lundi 9 mars 2009

Photo-énigme: le jeu continue...















Soit malchance liée au temps (il pleuvait dru ce dimanche matin à Vincennes, ce qui aura dissuadé les éventuels gagnants de se déplacer pour venir trinquer à l'occasion de la journée des femmes et recevoir leur cadeau-surprise), soit plus probablement difficulté de cette première photo énigme, ce dimanche 08 mars n'aura toujours pas permis de désigner un-e gagnant-e.
Comme je l'avais déjà initialement annoncé, je maintiendrai cette première photo-énigme jusqu'à la fin du mois de mars, mais l'enrichirai de semaines en semaines d'un indice complémentaire.

Premier indice: "Frontière communale"

Rappel: la première ou le premier qui trouvent le lieu où sont prises les énigmes-photo proposées sur ce blog gagnent une coupe de champagne et un cadeau-surprise que je remets chaque dimanche matin.
Prochain apéro et remise de prix: dimanche 15 mars entre 12h00 et 12h30 au comptoir du café Le Marigny, angle de l'avenue de Fontenay et de la rue Raymond du Temple. Je serai aisément reconnaissable portant un petit badge bleu azur à la boutonnière. Bon courage et bon jeu! Faites preuve d'observation et de sagacité, prouvez que vous connaissez et aimez Vincennes!

dimanche 8 mars 2009

Vincennes université il y a 40 ans…

Le Site littéraire du Nouvel Obs' consacre un article passionnant pour qui s'intéresse à l'histoire de Vincennes, mais au delà à celle de l'enseignement en France et des cinquante dernières années de notre paysage intellectuel, social, idéologique et politique. Il relate les succès, les excès et le devenir de la sulfureuse autant que prestigieuse université de Vincennes dans les années 70.

En 1969 était fondé le Centre universitaire expérimental de Vincennes [1]. Foucault [2], Deleuze [3], Barthes [4], Châtelet et tant d'autres y révolutionnèrent la pensée française. Aude Lancelin a enquêté

Alors âgé de 17 ans, l'écrivain François Meyronnis [5] séchait souvent le lycée pour rejoindre un sordide bâtiment de Vincennes. C'était en 1979, le dernier bastion rouge de l'université française n'allait pas tarder à subir l'assaut des pelleteuses et à être transféré à Saint-Denis. Les «nouveaux philosophes» étaient à la manoeuvre sur les plateaux de télévision, découvrant les horreurs du totalitarisme et le charme discret du libéralisme. Un certain Bernard-Henri Lévy [6] dénonçait les chantres du désir et de la dérive qui sévissaient à Vincennes comme autant de «figures de la barbarie». C'était la réaction déjà, mais ce n'était pas le désespoir encore. Car au fond du bois il y avait Gilles Deleuze [3], justement, qui s'adressait à une foule hétéroclite et fervente. «Il avait un corps de chaman, se souvient Meyronnis. Il parlait de choses extraordinairement complexes, mais toujours sous forme de récits captivants.» Souvent, des schizophrènes l'interrompaient. L'auteur de «l'Anti-oedipe» reprenait sans trouble. Comme à l'origine, quand c'était les brigades maoïstes qui l'interpellaient rudement.

Vincennes004 dr.jpg

Difficile de parler de Vincennes sans nostalgie, même pour ceux qui, trop jeunes pour ça, ne purent embarquer dans cette invraisemblable nef des fous. Onze années qui furent vraiment l'âge d'or de ce que les Américains appelleront la French theory. A quelques heures d'écart, on pouvait y entendre Jean-François Lyotard philosopher sur le désir, ou Jacques Rancière [7] enseigner la dialectique marxiste. Côté belles-lettres, la sémiologie et les vues de Barthes [4] tenaient le haut du pavé. Tzvetan Todorov initiait l'auditoire à la poétique contemporaine, et Jean-Pierre Richard, au monde sensible chez Proust. Fraîchement débarqué des Etats-Unis en Levi's, Noam Chomsky fascinait l'auditoire par sa clarté d'exposition, se souvient aujourd'hui Pierre Encrevé. «La libido sciendi se donnait libre cours dans une liberté, une simplicité, une fraternité d'esprit qui risque, quarante ans après, de passer pour une reconstruction onirique», explique le linguiste, devenu enseignant aux Hautes Etudes.

Comment un tel projet fut-il possible, juste après la vague électorale bleue qui succéda aux événements de 68? Il faut croire qu'en ce temps-là la droite était encore intellectuellement complexée, et donc intelligente. Nommé à la tête des Universités le 12 juillet, Edgar Faure se trouve immédiatement confronté à la gestion de l'après-Mai. Conseillé par l'historien François Furet [8], il n'adoptera pas la stratégie bête et brutale de la liquidation. Plutôt celle de la sortie par le haut. Ainsi le ministre du Général imagine-t-il, contre les mandarins conservateurs, une université expérimentale luxueuse, avec moquette à tous les étages, équipement vidéo dernier cri et mobilier avant-gardiste signé Knoll, où le gauchisme pourrait à la fois être circonscrit, fixé hors du quartier Latin et cependant libre de déployer ses indubitables talents. Ce sera l'exception Vincennes.

Rapidement, la créature échappe cependant à ses Frankenstein gaullistes. Ceux-ci l'envisageaient à terme comme un Harvard des sciences humaines, un pôle d'élite à l'anglo-saxonne. Ce sera effectivement un lieu d'excellence, mais surtout un terrain de jeu inespéré pour tout ce que le pays compte encore de libertaires déchaînés et de groupuscules radicaux. Le doyen de la Sorbonne confie à la jeune Hélène Cixous [9], proche de Derrida, la tâche de monter en urgence une équipe pédagogique. Côté philosophie, le casting est étourdissant. Michel Foucault, dont l'étoile ne cesse de monter depuis la parution de son «Histoire de la folie à l'âge classique», prend la tête de ce département clé. Epaulé dans ses choix par Alain Badiou, tous deux font venir Michel Serres, François Châtelet, Jacques Rancière ou encore Etienne Balibar, seul membre du PC parmi eux. Alors malade, Gilles Deleuze prendra le train en marche l'année suivante. La bande des «Cahiers pour l'analyse», tous maos convaincus, est également mobilisée pour former un département de psychanalyse : Serge Leclaire ou encore Judith Miller, fille de Lacan, et son mari Jacques-Alain.

Effervescence politique

«La crème de la crème normalienne, l'aristocratie lacano-althussérienne», commente Daniel Lindenberg, qui, présent dès l'origine, enseigne toujours les sciences politiques à Paris-VIII. «Seuls les roturiers comme moi arrivaient véritablement à faire cours la première année... Les autres étaient tout le temps coupés. Dès que Foucault commençait à parler, il y avait trois barbus pour débarquer et dire: «Il y a une grève au Printemps, il faut aller aider les vendeuses.»»

Une effervescence politique qui ne s'atténuera que vers 1973 avec l'autodissolution de la Gauche prolétarienne. Avant cela, Vincennes vit au rythme angoissant et chaotique des assemblées générales, occupations policières, marches vers les usines, sans parler des affrontements internes extrêmement violents. «En gros, je traitais Deleuze de vitaliste néofasciste, et lui me traitait de bolchevique pourri, s'amuse aujourd'hui Alain Badiou [10]. C'est le propre des époques où tout semble ouvert. Les frères ennemis peuvent s'affronter. Après cela, dans les années 1980, il a fallu resserrer les rangs. Comme me l'a très justement dit un jour Derrida: «Nous avons désormais les mêmes ennemis»»

[=> Lire la suite... [11]]

vendredi 6 mars 2009

Projet de musée d'histoire de France à Vincennes

Dans son discours au monde de la culture prononcé à Nîmes le 13 janvier 2009, le président de la République Nicolas Sarkozy avait annoncé la création d'un Musée de l'Histoire de France qui serait installé « dans un lieu emblématique qui reste à définir ».

Le maire de Vincennes vient dans son dernier éditorial de Vincennes Info actuellement en distribution et sa newsletter de rappeler qu'au lendemain de ce discours il "avait attiré l'attention du président de la République sur les potentialités exceptionnelles du Château de Vincennes pour accueillir un tel projet".
La perspective d'un tel accueil ne peut évidemment qu'enthousiasmer tout Vincennois soucieux d'abord de voir sa ville s'embellir et s'enrichir d'un tel apport culturel et historique. Il est à souhaiter que sur un tel sujet les divergences de vues et les clivages politiques ne viennent pas brouiller le jeu et que personne ne cède à la tentation électoraliste de se livrer à une récupération polémique, comme cela a pu être fait par ailleurs sur certains sujets de société. Il serait notamment intéressant que le comité de soutien récemment mis en place et déjà riche de 400 membres l'ayant rejoint, puisse encore davantage s'élargir et notamment que les principaux représentants des partis d'opposition à Vincennes définissent leur position quant à ce projet, et le cas échéant s'engagent pour les plus responsables d'entre eux à rejoindre - si ce n'est déjà chose faite - le comité de soutien de ce projet de musée d'histoire de France, prouvant par là au delà de toute querelle idéologique et purement politicienne leur attachement à l'amélioration du rayonnement culturel de leur ville.

=> Rejoindre le comité de soutien

dimanche 1 mars 2009

Pas de gagnant pour cette première du concours photo énigme: partie remise…

Ce dimanche 1 er mars, j'étais au café Le Cantalou pour offrir une coupe de champagne et remettre son cadeau à l'heureux-se gagnant-te du concours photo-énigme que j'ai proposé sur le présent blog. Personne ne s'étant présenté, et conscient des délais très courts qui avaient été laissés à l'occasion de ce lancement du jeu, je reporte et réitère à dimanche prochain ce premier tour du jeu. Partant donc de la photo mise en ligne sur le post du 28 février, vous pourrez encore durant une semaine essayer de trouver à quel endroit elle a été prise. Je serai à nouveau au Cantalou le dimanche 8 mars entre 12h00 et 12h30, un badge et une rose à la boutonnière. Celui ou celle qui se présentera le-la premier-ère à moi et aura trouvé le lieu où a été pris le cliché aura droit à une coupe et repartira avec son objet-cadeau surprise.

samedi 28 février 2009

Jeu de piste ou chasse au trésor photographique : C'est à Vincennes oui, mais où?

Contrairement à l'annonce que j'avais faite figurer dans ma présentation figurant sur le côté droit du blog, je n'ai pas pu pour des raisons de déplacement professionnel et familial lancer le jeu présenté ci-dessous dès le 15 février comme initialement prévu.

Je le lance donc à ce jour en proposant la photo ci-dessus qui a été prise à un endroit bien particulier de Vincennes. Mais
compte tenu des délais très courts, je propose de récompenser le ou la gagnante à partir de ce dimanche 1er mars entre 12h00 et 12h30 au comptoir du café Le Cantalou, rue de Fontenay, en face de la rue Raymond du temple et du grand café Marigny.
La première personne qui se présentera au comptoir du café avec le présent post éventuellement imprimé et qui pourra me dire où a été prise cette photo se verra offrir une coupe de champagne et un objet surprise… Je serai clairement reconnaissable portant un badge spécifique et une rose à la boutonnière.


Rappel du Règlement du jeu :
Il s'agit d'un petit exercice en forme de jeu de piste ou de chasse au trésor photographique. Chaque mois je mettrai en ligne une photo de la ville que j'aurai eu soin de prendre et je compte sur l'œil attentif et exercé de nombreux Vincennois pour trouver de quel lieu il s'agissait. Chaque semaine et durant le mois en cours, si personne n'a trouvé le lieu, du premier coup je fournirai un indice supplémentaire. Au bout du mois écoulé je donnerai rendez-vous aux heureux gagnants et leur proposerai de se joindre à moi le premier dimanche matin du nouveau mois.l Le premier ou la première qui se présentera avec le post de la photo mise en ligne imprimé et qui pourra me dire où elle a été prise se verra offrir l'apéritif, ainsi qu'un objet surprise (différent à chaque fois) dans un café de mon choix (j'en changerai régulièrement d'un mois sur l'autre, même s'il y a inévitablement des redites, pour que nous découvrions mieux chaque quartier). Je préciserai le lieu et heures de RV sur le présent blog quelques jours avant le premier dimanche du mois. Par exemple pour ce premier dimanche j'ai fixé (voir plus haut) le Cantalou entre 12h00 et 12h30. Je déclarerai ensuite sur le blog le-la gagnant-e et proposerai dans un nouveau post la nouvelle photo-énigme à résoudre durant le mois suivant.
Vincennoises, Vincennois ouvrez l'œil, bonne enquête et au plaisir de notre prochaine rencontre.
GB