Les élections régionales approchent. Dans un peu plus d'un mois les électeurs seront appelés aux urnes pour repenser et recomposer le paysage des différentes représentations régionales. Ces élections souvent dites intermédiaires sont parfois difficiles à cerner et leur lisibilité varie en fonction de nombreux facteurs, notamment celui des compositions de listes, de l'abstention et des jeux d'alliance des partis, au premier ou second tour.
Pour suivre de façon anticipée et se donner les moyens de mieux comprendre les tenants et aboutissants de ces élections, leurs enjeux, les sondages, les stratégies, les programmes (tristement passés sous silence) un excellent blog de la plate forme du Monde est dédié à ces élections:
Son avant dernier article rebondit sur le dernier sondage qui donne encore la gauche en tête nationalement et essaye de prendre la mesure des différents rapports de force électoraux qui se mettent en place dans certaines régions:
Le PS reste crédible
Pour rappel, en 2004, les listes de gauche avaient rassemblé 49,91 % des votants, contre 36,84 % en faveur de la droite au second tour. Le PS avait alors emporté vingt régions sur vingt-deux. Mais le Front national avait pesé au second tour, emportant 12,38 % des voix.
Pour ce scrutin, l’UMP espère conserver la Corse et l’Alsace et arracher quelques trophées (dont l’Ile-de-France, Champagne-Ardenne ou la
Mais sauf surprise, ni Europe Ecologie ni le FN ne semblent en mesure de renverser une tendance nationale favorable au PS qui, comme l’expliquait Brice Teinturier, directeur adjoint de TNS-Sofres, reste crédible pour “la gestion de la compétence et des projets” de l’exécutif régional.
55 % de sondés “peu ou pas du tout intéressés”
D’autant que le scrutin ne semble pas mobiliser les foules. Seules 49 % des personnes interrogées par Opinionway se disent certaines d’aller voter, tandis que 55 % des sondés se sont déclarés “peu ou pas du tout intéressés” par les élections à TNS-Sofres.
A qui pourrait profiter une forte abstention ? Pour Brice Teinturier, elle favorisera l’UMP et les écologistes (à l’électorat davantage “participationniste”). Mais Pascal Perrineau, directeur du Cevipof, évoque dans Libération (accès payant) une opposition qui “se mobilise plus que le camp de la majorité”, capable d’infliger un “vote-sanction” à l’UMP. Tous s’accordent pour dire que les élections régionales de 2010 ne renoueront pas avec le fort taux de participation du précédent scrutin (65,66 % au second tour), elles aussi dans un contexte de fort rejet de la politique gouvernementale.
Michaël Szadkowski
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