locale des communes, des départements, des régions. Ce sont des échéances électorales qui ne devraient donc pas être parasitées par les visées et ambitions des personnes et des partis, mais animés par les préoccupations de développement, d'environnement, de transports, d'éducation etc. Par la taille des régions, peut-être aussi par les enjeux de vie commune et concrète, ces élections renvoient à l'échelle des grandes cités anciennes et donc à l'essence de la politique: organiser le vivre ensemble, viser le bien commun. A l'échelle d'une Nation, cela relève beaucoup plus de mots et d'idées: les distances, les écarts, les différences et divergences sont si grandes qu'elles éloignent. A l'échelle d'une région, le climat, les mœurs, les rythmes de vie, le logement et le travail rapprochent. L'angle principal pour aborder cette échéance devrait donc être celui de la proximité et des spécificités locales, non celui des vastes prises de position idéologiques et des grandes manœuvres d'appareil. Pourtant c'est ce qui est en train de se produire et dont la moindre raison n'est pas celle de notre calendrier électoral: d'une part dans le jeu de l'alternance de la démocratie représentative, chaque élection pour les partis politiques notamment d'opposition est l'occasion de se refaire une santé contre ses adversaires et parfois sur le dos de ses alliés. D'autre part pour le PS, parti qui possède presque toutes les régions mais ni la présidence de la République ni la majorité au parlement, c'est l'occasion de se renforcer (ou plutôt de se rassurer de ne pas encore être mort) et d'asseoir sa suprématie régionale afin de revenir dans la course. C'est alors un galop d'essai à partir duquel les échéances futures (présidentielles et législatives) devront s'organiser. Enfin pour tous, c'est un enjeu politique, économique et personnel de taille: il y a des postes à pourvoir, des pouvoirs à distribuer.
Tout cela contribue à ce que le débat sur les tenants et aboutissants des faiblesses et des forces de chaque région (les réels et urgents besoins en matière d'aménagement du territoire, d'urbanisation, de logements, de transports, de protection de l'environnement) n'a pas lieu, mais d'une part cède place à un pseudo débat sur l'identité nationale, d'autre part fait la part belle aux coups bas électoraux par petite déclarations intempestives à la presse et propos qui consistent toujours à dénoncer le camp d'en face avant même que d'avoir fait le ménage dans le sien propre.

Dans ce registre, une médaille peut être attribuée à la région île de France et à la famille politique des Verts, rebaptisés depuis les Européennes « Europe Écologie ». Fait de bric et de broc dès l'origine, mais ayant récemment bénéficié d'apport de sang neuf venant de la gauche alternative convertie aux sirènes écologiques, du centre droit et de la gauche modérée (Modem et PS), la famille politique Europe Écologie est un étonnant patchwork qui mise pour les élections régionales sur deux atouts majeurs: être composée de multiples morceaux d'à peu près toutes les familles politiques de gauche et d'une partie de celles de la droite; d'être une force transversale à peu près dans tous les discours et toutes les attentes contemporaines en matière écologique.
• Le premier atout consiste pour les Verts à appauvrir et diviser peu ou prou à peu près toutes les familles politiques de proximité, et du coup de pouvoir prétendre se placer en position de leader de l'opposition.
• Le deuxième atout est celui de pouvoir piller à peu près toutes les familles électorales (avec toutefois une résistance notable chez les extrêmes, notamment droite). Au total de pouvoir réussir à « rassembler » assez naturellement, sans avoir de contorsions particulières à effectuer pour se positionner politiquement, presque sans même avoir à élaborer de programme politique spécifique et poussé. Les nouveaux Verts peuvent se payer le luxe de faire à peu près n'importe quel programme dès lors qu'ils respectent le principe écologique de base, sachant que leur axe central de toute façon ne pourra pas être critiqué, et même aura toutes les chances d'être repris et pillé par les autres familles politiques, de gauche comme de droite. De ce point de vue l'écologie est une manne, à la limite les Verts n'ont pas trop de souci de campagne à se faire, du moins pour faire admettre et progresser leurs idées, les autres familles politiques travaillent aussi pour eux!

Or en Île de France et par la bouche de Cécile Duflot, secrétaire nationale également tête de liste régionale, les Verts viennent de franchir la ligne rouge: la candidate tête de liste enfonce le clou en usant d'une langue de bois vert. Chaque fois que des actions et projets sont mentionnés, il s'agit d' éviter de faire face et de répondre, pour la seule raison que les actions ou projets en question émanent ou sont censés pouvoir bénéficier à d'autres familles politiques. Ainsi dans un récent article du Monde , Mme Duflot botte en touche plusieurs questions: celle de la gestion de la région par les socialistes, celle de la suppression ou suspension de la taxe carbone, celle de la voiture électrique…
On discerne alors assez clairement la tentation du courant politique des Verts à l 'occasion des proches régionales:
• optimiser leur avantage initial d'être la force transversale portée par les circonstances historiques consensuellement écologiques
• accentuer l'affaiblissement et si possible porter un coup fatal aux familles politiques proches (le PS et le Modem en particulier) pour se hisser au rang de principal parti d'opposition face à l'UMP.

Pour les Verts, leur percée importante lors des des Européennes tient à l'intelligence d'avoir su changer de nom (Europe Écologie) et de conduite politique (les divisions intestines permanentes qui les minaient) en se boostant de candidats d'horizons, de renoms et de compétences politiques variés. Il y a pour eux dans ces prochaines échéances une promesse électorale importante et il s'agit donc de saisir leur chance: faire coûte que coûte le plein de voix en tenant un discours réputé de gauche, engagé sur le collectif et le social (proximité lieu de travail et habitat, discours à l'attention de la moyenne ou grande couronne réputées plus à gauche que la petite), mais en parallèle piller l'électorat de droite attaché aux valeurs plus individualisés de la qualité de vie et mettre l'accent sur l'environnemental bien couplé au réalisme économique.
Bref un savant usage de la langue de bois la mieux aguerrie, capable de faire avaler couleuvres et peut-être même boas aux électeurs, art assez consommé du non positionnement politique opportuniste. Cette stratégie peut payer à une époque où la cacophonie ubuesque du PS, la décomposition inéluctable du PC malgré le ralliement de Mélenchon et les élucubrations du NPA plombent la gauche. Qui plus est à l'heure où la droite commence à lasser et désespérer y compris dans son propre camp.

Mais si dans l'absolu les ambitions des Verts actuels sont légitimes et prometteuses, leur position très intermédiaire, les portant à s'engouffrer dans les vacuités et les faiblesses des blocs traditionnels de droite et de gauche nourrissent une illusion: celle d'avoir inventé une nouvelle façon de faire de la politique, la politique non-politique, la vraie démocratie soucieuse des problèmes réels des citoyens. Or c'est là que se révèle le comble de leur position clivée à l'intérieur même de leur structures et de leur électorat: les Verts dans le mouvement qui les porte à briguer à l'heure actuelle toutes les places et à se tailler la part du lion sont peut-être la force politique obligée d'être la plus conciliante et politicienne, celle faisant un usage de la rhétorique des plus complexe et artificiel, c'est -à-dire celle jouant le plus des déperditions de voix chez l'adversaire, de la déconvenue (doublée de dépolitisation) des électeurs en les incitant à l'égarement des points cardinaux de la politique.
Il est à parier que ce qui peut sembler être la force majeure d'Europe Écologie sera aussi son plus grand handicap: d'avoir les pieds et mains liés à des intérêts économiques, sociaux, politiques, psychologiques très éloignés les uns les autres et peut-être inconciliables, de prétendre pouvoir surfer sur la vague écolo durablement. Si d'aventure ils sortaient comme ils l'escomptent grands gagnants des ces prochaines échéances électorales, il est fort à parier qu'ils seraient condamnés à résoudre une équation insoluble visant à faire plaisir en même temps à tout le monde et par là-même à décevoir en masse.

Les évitements et les dénégations de Cécile Duflot dans ses récentes déclarations au Monde semblent bien attester d'une orientation de campagne doucereuse et pleine de compromis inquiétants. Par exemple quand elle dit: « Nous travaillerons sur deux points majeurs en Ile-de-France : d'une part le développement économique et la formation professionnelle, de l'autre l'amélioration de la qualité de la vie », très bien, qui pourrait aller a priori contre de telles bonnes résolutions? Mais n'y décèle-t-on pas à demi mot que les positionnements des électeurs en fonction de leurs préférences politiques ne préoccupent pas la tête de liste aux régionales. On croit même entendre un discours pseudo-centriste, non pas celui d'une troisième voie qui assumerait sa position du ni… ni, mais celle du cumul de toutes les voix, qui revendique celle du et… et. Le sommet du genre est atteint lorsque Cécile Duflot déclare coup sur coup s'en prenant à Valérie Pécresse qui aurait dit d'elle qu'elle était opposée à la voiture électrique: « C'est facile d'avoir des discours simplistes, les écologistes ont pour leur part des discours nuancés ». Cette coquetterie à détenir l'exclusivité des discours tempérés et subtils laisse bien deviner les principales familles politiques auxquelles les Verts en leur fond ont l'ambition de s'apparenter voire de se substituer: en premier lieu le Modem mais sans ses valeurs de fond notamment éthiques voire religieuses, en second lieu au PS mais sans ses prises d'oppositions tranchées (par exemple Ségolène Royal radicalement contre la taxe carbone jugée par elle impôt supplémentaire injuste alors que Cécile Duflot déclare sans vergogne dans l'article cité « Nous défendons la fiscalité verte depuis des années. Le principe est de mettre l'outil fiscal au service d'un projet… il faut alors avoir le courage de la logique d'une fiscalité écologique»), au PC avec tout le discours sur le mode Les Corons en Île de France et la mise en place de transports en commun...

Toute cette gentille programmation est pleine de belles et bonnes intentions à destination de qui voudra l'entendre, mais sans compter d'une part qu'elle idéalise et idyllise la nature humaine en négligeant de reconnaître qu'elle puisse vouloir autre chose que sa petite maison et sa petite usine dans la prairie, fût-ce à 20 kms de Paris, elle représente aussi le degré zéro du politique comme lieu du non litige, où justement la richesse des débats et des échanges serait de tout confondre et de tout absorber, sans rien confronter ni faire s'entrechoquer!
Paradoxe du discours des verts à l'usage de la biodiversité et à l'ère de la biosphère: non pas la bio-politique telle que l'entendait Foucault mais de la politique-bio à l'usage d'électeurs bio! Partir d'une critique et d'une déconstruction du discours et de l'action politiques traditionnels pour venir occuper par affaiblissement des opposants et empiètement transversal de tout le terrain sociétal la majeure partie du champ électoral. Finalement le discours des verts qui se voudrait adialectique s'avère schizoïde: il s'adresse à peu près indifféremment à tous les citoyens et leur livre en guise de message d'économie politique une promesse écolo-messianique: cessez de vous positionner dans le débat politique et dans les jeux et enjeux d'idées. Elles ont cessé de gouverner le monde et de faire vivre les hommes. À l'ère de la crise écologique, le seul combat qui reste c'est celui de l'avenir de la planète, du bien-manger, du bon-vivre et du respirer à fond en pleine ville comme à la campagne. Puisque nous sommes les seuls vrais représentants authentiques de ce nouvel ordre vital de l'existence au XXIe siècle, qui mieux que nous pour vous représenter? Le problème est que l'écologie dans sa composante principale la plus profonde est peut-être un combat au delà de la démocratie de représentation qui ne relève pas tant des élections que des décisions que chacun prend par lui-même et pour lui seul.

lundi 8 juin 2009

Retour sur le Européennes à Vincennes

Au vu des résultats locaux aux élections européennes, demandons nous ce qui s'est passé à Vincennes où ont eu lieu des bouleversements importants et qui pourraient bien présager de changements considérables dans les rapports de force des différents acteurs politiques présents sur la ville.
Si l'on retient notamment les résultats des partis politiques qui concouraient dans ces élections (dont les 4 principaux qui pouvaient d'office viser des résultats à deux chiffres,) on peut observer d'ores et déjà que par leurs scores respectifs, ces partis collent deux à deux :
1°La majorité présidentielle et Europe écologie;
2°le PS et le Modem;
3°le NPA et le Front de gauche et dans une moindre mesure le front National et Libertas.
Ajoutons qu'il faudrait, pour affiner les analyses, intégrer les composantes satellitaires de ces différentes formations, dont certaines ne sont pas négligeables (notamment la liste Alliance écologie indépendante de Governatori qui recueille 2,45%).
  1. La Majorité présidentielle et Europe Écologie peuvent être appariés comme les deux grands partis gagnants, cumulant respectivement près de 32% et près de 26% à Vincennes. La première des ces formations est pour l'essentiel composée de l'UMP et du Nouveau Centre. Traditionnel bastion d'une droite modérée et centriste, Vincennes s'est à présent stucturée par un rassemblement à droite autour de l'UMP, rassemblement initié dès le choix de Laurent Lafon entre les deux tours de la présidentielle de rejoindre le projet présidentiel de Nicolas Sarkozy et le Nouveau Centre. Dans cette optique, la dynamique de droite sur Vincennes est bien double: d'une part la part plutôt traditionnelle centriste, de l'autre celle plus récente UMP. L'effet est évidemment assez efficace, d'autant que dans la circonscription, Vincennes peut prendre alliance avec Saint-Mandé bastion également de droite, mais détenu pa l'UMP et son député maire Jacques Baudouin. Malgré tout, et compte tenu de l'effet d'entrainement que ce regroupement a pu produire, les 32,62% obtenus sont un beau score, mais pas un chiffre particulièrement élevé. Il faudrait d'une part le rapporter au taux d'abstention relativement faible sur Vincennes comparé à celui national (50.78% de participation, soit un taux d'abstention de 49.22%, beaucoup moins fort qu'au national de presque 10 points). Rien ne permet d'exclure que les troupes de droite unies des deux partis de la majorité présidentielle ont à peu près fait le plein, et que leurs consignes de bien aller voter ont été plutôt scrupuleusement respectées, tandis que la dispersion de la gauche a entrainé en amont un effet d'abstention supplémentaire. En bref, l'abstention aurait eu lieu à gauche beaucoup plus fortement qu'à droite, et par conséquent le potentiel de réserve à gauche serait plus fort qu'à droite. D'autre part il faudrait rapporter en corrélation avec le taux d'abstention les résultats dans les autres villes de droite structurées sur la même alliance et les mêmes types de rapports de force politique. En comparaison nous verrions certainement un écart non négligeable entre Vincennes et quelques bastions de droite comme le Perreux (UMP-NC à 36.18% ), Saint-Maur (à 37.54%), Nogent sur Marne (38.26%)...
  2. Le PS et le Modem qui pour des raisons différentes voire opposées étaient tous deux des forces d'opposition non négligeables à Vincennes se sont l'un et l'autre totalement effondrés. Pas exactement dans les memes proportions, et pas pour les memes raisons. Le Modem d'une certaine manière du reste ne s'est pas effondé dans la mesure où il n'a jamais eu à strictement parler d'existence et d'ancrage à part entière dans la ville : lui même était et reste divisé à l'image de ce qui s'est produit durant les dernières municipales et cantonales, avec une alliance en municipales autour du projet de Laurent Lafon, regroupant Nouveau Centre, Modem et UMP, mais une cantonale disputée avec un candidat à part. Il y a bien eu la parenthèse des présidentielles avec le bon score de Fançois Bayrou. Mais rappelons d'une part que ce score honorable le plaçait tout de même en troisième position derrière Nicolas SArkozy et Ségolène Royal. Et rappelons nous aussi que la scission de l'ex UDF n'était pas consommée et que le Modem proprement dit n'existait pas encore. Il n'y a donc jamais eu au sens strict de force vive et opérationnelle du Modem en place politiquement sur Vincennes, du moins pour pouvoir évaluer la dynamique dans laquelle il s'inscrit acteullement. Et si l'on veut s'appuyer sur la cantonale partiele ouest qui a eu lieu en même temps que les municipales en mars 2008, cela reste un point de départ bien faible. Les presque 10% qu'il obtient à ces eurropéennes ne sont donc pas si mauvais et d'aucune manière une quantité négligeable, comparés notamment aux . Il en va tout autrement du PS (à suivre...)

dimanche 11 janvier 2009

Vincennes corrige son déficit dans le domaine de l'affichage et innove avec l'installation de journaux électroniques

À l'heure des nouvelles techniques médiatiques, nombreuses sont les villes qui ont installé des panneaux d'affichage de journaux électroniques d'information, qui proposent des messages synthétiques qui défilent ou se succèdent sur les différents thèmes concernant l'actualité de la vie des municipalités. À Paris, Bordeaux, Strasbourg… chacun d'entre nous a pu remarquer de tels panneaux et y trouver souvent une information pertinente et utile.

Il devenait important que soient implantés de tels panneaux d'affichage à Vincennes. C'est chose faite, la ville en a posé deux place Pierre Sémard et avenue de Paris (voir photo), auxquels ils semblent que d'autres viendront prochainement succéder. Les messages de ces panneaux peuvent également être consultés de chez soi sur son ordinateur, via un « fil d’informations » RSS grâce au site www.kiwiplus.fr

Voici par exemple le panneau informant les Vincennois sur le calendrier des Rencontres Internationales du cinéma du patrimoine :








Nous ne pouvons que louer l'installation de ces panneaux informatifs car la surface d''affichage souffrait d'un déficit patent compte tenu des règles qu'exige la démocratie en ce domaine. Et nous ne pouvons qu'espérer que la mairie saura afficher des contenus d'informations à la hauteur de l'utilité de tels panneaux électroniques, de leur technicité ainsi que de leur coût.