Ségolène Royal et Manuel Valls réclament des confrontations entre tous les candidats à l'investiture socialiste. Mais Martine Aubry et François Hollande craignent le dérapage.
Mais qui a peur des débats au Parti socialiste? Pas Ségolène Royal, en tout cas! Ce lundi, la présidente de Poitou-Charentes a réclamé avec énergie l'organisation de confrontations entre les différents candidats à la primaire PS <http://www.lexpress.fr/actualite/politique/la-primaire-socialiste_995709.html> . "Pour donner aux gens envie de venir voter, il faut de la transparence. La seule vraie réponse, ce sera les débats. J'attends les propositions du PS", explique la candidate, qui ne comprendrait pas que le PS refuse l'exercice.
La question est à l'ordre du jour du conseil politique de mercredi, réunissant les représentants de tous les candidats. En 2006, Ségolène Royal avait affronté Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius au cours de six débats, dont trois télévisés <http://lexpansion.lexpress.fr/economie/le-premier-debat-entre-les-presidentiables-du-ps-n-a-pas-affaibli-segolene-royal_117060.html> .
Pour l'heure, l'université d'été de la Rochelle, qui se tiendra fin août <http://www.parti-socialiste.fr/universite-dete> , ne prévoit rien de tel. Chaque candidat sera l'invité d'une table-ronde, mais aucune confrontation n'est à l'ordre du jour. Le principe d'une photo de famille le dernier jour doit être entériné ce mercredi.
Les deux favoris, Martine Aubry et François Hollande, ne se précipitent pas pour soutenir l'idée de telles joutes, du moins avant le second tour. "Martine Aubry privilégie l'échange avec les Français sur nos propositions. Mais si les autres candidats réclament des débats et si tel est le choix retenu par la direction du parti, elle s'y soumettra de bonne grâce", concède sa porte-parole, Anne Hidalgo.
Dans le camp Aubry, on met en avant les risques de tensions, comme celles survenues en 2006. Le clash Hulot-Joly lors de la primaire écologiste <http://www.lexpress.fr/actualite/politique/primaire-le-duel-hulot-joly-s-envenime_1002790.html> est aussi dans toutes les têtes. "Il faut bien sûr éviter tout dénigrement dont la droite pourrait ensuite s'emparer. Mais ce qui s'est passé à Europe-Ecologie, était-ce vraiment dramatique? Les tempéraments, les caractères se sont révélés et c'est très bien ainsi", juge Ségolène Royal, pour qui "ces débats doivent être un moment de vérité".
Distancée dans les sondages, Ségolène Royal enjoint la presse d'organiser elle-même ces grands oraux entre candidats. "Je participerais à tous les débats que l'on me proposera, quelle qu'en soit la forme", promet-elle.
Ce lundi, Manuel Valls a rejoint son combat. Sur Twitter <http://twitter.com/#%21/manuelvalls/status/92979025944907776> , le député maire d'Evry a réclamé au moins deux débats entre tous les candidats, "avec des journalistes et/ou un panel d'électeurs".
Affichage des articles dont le libellé est POlitique autrement. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est POlitique autrement. Afficher tous les articles
jeudi 21 juillet 2011
mardi 19 juillet 2011
Rassembler
Royal veut ratisser large auprès de «tous ceux qui veulent battre Sarkozy»
La candidate à la primaire PS maintient sa proposition de rassemblement XXL, de l'extrême gauche à la «droite gaulliste», pour 2012, et s'en explique.Par LIBÉRATION.FR
Cinq ans après l’oeillade à François Bayrou entre les deux tours de la présidentielle, un appel du pied à la «droite gaulliste»? Alors que les deux favoris pour la primaire socialiste, François Hollande et Martine Aubry, focalisent l’attention, Ségolène Royal a surpris son monde, dimanche soir, en proposant sur France 2, de rassembler depuis l’extrême gauche jusqu’aux gaullistes.
Ce lundi, l’ex-finaliste de 2007, qui se trouve toujours «la mieux à même de battre» la droite en 2012, s’est expliqué sur son offre XXL. Il s’agit surtout, pour elle, de lancer un appel à «tous ceux qui veulent battre Nicolas Sarkozy». «C’est pas nouveau dans ma bouche. La France est dans une situation tellement difficile que ce qu’il y aura à reconstruire est de même ampleur que ce qui a été fait par le Conseil national de la Résistance», au sortir de la seconde guerre mondiale, développe Royal.
«Je ne me trompe pas d’alliance»
Si elle rappelle les fondamentaux - «bien sûr la priorité c’est le rassemblement des socialistes, de nos partenaires écologistes, des altermondialistes, de l’extrême gauche (...), des centristes humanistes» -, la présidente de Poitou-Charentes persiste et signe. Et réitère sa «main tendue aux gaullistes» qui, face à «l’effort national considérable qu’il faudra fournir en 2012», jugent «préférable de s’associer à une majorité de gauche qui va vouloir représenter les principes de la République (...) plutôt que de rester associé à une droite qui a fait le contraire de ce qu’elle avait promis».Comme pour se prémunir des soupçons de coup médiatique en plein coeur de l’été, elle assure n’avoir pas changé de ligne: c’est «une cohérence, une continuité dans ce que j’ai déjà dit» le 26 juin dernier, ainsi que lors de la campagne de 2007, où elle faisait «déjà appel aux valeurs républicaines». «Je ne me trompe pas d’alliance», soutient-elle.
S’il estime que, sur la forme, Royal a «un peu précipité les choses», le strauss-kahnien Jean-Marie Le Guen lui donne raison sur le fond: «Le pays est dans une telle situation de déclin, la situation économique est tellement dégradée, qu’il faut un vaste rassemblement face à Nicolas Sarkozy.»
«La course à l’idée la plus sotte»
Mais un autre ex-lieutenant de DSK, Jean-Christophe Cambadélis, désormais rallié à Martine Aubry, a raillé l’invitation. «Il faut qu’elle s’arrête là parce qu’on peut aller plus loin encore», plaisante-t-il sur France 2. Pour Harlem Désir, premier secrétaire du PS par intérim, Royal «a voulu montrer qu’elle pouvait se projeter déjà dans le second tour de la présidentielle, mais elle a rappelé (...) qu’avant cela il fallait rassembler les socialistes et l’électorat de gauche».Le ministre du Travail, Xavier Bertrand a, de son côté, accusé la candidate à la primaire, dans une métaphore aux relents machos, de mettre «son aspirateur en marche pour essayer de glaner des voix». «C’est la course à l’idée la plus sotte qui soit, la course à la démagogie, à la surenchère», se lamente-t-il sur France Inter.
Quant au député et président de Debout la République, Nicolas Dupont-Aignan, qui se réclame du gaullisme, il juge, sur son blog, l’idée «pathétique de la part d’une ex-candidate à la présidentielle qui n’avait cessé, pour tout nouveau traité européen, de promettre un référendum au printemps mais avait retourné sa veste, ni une ni deux, dès l’automne venu en appelant les parlementaires socialistes à voter pour le traité de Lisbonne au Congrès».
--
André
lundi 7 juin 2010
Fête de la Fraternité
Royal avance la Fête de la fraternité
Par L'Express, publié le 04/06/2010 à 17:30
La troisième Fête de la fraternité organisée par Ségolène Royal sera finalement avancée d'une semaine et se tiendra le week-end du 4 septembre à la Cartoucherie de Vincennes, à Paris.
Raison de ce changement de calendrier : le théâtre n'était plus libre. La pièce Les Naufragés du fol espoir, créée par la dramaturge Ariane Mnouchkine, soutien indéfectible de Royal, faisant un tabac, des représentations supplémentaires ont été programmées.
Par L'Express, publié le 04/06/2010 à 17:30
La troisième Fête de la fraternité organisée par Ségolène Royal sera finalement avancée d'une semaine et se tiendra le week-end du 4 septembre à la Cartoucherie de Vincennes, à Paris.
Raison de ce changement de calendrier : le théâtre n'était plus libre. La pièce Les Naufragés du fol espoir, créée par la dramaturge Ariane Mnouchkine, soutien indéfectible de Royal, faisant un tabac, des représentations supplémentaires ont été programmées.
Inscription à :
Articles (Atom)